2ème édition de l’Indice
d’Attractivité Fiscale - Maslow.immo
Entre 2021 et 2025, la
taxe foncière a augmenté de 18,6 % en médiane dans les 200 communes les plus attractives
de France, tandis que le nombre de ventes a reculé de 9,4 % par an.
Dans ce contexte de
ralentissement du marché immobilier et de pression fiscale accrue, Maslow.immo,
spécialiste de l’investissement locatif dans le neuf et l’ancien récent,
dévoile la 2ème édition de son Indice d’Attractivité Fiscale (IAF). Cet
indicateur croise la dynamique du marché immobilier et l’évolution de la taxe
foncière afin d’identifier les territoires qui résistent le mieux à ce double
phénomène.
Cette nouvelle édition
montre que la hausse de la fiscalité locale ne suffit pas, à elle seule, à
expliquer les écarts de dynamisme entre les territoires : c’est avant tout la
capacité de résistance du marché immobilier local qui distingue les communes.
Une hausse généralisée
de la taxe foncière dans un marché immobilier en repli
En quatre ans, la taxe
foncière a augmenté de 18,6 % en médiane dans les 200 communes étudiées, tandis
que le nombre de ventes a reculé de 9,4 % par an sur ce panel.
La hausse de la
fiscalité varie peu selon les zones du panel : de 17,61 % en médiane en zone
Abis à 19,08 % en zone A (18,22 % en zone B1). Le recul des ventes est plus
marqué en zone A (-10,3 % par an en médiane) qu'en zone Abis (-9,1 % par an) et
en zone B1 (-8,7 % par an). Les prix des appartements évoluent diversement
selon les zones : ils reculent de 8,86 % en médiane en zone Abis, progressent
légèrement en zone A (+0,26 %), et progressent davantage en zone B1 (+7,60 %).
L’IAF 2026 mesure ainsi
moins la croissance que la capacité des marchés à résister dans un contexte de
ralentissement et de hausse de la fiscalité locale.
Et en 2026 ? Une
fiscalité communale et intercommunale globalement stable
Les taux votés par les
communes et les intercommunalités pour 2026 (source DGFiP, données arrêtées au
31 juillet 2026) confirment une grande stabilité par rapport à 2025. Ces
chiffres portent sur les taux votés par les conseils municipaux et communautaires
; ils n'incluent pas les taxes annexes (GEMAPI, TASA), dont l'évolution 2026
n'est pas disponible.
Les territoires qui
résistent le mieux à la pression fiscale
Plus l'IAF est élevé,
plus une commune combine résistance du marché immobilier et évolution contenue
de la pression fiscale. Ce classement ne constitue pas un palmarès des villes
où investir : l'IAF mesure la résistance relative des marchés étudiés entre
2021 et 2025, et non leur potentiel d'investissement ou leur liquidité à la
revente.
Les 10 communes les mieux positionnées selon l’IAF : https:/iaf.analyse-fonciere.com/
|
Classement |
Ville |
Département |
Zone |
Population |
Ventes
/ an |
Prix
m² appart 2025 |
IAF
/100 |
|
1 |
Brive-la-Gaillarde |
Corrèze |
B1 |
47 095 |
908 |
1 824 EUR |
100,0 |
|
2 |
Bastia |
Haute-Corse |
B1 |
46 867 |
398 |
2 833 EUR |
94,2 |
|
3 |
Châtenay-Malabry |
Hauts-de-Seine |
A bis |
35 825 |
363 |
4 835 EUR |
91,1 |
|
4 |
Laval |
Mayenne |
B1 |
49 400 |
789 |
2 052 EUR |
90,2 |
|
5 |
Montrouge |
Hauts-de-Seine |
A bis |
46 324 |
671 |
7 143 EUR |
89,8 |
|
6 |
Béziers |
Hérault |
B1 |
81 545 |
1 477 |
1 699 EUR |
89,5 |
|
7 |
Villiers-sur-Marne |
Val-de-Marne |
A |
33 162 |
365 |
3 836 EUR |
89,0 |
|
8 |
Saint-Ouen-sur-Seine |
Seine-Saint-Denis |
A bis |
53 615 |
620 |
6 406 EUR |
89,0 |
|
9 |
Aubagne |
Bouches-du-Rhône |
A |
47 529 |
516 |
2 654 EUR |
88,6 |
|
10 |
Arles |
Bouches-du-Rhône |
B1 |
51 811 |
655 |
2 607 EUR |
88,2 |
Sur les 10 communes du
panel, cinq sont situées en zone B1, la moins tendue des trois zones retenues,
et cinq en zone A ou A bis, les plus tendues. Toutes affichent un recul de
leurs ventes moins marqué que la médiane du panel (-9,37 % par an) : de -2,40 %
par an pour Bastia à -8,71 % par an pour Villiers-sur-Marne. Leur taxe foncière
a également moins augmenté que la médiane du panel (18,59 %) : de 14,10 % pour
Brive-la-Gaillarde à 17,94 % pour Bastia.
Sur les tranches de
population disponibles dans ce panel, l'IAF médian reste proche : 52,1 pour les
communes de 20 000 à 50 000 habitants (86 communes), 52,7 pour celles de plus
de 50 000 habitants (114 communes). Le panel ne compte aucune commune de moins
de 20 000 habitants cette année, le seuil de 200 mutations par an en moyenne
filtrant naturellement les plus petites villes.
Les grandes villes :
une lecture complémentaire de la résistance des marchés
Parmi les 35 communes
de plus de 100 000 habitants du panel, l’IAF varie de 85,8 à 6,2. Caen (85,8),
Rennes (85,3), Besançon (84,9), Nîmes (84,7) et Perpignan (84,1) figurent parmi
les mieux classées. À l’inverse, Grenoble (6,2) et Paris (10,1) ferment le
classement ; Villeurbanne, Montreuil, Nancy, Marseille, Nice et Annecy
complètent le dernier quart.
Cette lecture permet
aussi de remettre en perspective la profondeur des marchés : les dix grandes
villes les mieux classées enregistrent une médiane de 2 372 ventes par an,
contre 638 pour le Top 10 général. L'IAF mesure donc la résistance du marché ;
le volume de transactions permet, lui, d'en apprécier la profondeur.
Le Top 10 des villes de plus de 100 000
habitants :
|
Rang général |
Ville |
Zone |
Ventes / an |
Prix m² appart 2025 |
IAF /100 |
|
17 |
Caen |
B1 |
2 078 |
2 973 EUR |
85,8 |
|
21 |
Rennes |
A |
3 528 |
3 697 EUR |
85,3 |
|
25 |
Besançon |
B1 |
1 954 |
2 203 EUR |
84,9 |
|
26 |
Nîmes |
B1 |
2 470 |
2 178 EUR |
84,7 |
|
28 |
Perpignan |
B1 |
2 396 |
1 512 EUR |
84,1 |
|
29 |
Amiens |
B1 |
1 744 |
2 471 EUR |
84,0 |
|
34 |
Reims |
B1 |
2 581 |
2 646 EUR |
83,6 |
|
35 |
Aix-en-Provence |
A |
2 236 |
4 810 EUR |
83,5 |
|
39 |
Rouen |
B1 |
2 349 |
2 709 EUR |
82,8 |
|
43 |
Angers |
B1 |
2 417 |
3 143 EUR |
82,3 |
La fiscalité ne suffit
pas à expliquer l’attractivité d’un territoire
Si la taxe foncière
constitue bien une composante du contexte dans lequel évolue un marché
immobilier, elle ne permet pas à elle seule d'expliquer sa résilience. Entre la
zone où la taxe foncière a le plus progressé (zone A, 19,08 % en médiane) et
celle où elle a le moins augmenté (zone A bis, 17,61 %), l'écart reste
inférieur à 1,5 point. À l’inverse, l'écart de prix au m2 des appartements
entre zones est beaucoup plus important : de -8,86 % en zone A bis à +7,60 % en
zone B1, soit plus de 16 points d'écart.
Pour les investisseurs,
cette évolution invite donc à regarder au-delà du seul niveau de fiscalité
locale et à prendre en compte la profondeur et la résistance du marché
immobilier dans lequel ils envisagent d'investir.
« La taxe foncière a
augmenté de 18,6 % en médiane dans les 200 villes que nous avons étudiées cette
année. Entre la zone la plus touchée et la moins touchée, l'écart tient en
moins de 1,5 point. Sur les prix des appartements, l'écart entre ces mêmes zones
dépasse 16 points. Ce n'est pas la fiscalité qui a redessiné la carte, c'est le
marché. » souligne Pierre-Emmanuel Jus, Directeur Délégué de Maslow.immo
Avec cette deuxième édition, Maslow.immo poursuit son analyse de l'impact de la fiscalité locale sur les marchés immobiliers et propose un indicateur actualisé permettant de comparer la résistance des territoires dans un contexte de ralentissement du marché et de hausse des charges pesant sur les propriétaires.


