MOMEN, cabinet de management de transition, publie les résultats de son analyse prospective : DRH 2030 - Gouverner l’humain dans un monde instable.
Consacrée aux mutations qui transforment la fonction Ressources Humaines
en ETI, cette étude a été réalisée à partir des retours d'expérience de trois
DRH ayant accompagné des entreprises dans des contextes de transformation.
Cette analyse met en lumière les principaux défis auxquels les DRH d'ETI
devront répondre au cours des prochaines années.
Premier constat : selon le rapport
Gallup 2025, seuls 8 % des salariés français se déclarent engagés dans leur
entreprise, contre 25 % dans le monde et 14 % en Europe. Un niveau
historiquement bas qui interroge l'efficacité des politiques RH développées ces
quinze dernières années.
Un paradoxe qui questionne la fonction RH
Alors que les entreprises n'ont jamais autant investi dans la qualité de
vie au travail, le bien-être ou l'expérience collaborateur, l'engagement des
salariés continue de reculer en France.
L'analyse révèle un déplacement progressif de la fonction RH : davantage
tournée vers l'accompagnement et la recherche du consensus, elle aurait parfois
perdu sa capacité à arbitrer les enjeux stratégiques de l'entreprise.
Selon Dorothée Jaunez, CEO de MOMEN : «
Les DRH sont au cœur de notre quotidien : ils sont nos interlocuteurs, nos
partenaires de mission, nos clients. Cette proximité donne une lecture
très concrète de la pression croissante qui pèse sur eux. Nous avons voulu
mettre cette expérience au service d'une réflexion collective afin d’ouvrir des
perspectives à ceux qui vivent ces transformations de l'intérieur. »
Cette conviction a d’ailleurs trouvé un écho auprès d’Audrey Richard,
Présidente de l'ANDRH et DRH de Canal+, qui en a signé la préface : « Cet ouvrage nomme, structure, et donne des clés pour se saisir des
mutations avant qu'elles ne s'imposent. »
Cinq mutations qui vont transformer durablement les RH
L'analyse identifie ainsi cinq évolutions majeures qui redéfiniront la
fonction RH d'ici 2030 :
• Une transformation profonde du rapport au travail ;
• Une pénurie de compétences qui pourrait atteindre près de 800 000 recrutements par an d'ici 2030
selon la Dares ;
• Les tensions croissantes pesant sur le modèle social français ;
• L'intégration de l'intelligence
artificielle dans les processus RH, appelée à
modifier les métiers de la fonction ;
• Le retour progressif du
présentiel et les nouveaux arbitrages qu'il impose aux
entreprises.
Au-delà de ces grandes tendances, l'analyse pointe deux angles morts
encore largement sous-estimés : l'effacement de la frontière entre
communication interne et externe sous l'effet des réseaux sociaux, et les
nouvelles questions de gouvernance autour de la marque employeur, désormais à
la croisée des RH, de la communication et du marketing.
Une analyse fondée sur l'expérience du terrain
Cette analyse s'appuie sur les retours d'expérience de trois DRH ayant
exercé dans des contextes de transformation complexes : restructurations,
opérations de fusion-acquisition, plans sociaux, dialogue social sensible et
management de crise.
• Jérôme Ceccaldi a notamment été DRH du Groupement Les Mousquetaires ainsi que Directeur
Général France et Asie chez Servair.
• Frédérique Lacour a accompagné des transformations sociales au sein d’Equans, Amazon et
d'entreprises du secteur agroalimentaire.
• Pierre-Yves Le Levé a piloté des transformations à forts enjeux économiques et sociaux chez
AXA, CNIM et Limagrain.
Leur expérience cumulée fait émerger une conviction commune : les mutations en cours imposent de repositionner les RH comme une fonction de gouvernance, capable d'arbitrer les transformations de l'entreprise et d'en accompagner les choix stratégiques.


