Et si l’on apprenait, enfin, à faire le pont avec
soi-même…Faire une vraie coupure est difficile : le mental continue souvent à
tourner, et la PNL permet justement de se reprogrammer à soi et à ses
connexions internes.
Paul Pyronnet, expert
en Programmation Neuro-Linguistique et fondateur du Paul Pyronnet Institut nous
en parle.
Les ponts de mai
arrivent bientôt. On saute dans une voiture, on quitte nos habitudes, on
s’offre une parenthèse, une escapade quelque part. Mais au fond, une question
demeure : parvient-on réellement, en si peu de temps, à se détacher de nos
traces du quotidien ? Paul Pyronnet nous invite à regarder au-delà du simple
changement de décor. Comme le rappelait Einstein : « On ne résout pas un
problème avec le même mode de pensée que celui dans lequel il a été créé,
changer d’espace extérieur ne suffit pas. C’est notre espace intérieur qui doit
basculer. ». À travers cette réflexion, Paul Pyronnet nous interroge
sur notre capacité à faire un véritable break, et sur la manière dont la PNL
peut devenir une clé pour opérer ce basculement intérieur essentiel.
Pourquoi change-t-on de
lieu sans jamais vraiment changer d’état intérieur ?
Parce que nous n’avons
pas seulement des journées chargées. Nous avons des habitudes internes qui
chargent ces journées des automatismes invisibles qui structurent notre façon
de penser, d’interpréter, d’anticiper. Comme une rivière qui reprend naturellement
son lit, notre mental recrée les mêmes schémas, même lorsque l’environnement
change !
Victor Frankl parlait
de cet espace immense qui existe entre un stimulus et notre réponse. Cet
espace, c’est là que réside notre liberté. Et les ponts de mai sont
peut-être l’une des rares occasions de le retrouver, de sortir de la réaction
pour entrer dans quelque chose de plus conscient, de plus choisi. La PNL
aide à se recentrer sur soi, à se reconnecter à ses émotions et à son monde
intérieur, pour reprendre contact avec ce qui se vit réellement en soi !
Comment se reconnecter
à soi-même avec la PNL ?
Pour parvenir à se
recentrer sur soi et à mobiliser les apports de la PNL ; je propose de
commencer à se poser des questions simples mais pas essentielles :
« Suis-je vraiment là,
dans ce moment ? Ou suis-je déjà ailleurs — dans la semaine passée ou dans
celle qui vient ? À quoi est-ce que j’accorde mon attention lorsque je
suis libéré du quotidien professionnel ? Ma famille, mes proches, moi-même ?
Et surtout, qui ai-je envie d’être — non pas au travail, mais ici et
maintenant, dans cet espace-là ? »
Des questions qui
n’appellent pas de réponses parfaites, mais qui ouvrent un espace de
conscience. Un espace de clarté dans lequel quelque chose de plus apaisé, de
plus juste, peut commencer à émerger.
Savons-nous vraiment
être présents à ce que nous vivons ?
Aujourd’hui, le luxe
n’est plus d’avoir du temps, nous en avons, nous le fuyons souvent.
Le vrai luxe, c’est de
remettre en valeur ce temps, d’arrêter de le traverser à toute vitesse pour le
traverser enfin pleinement. D’être présent à ce qu’on vit, présent à ceux qui
nous entourent, présent à soi-même.
C’est dans cet
espace-là, entre ce qu’on fait et ce qu’on vit, entre l’agitation du dehors et
le silence du dedans, que quelque chose de nouveau peut naître. Un peu comme au
printemps : c’est dans la pause que les fleurs apparaissent.
Et c’est précisément là que la PNL prend tout son sens : elle nous apprend à porter attention à notre expérience intérieure, à nos états, à nos automatismes, pour revenir à nous-mêmes et habiter pleinement l’instant. Non pas seulement changer de rythme, mais changer de regard, de présence, de manière d’être.


