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[Etudes] 72% des entreprises pilotent leur flotte sans outil dédié ou sans savoir si elles en ont un

Beev publie la 1ère édition de son Baromètre des Flottes.

 

Électrifier pour réduire les coûts, sans toujours savoir précisément lesquels. Encourager la recharge à domicile, sans encore l’intégrer aux process. Craindre l’autonomie, mais pas la réticence des collaborateurs.


La 1ère édition du Baromètre des Flottes réalisée par Beev, le leader français du passage des flottes au 100% électrique (avec des clients tels que Too Good To Go, Danone, Edenred, Veolia, Intersport, Cuisinella, Carrefour, Stuart, Laforêt Immobilier, Accor, Burger King ou encore HolidayInn), dresse le portrait d’une transition des flottes d’entreprise déjà bien engagée, mais encore loin d’être pleinement structurée.


L’étude réalisée durant le mois d’août 2026 auprès de 125 entreprises (profils répondants : décideurs, gestionnaires de flotte en entreprise, DAF, gestionnaires de parc et office managers), à travers une enquête de 11 questions,  révèle notamment que 31 % des gestionnaires de flotte placent la réduction du coût total de détention (TCO) au premier rang de leurs motivations, devant l’optimisation fiscale (26 %), tandis que 72 % pilotent leur flotte sans disposer d’un outil formalisé ou sans même savoir si un outil spécifique a été mis en place. Plus frappant encore : aucun gestionnaire interrogé ne connaît exactement son TCO, véhicule par véhicule, ni ne dispose d’un suivi carbone structuré pour sa flotte.  


Pour les constructeurs, loueurs, énergéticiens, installateurs et acteurs de la gestion de flotte, ce premier baromètre Beev offre en cette rentrée de septembre 2026 une photographie inédite des réalités auxquelles sont désormais confrontées les entreprises engagées dans la transition de leur flotte vers l’électrique. Surtout, il montre que le prochain défi de l’électrification ne sera plus de convaincre les gestionnaires de passer à l’électrique, mais de leur permettre d’en maîtriser pleinement la performance, les coûts et les usages.

 

 

L’électrification des flottes a franchi un cap : aucun gestionnaire ne souhaite faire marche arrière

 

L’étude de Beev réalisée durant le mois d’août 2026 dresse un constat clair : l’électrification des flottes est désormais solidement engagée en France. Ainsi, sur les 125 gestionnaires de flottes interrogés, tous disposent déjà de véhicules 100 % électriques dans leur parc, et aucun n’affiche une part inférieure à

10 %. Plus encore, 50 % des répondants pilotent un parc majoritairement ou intégralement électrique, dont 34 avec plus de 75 % de véhicules électriques et 28 avec un parc 100 % électrique.

Les 63 autres se répartissent entre 10 et 50 % (51 répondants) et 50 à 75 % (12 répondants).

 

À un horizon de 24 mois, la dynamique ne faiblit pas : 27 % des gestionnaires prévoient d’accélérer leur trajectoire, tandis que 49 % comptent maintenir le rythme prévu et que 24 % attendent une clarification du cadre économique. Surtout, aucun répondant n’envisage de ralentir, de reporter son électrification sur des motorisations de type hybride ou de la suspendre, confirmant que le débat sur l’opportunité de passer à l’électrique semble désormais largement dépassé dans l’esprit des gestionnaires de flotte et des dirigeants d’entreprise.

 

Une motivation qui répond à des objectifs économiques et opérationnels, plus qu’aux enjeux réglementaires ou RSE

 

Pour les gestionnaires de flottes interrogés, la transition vers des véhicules plus propres répond avant tout à des enjeux économiques et opérationnels, loin devant les considérations environnementales ou réglementaires. La première motivation qui ressort de l’étude Beev est la volonté de réduire le coût total de détention (TCO), évoquée par 31 % des sondés, devant l’optimisation de la fiscalité (26 %), la nécessité de répondre aux exigences des clients et des appels d’offres (23 %) et l’amélioration du confort d’usage des conducteurs (20 %).

 

À l’inverse, aucun répondant ne cite les objectifs de décarbonation ou les engagements RSE, pas plus que les obligations réglementaires et les quotas de verdissement. Le suivi des émissions de CO2 confirme ce constat : aucun gestionnaire interrogé ne dispose d’un suivi carbone structuré.

Seuls 25 % des sondés mesurent ponctuellement leurs émissions dans le cadre d’un bilan, tandis que

24 % prévoient de le faire et que 51 % n’envisagent aucun suivi. En cette rentrée de septembre 2026, ces résultats dessinent ainsi une transition des flottes françaises portée d’abord par la recherche de performance économique et d’efficacité opérationnelle, plutôt que par une logique environnementale structurée.

 

Les gestionnaires et dirigeants veulent réduire le coût de leurs flottes… sans réellement savoir le mesurer

 

La principale contradiction mise en lumière par cette 1ère édition du Baromètre des Flottes tient à la méconnaissance du coût total de détention (TCO) chez les gestionnaires de flotte et au sein des directions d’entreprise : alors que sa réduction constitue la première motivation des gestionnaires de flottes, aucun répondant ne connaît précisément son coût total de détention, véhicule par véhicule.

50 % des sondés déclarent en suivre une partie seulement, tandis que 50 % ne disposent d’aucune donnée sur le sujet.

 

Cette difficulté de pilotage se retrouve dans les outils utilisés : 72 % des répondants pilotent leur flotte sans outil dédié (46 % ne disposent d’aucun outil formalisé et 26 % ne savent pas exactement avec quoi leur flotte est pilotée ou si un outil dédié existe). À l’inverse, seuls 28 % des sondés utilisent un logiciel de gestion de flotte spécifique. Plus étonnant encore, personne ne recourt aux outils proposés par le loueur ou le financeur de leurs véhicules, ni même à un tableur interne de type Excel. Un constat qui révèle un paradoxe majeur : les entreprises cherchent à optimiser le coût de leurs flottes sans disposer, dans la majorité des cas, ni des données requises, ni des outils nécessaires pour en mesurer précisément la réalité.

 

La recharge à domicile est déjà une réalité… mais reste largement hors des radars des gestionnaires

 

Si la recharge des véhicules électriques s’est installée progressivement dans les usages quotidiens des collaborateurs, celle-ci reste encore peu structurée et pilotée par les entreprises. 71 % des répondants de l’enquête Beev déclarent avoir des bornes installées sur leurs sites, tandis que 46 % disposent également de bornes au domicile de leurs collaborateurs et que 27 % recourent encore à des prises domestiques standard sans borne dédiée. En revanche, aucun répondant n’utilise de réseau de recharge public avec un badge ou une carte entreprise.

 

Malgré cette réalité, 74 % des sondés déclarent que la prise en charge ou l’accompagnement à l’installation d’une borne de recharge au domicile de leurs collaborateurs n’est pas à l’ordre du jour. Parmi les 26 % restants, le principal frein cité est le coût d’installation à la charge de l’entreprise. Aucun répondant ne mentionne comme obstacle le remboursement de l’électricité, le cadre juridique et fiscal, les contraintes liées à la copropriété ou encore le temps de gestion additionnel de ce sujet. Le baromètre met ainsi en lumière un décalage entre les pratiques et leur structuration : le domicile est déjà entré dans la recharge des flottes, mais pas encore dans les process de gestion des entreprises.

 

L’autonomie du véhicule reste le premier frein à l’électrification, loin devant le coût

 

Lorsqu’ils identifient les obstacles à l’électrification de leurs flottes, les gestionnaires interrogés placent très nettement l’autonomie des véhicules au regard des usages en tête des préoccupations : 49 % des répondants la citent comme principal frein, devant le coût d’acquisition ou de location, évoqué par 26 %.

À noter que 25 % ne déclarent aucun frein majeur à l’électrification de leur flotte. En revanche, plusieurs obstacles régulièrement mis en avant sur le marché sont totalement absents des réponses : aucun répondant ne cite l’accès à la recharge, l’incertitude sur la valeur de revente, l’offre de véhicules disponible, la réticence des collaborateurs ou encore le temps de gestion interne.

 

Le baromètre de Beev révèle ainsi un décalage majeur avec les arguments traditionnellement avancés pour freiner la transition des flottes : la réticence des collaborateurs et la charge de gestion supplémentaire, notamment, ne constituent pas des freins qui préoccuperaient les répondants.

À l’inverse, c’est bien l’adéquation entre autonomie et usages professionnels qui concentre aujourd’hui l’essentiel des inquiétudes.

 

L’instabilité réglementaire ralentit certaines flottes, mais n’enraye pas la transition

 

Dernier enseignement de l’étude de Beev, si l’instabilité réglementaire apparaît comme un véritable facteur de différenciation entre les gestionnaires de flottes, elle ne constitue pas pour autant un frein généralisé à l’électrification. Parmi les sondés, 24 % déclarent qu’elle a pu bloquer leurs décisions, au point d’avoir reporté des commandes, tandis que 26 % estiment qu’elle ralentit leurs décisions sans les bloquer. À l’inverse, 50 % des répondants indiquent qu’elle n’a aucun impact sur leurs arbitrages.

 

Parmi les 62 répondants déclarant un impact, trois dispositifs se distinguent particulièrement, avec plusieurs réponses possibles : la fiscalité des véhicules (31 citations) arrive en tête, devant les quotas de verdissement (28) et les aides à l’acquisition (26). En revanche, le malus au poids, les taxes annuelles et les zones à faibles émissions ne sont cités par aucun répondant. Le baromètre fait ainsi émerger deux profils distincts : une minorité de flottes dont les décisions sont réellement bloquées et une majorité pour laquelle l’évolution de la réglementation modifie ou ralentit les arbitrages sans remettre en cause la transition.

 

Solal Botbol, cofondateur et CEO de Beev conclut : « Ce que montre cette première édition du Baromètre des Flottes Beev, c'est un profond décalage. En 2026, les entreprises françaises électrifient pour maîtriser leurs coûts, mais aucun des gestionnaires interrogés ne connaît précisément son coût de détention, véhicule par véhicule. Or, aujourd’hui, on ne peut pas piloter une flotte électrique avec les vieux réflexes du thermique, ce serait un non-sens complet ! Et c’est là que réside toute la valeur d’un acteur comme Beev : redonner aux gestionnaires la visibilité qui leur manque, du choix du véhicule jusqu'à la recharge, pour qu’ils se sachent accompagnés de A à Z dans l’électrification de leur flotte. »

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