7ème édition du Baromètre de la
Solidarité Apprentis d’Auteuil.
Alors que s’est ouverte la période de déclaration de revenus et de la
fortune immobilière 2025, Apprentis d’Auteuil publie la 7ème édition de son
baromètre de la solidarité.
Une enquête réalisée par l’institut Ipsos bva
auprès des Français mais aussi des Français bénéficiant d’un revenu annuel net
supérieur à 120 000 euros (soit moins de 2 % des foyers fiscaux), les hauts
revenus.
Les chiffres-clés
• 92 % des Français sont inquiets
du contexte international (+3 points↑)
• 90 % sont inquiets de
l’instabilité politique nationale (+2 points ↑)
• 47 % ont fait un don en 2025
(-5 points ↓)
• 336 € : c’est le montant moyen
de leur don (-28 €, soit -7,7 % ↓)
• 17 % ont réalisé un don au T1
2026* (-3 points ↓)
• 41 % des hauts-revenus ont
donné au T1 2026* (-15 points↓)
• 51 % des Français déclarent
qu’ils ont donné et vont donner en 2026 (-4 points ↓)
Des préoccupations qui pèsent sur les Français et leur générosité
Dans un contexte particulièrement anxiogène, les Français affichent une
inquiétude grandissante, qui vient freiner et ralentir leur générosité même si
leur inquiétude se focalise sur des causes plutôt externes à leur situation
personnelle.
• 61 % des sondés (-3 points) sont inquiets pour leur avenir personnel, versus
26 % des hauts-revenus (-18 points).
• 89 % (+5 points) des sondés sont inquiets pour l’avenir de leurs
concitoyens, de même que 83 % des hauts-revenus (+12 points.)
• 91 % des Français (+3 points) et 81 % des hauts revenus, (+6 points) se
soucient de l’avenir de la jeunesse. Parmi les éléments qui les inquiètent le
plus au sujet des jeunes, ils citent la montée des violences et l’effritement
de la cohésion sociale, puis la multiplication des guerres et conflits et enfin
la baisse du pouvoir d’achat.
• 92 % des Français, (+3 points) se déclarent « inquiets » par le contexte
international, 90 % (+ 2 points) par le contexte politique national, et 88 % (+
1 point), par le niveau d’endettement de la France. Des ressentis confirmés par
les hauts revenus, avec respectivement 90 % (+5 points), 85% (+6 points), et
82% (+2 points).
Si la situation continuait à s’aggraver sur ces paramètres, 45 % des
donateurs réduiraient leurs dons (+ 3 points) et 28 % des donateurs à
hauts-revenus feraient de même (-5 points).
Selon Vanessa de Lauzainghein, directrice de la communication et des
ressources chez Apprentis d’Auteuil :
« L’inquiétude nourrie par l’incertitude politique et économique et déjà
présente l’an dernier, se renforce chez tous les Français, y compris les plus
aisés. Cette tendance nous alerte, pour les associations et pour notre
fondation. Nous craignons que nos concitoyens puissent de moins en moins
exercer leur générosité, alors même que les besoins sociaux et les besoins de
la jeunesse explosent littéralement et que les financements publics se
contractent sensiblement. »
2025 : le volume de donateurs et
le montant moyen des dons en baisse
L’an dernier, le volume de donateurs se stabilisait alors que le montant
des dons était en repli. Aujourd’hui, la baisse se poursuit, jusqu’à atteindre
les plus bas niveaux depuis la création du baromètre en 2019.
• 47 % des Français déclarent avoir fait un don financier (- 5 points) à une association ou une fondation en 2025 : le chiffre le plus bas enregistré depuis 2019. Seuls 44 % des moins de 35 ans ont donné
(-10 points) et 76 % des hauts revenus (-8 points).
• Le montant du don moyen se
rétracte cette année à 336 €, (-28€, soit -7,7 %). Il atteint 2 646 € chez les
hauts-revenus (+324€, soit +14 %). Ce montant retrouve le niveau de 2023, après
un décrochage en 2024.
2026 : des prévisions préoccupantes pour les dons, alors que les besoins
des associations sont bien identifiés
Continuité… et ruptures. Pour 2026, les causes vers lesquelles les
Français orientent leurs dons sont stables par rapport à la précédente édition
du baromètre.
• Top 1 : Santé et recherche médicale (44 %, chiffre stable)
• Top 2 : Aide aux plus démunis (35 %, +3 points)
• Top 3 : Défense des animaux (26 % chiffre stable)
• Top 4 : Handicap (23%, chiffre stable)
• Top 5 : Enfance, jeunesse et éducation (22%, -2 points)
Alors que les chiffres du premier trimestre sont à la baisse, il en est
de même des prévisions pour la fin d’année 2026. De plus, le décalage entre les
intentions de dons et les dons effectifs n’a jamais été aussi fort.
• Au T1, seuls 17 % des Français ont donné (-3 points versus T1 2025 et –7
points versus T1 2024) et 19 % des jeunes ont donné (-7 points)
• Au T1, seuls 41 % des hauts-revenus ont donné (-15 points, niveau le plus bas
observé)
• Pour 2026, 51 % des Français (-4 points) déclarent qu’ils ont donné ou comptent
donner (au plus bas depuis 2020) de même que 78 % chez les hauts-revenus (-9
points)
• Seul 44 % des hauts-revenus ayant donné en 2025 souhaitent donner davantage en
2026(- 6 points)
• Premiers motifs de baisse : le pouvoir d’achat pour le grand public (64 %) et une volonté
d’épargner en raison de l’inquiétude face à l’avenir pour les hauts-revenus (46
%)
Pourtant, les donateurs déjà inquiets pour l’avenir de leurs concitoyens
et notamment les plus jeunes sont conscients des besoins croissants des
associations… mais les incertitudes semblent bloquer cette générosité
• Dans le contexte économique
actuel et au vu de la situation des finances publiques, plus de 8 Français sur
10 (83 %) affirment être conscients que les associations ont de plus en plus
besoin des dons des particuliers
• 51 % des donateurs (+11 points)
souhaitant faire progresser leurs dons cette année citent les besoins
croissants du secteur associatif parmi les principales raisons les motivant à
augmenter leurs dons, tout comme 58 % pour les donateurs à hauts-revenus (+ 7
points)
Enfin certains sont dans le flou sur les dispositifs de réduction
fiscale lié à la générosité
• Près de 1 “hauts-revenus” sur 5
(+ 5 points) s’estiment encore mal informés des avantages fiscaux liés aux
dons, donations et legs
« Les Français affichent des dons et des intentions de dons largement en baisse. L’inquiétude est forte sur le futur et leur pouvoir d’achat. 2025 a été marquée par une instabilité fiscale et de nombreux débats au Parlement autour du budget, qui peuvent expliquer une incompréhension et une crainte des Français. Au-delà de financements publics, nous avons besoin que l’Etat maintienne une stabilité fiscale, pour poursuivre nos actions avec clarté et dans l’anticipation. », conclut Vanessa de Lauzainghein directrice de la communication et des ressources chez Apprentis d’Auteuil.


