Une nouvelle étude de bunq, la deuxième néo banque d’Europe, montre que les utilisateurs français souhaitent que les banques utilisent l’IA comme bouclier contre la fraude plutôt que comme outil d’automatisation de leurs décisions financières.
La fraude reste une préoccupation majeure en France, les
résultats révèlent une opportunité stratégique pour les banques : les
utilisateurs français sont prêts pour l’IA, à condition qu’elle renforce leur
protection et préserve leur vie privée.
Lutte contre la fraude : l’attente n°1 des Français vis-à-vis de l’IA
Lorsqu’on leur demande quelle mission l’IA devrait accomplir, 35,8 % des
adultes français choisissent la protection contre la fraude, loin devant la
gestion de budget ou l’optimisation des investissements. Cette préférence
révèle un fort besoin de réassurance dans un contexte où les arnaques en ligne
restent très présentes, malgré les solides dispositifs de sécurité déjà
déployés dans le secteur bancaire.
Pourtant, cette attente ne découle pas d’une crainte d’une fraude
générée par l’IA ; au contraire, les utilisateurs voient l’IA comme un moyen
potentiel de renforcer la sécurité. Près de 70% estiment que des capacités de
sécurité alimentées par l’IA aideraient leur banque à les protéger plus
efficacement contre la fraude. Les utilisateurs comprennent le potentiel de
l’IA, et attendent qu’elle soit déployée avant tout comme une couche de
protection supplémentaire.
Transparence et confiance : les deux faces d’une même équation
Malgré une certaine ouverture à l’IA dans le secteur bancaire, les
Français restent prudents quant à la manière dont elle est déployée. Leurs
préoccupations ne portent pas sur la fraude, mais plutôt sur la confiance et la
transparence. Les principales craintes liées à une utilisation accrue de l’IA
au sein des banques incluent la désinformation (26,9 %), l’usage des données
personnelles (24,1 %) et la diminution de l’accès à un interlocuteur humain
(20,2 %). Seuls 16,0 % redoutent que l’IA entraîne davantage de fraude, preuve
que les utilisateurs français ne remettent pas en cause la sécurité de l’IA en
tant que telle, mais souhaitent que les banques la déploient de manière
responsable.
La protection des données joue un rôle essentiel dans cette dynamique de
confiance. 45,7 % déclarent faire davantage confiance à l’IA lorsqu’elle ne se
repose pas sur leurs données financières personnelles. Un message clair pour
les banques, soulignant la nécessité d’une IA transparente, explicable, qui
renforce la sécurité sans compromettre le contrôle utilisateur.
Selon Joe Wilson, Chief Evangelist chez bunq : « L'IA fait déjà partie intégrante de la vie des gens et de leur
processus décisionnel ; il est donc logique qu'elle les aide également à gérer
leurs finances. Les gens ont besoin que leur banque garde une longueur d'avance
sur l'évolution du monde et leur fournisse des outils de pointe qui les aident
à comprendre et à gérer leur argent. En d'autres termes, pour leur faciliter la
vie. Il ne s'agit pas de laisser l'IA gérer l'argent des gens à leur place,
mais de leur donner les moyens d'agir d'une manière qui corresponde à leur mode
de vie. »
Dans le secteur, la confiance repose sur créateur de l’IA, pas à l’IA
elle même
Les données internes de bunq montrent que lorsque l’IA est intégrée dans
un environnement bancaire de confiance, l’adoption par les utilisateurs
progresse fortement. Finn, l’assistant IA multi agents de bunq, fonctionne déjà
comme un co pilote de prévention de la fraude, en mettant en évidence des
anomalies, en contextualisant des transactions inhabituelles et en avertissant
les utilisateurs avant qu’ils ne commettent des erreurs coûteuses.
Sa montée en puissance illustre clairement l’intérêt des utilisateurs
pour une IA intégrée à leur banque : le nombre d’utilisateurs interagissant
activement avec Finn a augmenté de 71 % entre janvier 2025 et janvier 2026,
avec une hausse de 20 % des requêtes d’une année sur l’autre et un taux
d’approbation de 90%.
Ces chiffres confirment une tendance comportementale nette : Pour les tâches sensibles, les utilisateurs font davantage confiance à une IA intégrée à leur banque qu’à une IA générique.


