À quelques semaines de la rentrée universitaire, ERA Immobilier publie les résultats d'une enquête menée auprès de ses agences de Bordeaux, Strasbourg, Nantes et Toulouse. Malgré des réalités locales différentes, un constat s'impose : trouver un logement étudiant est devenu une véritable course contre la montre. L'offre de petites surfaces ne suffit plus à répondre à une demande toujours plus forte.
Chaque été, des
milliers d'étudiants et leurs familles se lancent dans la recherche d'un
logement pour la rentrée universitaire. Les professionnels du réseau ERA
Immobilier observent un marché particulièrement tendu, marqué par une pénurie
de petites surfaces, une concurrence accrue entre candidats et des recherches
qui débutent de plus en plus tôt.
Une tension qui
s'inscrit dans un contexte national
La pression observée
sur le terrain intervient dans un contexte de hausse continue du nombre
d'étudiants. Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et
de l'Espace, les universités françaises accueillent 1,67 million d'étudiants à
la rentrée 2025-2026, soit une progression de 2,6 % en un an. Plus largement,
l'enseignement supérieur compte aujourd'hui près de 3 millions d'étudiants, un
chiffre appelé à poursuivre sa progression dans les prochaines années.
Face à cette évolution
démographique, l'offre de logements peine à suivre. Dans ce contexte, le parc
locatif privé joue un rôle essentiel pour accueillir les étudiants. Pourtant,
dans les grandes villes universitaires, les professionnels du réseau ERA Immobilier
constatent un déséquilibre grandissant entre une demande toujours plus forte et
une offre insuffisante.
Jusqu'à 50 candidatures
pour un seul logement
L'enquête menée par ERA
Immobilier auprès de ses agences de Bordeaux, Strasbourg, Nantes et Toulouse
confirme cette tension.
Dans les marchés les
plus tendus, un seul studio peut recevoir jusqu'à 50 candidatures notamment à
Bordeaux et Toulouse. À Strasbourg, une vingtaine de dossiers complets sont
déposés pour chaque petite surface bien située, tandis qu'à Nantes le marché reste
particulièrement concurrentiel avec des prix soutenus. Partout, les
professionnels observent le même phénomène : les logements les plus attractifs
trouvent preneur en quelques jours, parfois en quelques heures.
Autre évolution
marquante :
la recherche de logement commence désormais dès les résultats Parcoursup, au
mois de juin. Attendre la fin de l'été réduit donc considérablement les chances
de trouver un logement correspondant à ses attentes.
Les loyers moyens
observés pour un studio de 20 m² s'établissent autour de 470 € hors charges à
Toulouse, 600 € à Strasbourg et à Nantes, tandis qu'à Bordeaux les budgets
constatés varient généralement entre 500 € et 1 000 €, selon les profils.
Parallèlement, les critères prioritaires de recherches concernent le montant du
loyer et la localisation du bien.
Regards de terrain
Bordeaux
« Le marché étudiant à
Bordeaux est très tendu, avec peu d'offres pour une demande toujours aussi
forte. Le principal défi sera de proposer davantage de logements à des prix
cohérents, notamment en remettant sur le marché des petites surfaces
aujourd'hui destinées à la location touristique. » observe Amandine
Collomb, Service Location - ERA Grand 10 Immo.
Strasbourg
« À Strasbourg, la
détente observée en 2026 reste très relative : dès le début de l'été, les
studios meublés bien situés et proposés à un prix raisonnable trouvent preneur
extrêmement rapidement. Les étudiants doivent anticiper leurs recherches et
élargir leur périmètre le long des lignes de tramway. » analyse Damien
Oswald, Directeur - ERA Agence des Malteries.
Nantes
« Le marché reste tendu
et toujours plus cher. Les étudiants ont tout intérêt à réserver leur logement
dès avril ou mai afin de mettre toutes les chances de leur côté. » conseille Pascal Di
Domenico, Directeur - ERA Immobilière de la Sèvre Nantaise.
Toulouse
« Pour redynamiser le
marché du logement étudiant à Toulouse, il est essentiel d'alléger les
contraintes pesant sur les investisseurs privés. Sans leur engagement, l'offre
locative ne pourra pas répondre durablement aux besoins croissants des
étudiants. »
constate Yannick Jonquières, Directeur - ERA Immobilier Jonquières & Co.
Une tension devenue
structurelle
Au-delà de la rentrée
universitaire, cette enquête met en lumière une évolution de fond. Dans les
quatre métropoles étudiées, les agences ERA Immobilier observent un
déséquilibre durable entre une demande toujours plus soutenue et une offre de
petites surfaces qui peine à se renouveler.
Les contraintes pesant
sur les propriétaires bailleurs, la raréfaction des logements disponibles et
l'augmentation continue du nombre d'étudiants contribuent à accentuer les
tensions. Dans ce contexte, la question du logement étudiant devient un
véritable enjeu d'attractivité pour les territoires universitaires.
« Les témoignages recueillis auprès de nos agences montrent que les difficultés d'accès au logement étudiant ne relèvent plus d'un simple phénomène saisonnier. Elles traduisent un déséquilibre durable entre une demande en hausse et une offre insuffisante. Faciliter la remise sur le marché de logements accessibles et encourager l'investissement locatif constituent aujourd'hui des leviers essentiels pour répondre aux besoins des étudiants et préserver l'attractivité de nos métropoles universitaires. », résume Eric Allouche, Directeur exécutif du réseau ERA Immobilier.


