Une étude
Snowflake montre que l’IA crée plus d’emplois qu’elle n’en supprime : 77 % des
organisations déclarent des créations de postes
- 77 % des organisations déclarent des créations d’emplois liées à l’IA,
contre 46 % signalant des suppressions. Parmi celles ayant connu les deux
phénomènes, 69 % estiment que l’impact net sur l’emploi est positif.
- Les créations d’emplois liées à l’IA se concentrent dans les opérations
IT, la cybersécurité et le développement logiciel, tandis que les réductions
concernent surtout les opérations IT, le service client et l’analytique des
données.
- Les organisations déclarent générer 1,49 dollar pour chaque dollar
investi dans l’IA, mais 96% rencontrent encore des difficultés liées aux
données, aux compétences et à l’intégration des systèmes existants.
- Parmi les premiers adoptants, 92 % déclarent un ROI positif. Les
entreprises prévoient d’allouer 22% de leurs budgets technologiques à l’IA, et
48 % du code est désormais généré avec l’aide de l’IA.
Snowflake, le Data Cloud AI, publie son nouveau rapport de recherche, «
Le ROI radical de l’IA générative », réalisé en collaboration avec la société
Omdia d’Informa TechTarget. Il s’appuie sur une enquête menée auprès de 2 050
décideurs IT et métiers dans dix pays, tous impliqués dans les décisions
d’achat liées à l’intelligence artificielle. Les résultats montrent que
l’impact de l’IA sur l’emploi est plus nuancé qu’il n’y paraît. Si certaines
entreprises enregistrent des suppressions de postes, une majorité déclare
également des créations d’emplois liées à son adoption. Parmi celles ayant
connu les deux phénomènes, 69 % estiment que l’impact net de l’IA sur l’emploi
est positif.
« Notre recherche montre que des pays comme le Royaume-Uni, la France et
l’Allemagne déploient l’IA à leur propre rythme. En définitive, ce qui compte,
c’est la manière dont elle est utilisée »,
déclare Dayne Turbitt, Senior Vice President pour la région EMEA chez
Snowflake. « Alors que les organisations européennes poursuivent
l’adoption de l’IA tout en naviguant dans des exigences réglementaires telles
que l’AI Act européen, le ROI le plus élevé ne provient pas uniquement de
l’expérimentation. Il vient de l’intégration de l’IA dans les opérations clés
de l’entreprise tout en renforçant la préparation des données et les politiques
de gouvernance afin de répondre aux exigences de conformité régionales. »
L’IA entraîne à la fois des pertes et des créations d’emplois, avec un
impact net positif sur les rôles techniques
À mesure que les organisations déploient l’IA à l’échelle de
l’entreprise, son impact sur la main-d’œuvre devient plus clair. Le rapport
montre que l’IA s’accompagne à la fois de créations d’emplois et de réductions
de postes, avec une tendance globale positive, en particulier dans les métiers
techniques.
Parmi les répondants, 42 % déclarent que l’IA a créé des emplois dans
leur organisation, 11 % disent qu’elle a supprimé des postes, et 35 % signalent
une combinaison des deux. Au total, 77 % des organisations déclarent des
créations d’emplois liées à l’IA, contre 46 % signalant des pertes d’emplois.
La maturité des projets d’IA joue également un rôle important. 75 % des
organisations disposant de plusieurs cas d’usage signalent un impact net
positif sur l’emploi, contre 56 % de celles encore aux premières étapes de
l’adoption.
Les gains d’emplois les plus importants concernent principalement des
rôles techniques. Ils se concentrent notamment dans les fonctions suivantes :
• Opérations IT : 56 % des
organisations signalent des créations d’emplois
• Cybersécurité : 46 %
• Développement logiciel :
38 %
Les équipes les plus avancées dans le déploiement de l’IA sont aussi
celles qui connaissent le plus de changements dans leurs effectifs.
L’automatisation de certaines tâches s’accompagne de nouveaux rôles et de
nouvelles compétences. L’IA transforme donc les fonctions autant qu’elle
automatise certaines tâches.
Les pertes d’emplois liées à l’IA se concentrent principalement dans
plusieurs fonctions :
• Opérations IT : 40 % des
organisations signalent des suppressions
• Service client et
support : 37 %
• Analytique des données :
37 %
Le principal frein à l’IA est la préparation et la gouvernance des
données
À mesure que l’adoption de l’IA s’accélère, les organisations constatent que la principale contrainte pour déployer l’IA à grande échelle n’est pas la technologie mais l’état de leurs données. Les entreprises déclarent gagner en moyenne 1,49 dollar pour chaque dollar investi dans l’IA. Malgré ces retours,
96 % affirment rencontrer encore des difficultés importantes pour étendre leurs
initiatives.
Les organisations identifient plusieurs obstacles majeurs au déploiement
de l’IA :
• 65 % déclarent qu’il est
difficile de briser les silos de données
• 62 % indiquent qu’il est
complexe de mesurer et surveiller la qualité des données
• 62 % soulignent que la
préparation des données pour l’IA reste un défi majeur
Seulement 7 % déclarent que plus de la moitié de leurs données non
structurées sont réellement prêtes pour l’IA.
La gouvernance constitue également un enjeu important. 57 % des employés, dont 66 % des dirigeants de niveau C, déclarent utiliser des outils d’IA non approuvés. Par ailleurs, 60 % estiment que leur organisation doit investir davantage dans l’infrastructure de données et les logiciels de surveillance.
22 % des managers intermédiaires et des contributeurs individuels
citent la gouvernance des données comme étant « très difficile » à faire
respecter, un point de vue partagé par 19 % des membres du C-suite.
L’IA génère des retours réels et transforme les opérations
Alors que certaines études affirment que les pilotes d’IA ne parviennent
pas à générer de valeur, les organisations interrogées indiquent constater une
valeur mesurable à mesure que l’IA passe de l’expérimentation à la production.
Parmi les premiers adoptants, 92 % déclarent un ROI positif, et les entreprises
prévoient d’allouer 22 % de leurs budgets technologiques à l’IA au cours de
l’année à venir.
Selon les répondants, l’IA est déjà largement intégrée dans plusieurs
fonctions clés de l’entreprise :
• Opérations IT : 62 % des
équipes déclarent un usage actif
• Analytique des données :
59 %
• Cybersécurité : 53 %
• Développement logiciel :
50 %
À l’inverse, des fonctions telles que les achats, les ventes et le
marketing restent plus prudentes, avec environ 30 % de chacune déclarant une
utilisation active. Au niveau sectoriel, la publicité et les médias arrivent en
tête avec 42 % des organisations déclarant une IA en production, suivis par la
santé et les sciences de la vie à 34 %, puis par l'industrie manufacturière et
la technologie à 32 %.
Près de la moitié du code, soit environ 48 %, est désormais générée avec
l’aide d’outils d’IA, ce qui illustre l’intégration croissante de ces
technologies dans les flux de travail quotidiens.
Les organisations indiquent également observer des gains mesurables dans
leurs pratiques de développement logiciel. Ainsi, 82 % des répondants signalent
des améliorations dans les tests de code, ainsi que dans la détection et la
correction des bugs. 80 % constatent une amélioration de la qualité globale du
code. À mesure que ces pratiques se généralisent, les entreprises s’appuient de
plus en plus sur des outils de développement assistés par l’IA capables
d’exploiter des données d’entreprise fiables, notamment des agents de
développement s’appuyant sur des données de confiance, comme ceux que Snowflake
développe avec Cortex Code.
Conclusion de Adam DeMattia, Senior Director of Research, Omdia by
Informa TechTarget : « Les données
montrent que l’IA génère des retours tangibles, mais son déploiement à grande
échelle dépend fortement de la qualité des données et des pratiques de
gouvernance. Les organisations capables d’unifier leurs données, d’améliorer
leur qualité et d’opérationnaliser l’IA de manière responsable seront les mieux
positionnées pour maintenir le ROI et les gains sur la main-d’œuvre.
Avec son
accent sur des données sécurisées et gouvernées et sur l’intégration de l’IA à
grande échelle, Snowflake est bien positionné pour aider les entreprises à
passer de l’expérimentation à un impact à l’échelle de l’entreprise. »


