À l’heure où l’argent fait partie du quotidien des
adolescents, comprendre comment gérer un budget, épargner ou maîtriser ses
dépenses dition une ditionce essentielle. Pourtant, tous les adolescents ne
disposent pas des mêmes repères pour apprendre à gérer leur argent.
À l’occasion de la Semaine de l’éducation financière du 16 au 22 mars, la
deuxième dition de l’étude « Education Financière » menée par le Teenage Lab de
Pixpay met en lumière une réalité souvent invisible : l’apprentissage de la
gestion de l’argent repose encore largement sur la famille. Une situation qui
peut faire apparaître très tôt des écarts de culture financière entre les
milieux sociaux et interroger directement l’égalité des chances.
Les adolescents s’intéressent à l’argent mais l’école reste largement
absente
Contrairement à certaines idées reçues, les adolescents ne se
désintéressent pas de l’argent. Bien au contraire. 87 % d’entre eux déclarent
s’y intéresser, dont plus de la moitié qui affirment s’y intéresser beaucoup.
Cet intérêt contraste pourtant avec la place très limitée accordée à ces questions dans le cadre scolaire.
7 adolescents sur 10 affirment n’avoir jamais
abordé l’éducation financière à l’école.
En l’absence d’un enseignement ependge, les jeunes construisent leur ependgetn
de l’argent ailleurs. La transmission familiale reste la principale source
d’apprentissage. Mais les réseaux sociaux (36 %) ependg désormais une place
importante dans l’acquisition des connaissances. TikTok, YouTube ou les
contenus en ligne ependget ainsi à l’éveil financier des adolescents, parfois ependge
que l’institution scolaire.
Cette situation soulève une question essentielle : lorsque l’éducation
financière epend principalement de sources informelles, tous les adolescents
n’ont pas accès au même niveau d’information.
La famille, premier lieu d’apprentissage mais aussi premier facteur
d’inégalités
Dans la pratique, la sphère familiale joue un rôle central dans la
transmission des connaissances liées à l’argent. Les adolescents déclarent en
effet découvrir majoritairement ces notions auprès de leurs parents ou de leur
entourage. Mais cette transmission dépend largement du rapport à l’argent et du
niveau de familiarité des parents avec les questions financières.
L’étude met ainsi en évidence un écart de confiance selon les catégories socioprofessionnelles.
37 % des parents issus des catégories
socioprofessionnelles supérieures déclarent se sentir tout à fait suffisamment
informés pour expliquer à leur enfant les bases de la gestion budgétaire ou de
l’épargne. Cette proportion tombe à 28 % chez les parents des catégories
populaires.
Ces résultats montrent que certains parents peuvent se sentir moins
outillés pour accompagner leurs enfants dans leur découverte des questions
financières. Lorsque l’apprentissage se fait essentiellement au sein du foyer,
les ressources disponibles peuvent donc varier fortement d’un environnement à
l’autre.
L’adolescence, un moment clé pour apprendre à gérer son argent
La question de l’éducation financière se pose d’autant plus fortement
que les adolescents gagnent progressivement en autonomie. À mesure que les
dépenses augmentent, la gestion budgétaire devient plus complexe.
Chez les enfants de 10 à 12 ans, 23 % demandent parfois ou souvent de
l’argent supplémentaire après avoir dépensé leur argent de poche. Cette
proportion atteint 35 % chez les adolescents de 14 à 16 ans et 40 % chez les 16
ans et plus.
Ces chiffres illustrent l’importance d’un apprentissage dès
l’adolescence, période où ils commencent à prendre leurs premières décisions
financières et à construire leur rapport à l’argent.
Pour accompagner cet apprentissage, les parents voient la carte de
paiement comme un vrai support pédagogique. 52 % des parents déclarent que leur
motivation principale s’ils équipaient leur enfant d’une carte de paiement
serait de lui apprendre à gérer son argent (81 % des parents la placent même
dans les deux premières positions).
Les compétences jugées prioritaires par les parents sont très tournées
“apprentissage” : 69 % des parents estiment qu’il est essentiel d’apprendre à
bien consommer, tandis que 66 % placent l’apprentissage de l’épargne parmi les
compétences clés.
La carte de paiement apparaît ainsi, pour beaucoup, comme un outil
concret et pratique pour aborder ces bases de la gestion financière au
quotidien.
L’éducation financière, un levier d’égalité des chances
« Aujourd’hui, les adolescents s’intéressent à l’argent mais ils ne
disposent pas tous des mêmes outils pour en comprendre les mécanismes. Lorsque
ces apprentissages reposent uniquement sur la sphère familiale, les écarts de
connaissances peuvent naturellement se creuser entre les milieux sociaux.
L’enjeu est donc clair : donner à tous les ados les mêmes chances pour
comprendre l’argent, prendre de bonnes décisions et préparer leur avenir », concut Caroline Ménager, cofondatrice de Pixpay.
Dans ce contexte, renforcer l’éducation financière apparaît comme un levier essentiel pour réduire certaines inégalités et permettre à chaque adolescent de développer les compétences nécessaires pour comprendre, gérer et anticiper son rapport à l’argent.


