Le premier trimestre 2026 confirme la stabilisation progressive du marché des SCPI amorcée
mi-2025. L’indice Ramify SCPI Index (RSCPI) progresse de 1 % sur le
trimestre, une performance portée presque exclusivement par les revenus
distribués. Pour le quatrième trimestre consécutif, l’ensemble des segments
affiche une performance positive, traduisant une amélioration progressive de la
dynamique du marché malgré une revalorisation des parts encore quasi
inexistante.
Ramify SCPI Index T1
2026 : les chiffres à retenir
● Performance globale RSCPI : +1 %
● Revalorisation des parts quasi stable :
+0,002 %
● Taux de distribution net moyen : +1 %
● SCPI diversifiées en tête : performance
sectorielle de +1,31 %
Au premier trimestre 2026, la performance globale mesurée par l'indice RSCPI s'établit à +1 %, dans la continuité directe des niveaux observés depuis mi-2025 (+1,11 % au T2 2025, +1,15 % au T3 2025,
+1,02 % au T4 2025). Cette performance repose quasi intégralement
sur les loyers distribués (+1%), qui demeurent le principal moteur de
rendement dans l'environnement actuel.
La variation des prix
de parts reste quasiment nulle (+0,002 %), confirmant la stabilisation
progressive des valorisations après plusieurs trimestres d'ajustement.
|
Période |
Revalorisation
moyenne |
Loyers
distribués |
Performance
globale |
|
T3 2023 |
-2,87
% |
+1,01
% |
-1,86
% |
|
T4 2023 |
-0,60
% |
+1,20
% |
+0,60
% |
|
T1 2024 |
-1,96
% |
+1,07
% |
-0,89
% |
|
T2 2024 |
-0,24
% |
+1,11
% |
+0,87
% |
|
T3 2024 |
-1,53
% |
+1,10
% |
-0,43
% |
|
T4 2024 |
-0,80
% |
+1,17
% |
+0,37
% |
|
T1 2025 |
-3,67
% |
+1,02
% |
-2,65
% |
|
T2 2025 |
+0,01
% |
+1,10
% |
+1,11
% |
|
T3 2025 |
+0,04
% |
+1,11
% |
+1,15
% |
|
T4 2025 |
-0,01% |
+1,03
% |
+1,02
% |
|
T1 2026 |
+0.002% |
+1,0% |
+1,0% |
Sources : Pierrepapier.fr; Ramify SCPI Index Q4
2025
Des performances
sectorielles toujours dominées par les revenus distribués

Pour le quatrième
trimestre consécutif, tous les segments affichent simultanément une progression
et la hiérarchie sectorielle reste relativement inchangée avec des écarts de
performance qui reflètent principalement les différences de rendement entre segments
plutôt que des variations de prix de parts qui restent quasi nulles.
Le segment diversifié affiche la meilleure performance du trimestre (+1,31 %), soutenu par un niveau de distribution élevé (+1,30 %). Les segments logistique (+1,17 %) et hôtels (+1,10 %) conservent également des dynamiques solides, toujours principalement portées par les revenus locatifs distribués. Les commerces enregistrent une performance de +1,08 %, dans un contexte global de stabilisation des valorisations. Le segment a néanmoins bénéficié de la revalorisation de +2 % du prix de part de la SCPI Perial Opportunités Territoires au cours du trimestre. Les segments historiques comme les bureaux
(+0,91 %) et la santé (+0,92 %) affichent des performances plus modérées mais restent positifs, tandis que le résidentiel demeure stable (+0,98 %).
Performances par
segment
|
Secteur |
Revalorisation
moyenne |
Loyers
distribués |
Performance
globale |
|
Globale |
0,00
% |
1,00
% |
1,00
% |
|
Résidentiel |
0,00
% |
0,98
% |
0,98
% |
|
Commerces |
0,00
% |
1,08
% |
1,08
% |
|
Santé |
0,00
% |
0,92
% |
0,92
% |
|
Diversifié |
0,01
% |
1,30
% |
1,31
% |
|
Bureaux |
0,00
% |
0,91
% |
0,91
% |
|
Hôtels |
0,00
% |
1,10
% |
1,10
% |
|
Logistique |
0,00
% |
1,17
% |
1,17
% |
|
Autres |
0,00
% |
0,50
% |
0,50
% |
Sources : Pierrepapier.fr; Ramify SCPI Index Q4 2025
À noter également que deux autres SCPI ont procédé à des revalorisations de parts au cours du trimestre :
DARWIN RE01 (+1 %) et WEMO ONE (+5 %).
Des conditions de
marché en amélioration progressive
Au T1 2026, le marché
immobilier européen confirme le mouvement de stabilisation amorcé fin 2025. La
pause du cycle de resserrement monétaire de la Banque centrale européenne
contribue à normaliser progressivement les conditions de financement, favorisant
un retour graduel de la liquidité institutionnelle.
Dans ce contexte, les volumes d'investissement européens poursuivent leur redressement. Les investissements en immobilier commercial en Europe ont atteint 52,6 Md€ au T1 2026, en hausse de
+3 % sur un an, tandis que les volumes sur douze mois
glissants progressent de +13 %, à 254,1 Md€. Même si les niveaux restent
inférieurs aux moyennes historiques, le marché retrouve progressivement une
dynamique plus normale, portée par une meilleure visibilité sur les prix, un
réalignement progressif entre vendeurs et acquéreurs, et une reprise graduelle
des transactions.
Une reprise qui reste
très sélective
Le redémarrage du
marché reste concentré sur certains segments jugés plus résilients. Le secteur
résidentiel demeure le moteur principal du marché européen pour le deuxième
trimestre consécutif, avec 13,5 Md€ investis au T1 2026 (+20 % sur un an). Les
bureaux enregistrent également un retour progressif de la confiance, avec 10,7
Md€ investis (+6 % sur un an).
La santé confirme par
ailleurs son attractivité, avec 4,5 Md€ investis et une hausse spectaculaire de
+150% sur un an, marquant un troisième trimestre consécutif de croissance à
trois chiffres. À l'inverse, le retail recule à 7,8 Md€ et l'industriel/logistique
s'établit à 7,3 Md€, tandis que l'hôtellerie confirme l'intérêt persistant des
investisseurs avec 5 Md€ de transactions.
Des dynamiques
géographiques contrastées entre la France et le reste de l’Europe
Les écarts entre pays
restent particulièrement marqués. Parmi les grands marchés européens, l'Espagne
(+93 % sur un an, 6,3 Md€) et les Pays-Bas (+65 %, 4 Md€) enregistrent les
progressions les plus fortes. L'Allemagne affiche également une reprise solide
avec 8,6 Md€ investis (+20 % sur un an).
Plusieurs marchés
intermédiaires confirment leur dynamique positive : Belgique (+89 % sur un an),
Portugal (+44 %) et Pologne (+44 %). À l'inverse, l'activité recule encore au
Royaume-Uni (-15 %), en Italie (-20 %) et surtout en France (-36 %), traduisant
un redémarrage plus lent du marché français par rapport au reste de l'Europe.
« Dans un environnement plus lisible mais encore contrasté selon les segments et les zones géographiques, la performance repose désormais avant tout sur les revenus distribués. Les perspectives apparaissent aujourd’hui plus favorables qu’en 2024-2025, portées par la stabilisation progressive des valorisations immobilières, le retour des transactions et l’émergence d’opportunités d’acquisition à des niveaux de prix ajustés. Dans ce contexte, la sélectivité et la diversification restent des facteurs clés pour capter les opportunités du cycle immobilier », analyse Samy Ouardini, cofondateur de Ramify.


