La dotation globale de fonctionnement (DGF), principal soutien financier de l’État aux collectivités territoriales et à leurs groupements, a été mise en ligne le 31 mars 2026.
D’un montant supérieur
à 27 milliards d’euros, la DGF représente en moyenne 14% des recettes de
fonctionnement des communes, 18% de celles des EPCI à fiscalité propre et 11%
de celles des départements.
Une DGF stabilisée à un
niveau historiquement élevé, gage de confiance et de visibilité
En 2026, le montant de la DGF est sanctuarisé, consolidant ainsi trois années consécutives de hausse
(+790 millions d’euros entre 2023 et 2025). Ce choix constitue un signal
politique clair dans un contexte budgétaire national très exigeant : celui de préserver
la capacité d’action des collectivités tout en assurant la maîtrise des
finances publiques.
Cette stabilité offre
aux élus locaux une visibilité essentielle pour piloter leurs budgets et
sécuriser leurs politiques publiques. Elle traduit la volonté du Gouvernement
d’inscrire son soutien dans la durée, en garantissant un cadre financier
lisible et fiable.
Une solidarité
territoriale renforcée et pleinement assumée
La répartition de la
DGF pour 2026 confirme un renforcement significatif des mécanismes de
solidarité entre les territoires. L’effort de péréquation est amplifié afin de
mieux accompagner les collectivités confrontées à des fragilités économiques,
sociales ou démographiques.
Ainsi, le budget 2026
prévoit une augmentation de 150 millions d’euros de la dotation de solidarité
rurale (DSR) et de 140 millions d’euros de la dotation de solidarité urbaine
(DSU), celle-ci ayant été complétée par un effort supplémentaire de 10 millions
d’euros décidé par le Comité des finances locales.
Si la DGF est stable, il peut toutefois y avoir des variations pour certaines collectivités, au regard de l’évolution de leur population et de leur richesse. Ainsi, 52 % des communes bénéficient d’une progression de leur DGF en 2026. Lorsque des diminutions interviennent, elles demeurent dans la majorité des cas extrêmement limitées : pour près de 79 % des communes concernées, elles représentent moins de 1 % des recettes de fonctionnement.
Par ailleurs, 69 % des EPCI voient leur
dotation augmenter, tandis que les départements bénéficient d’une grande
stabilité, avec des variations limitées entre -0,14 % et +0,48 %. Ces résultats
témoignent de l’équilibre recherché entre solidarité et stabilité. En prenant
en compte la revalorisation substantielle de la DPEL en loi de finances (près
de 60M€), ce sont au total 73% des communes qui sont gagnantes.
Un soutien à
l’investissement important pour préparer l’avenir des territoires
Le Gouvernement
confirme également son engagement en faveur de l’investissement local, levier
essentiel du développement des territoires et de la transition écologique.
Les dotations
d’investissement sont ainsi préservées à un niveau élevé, avec un milliard
d’euros consacré à la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), 220
millions d’euros à la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) et
150 millions d’euros à la dotation politique de la ville (DPV). Ces moyens
permettent de soutenir concrètement les projets portés par les collectivités
dans tous les territoires.
Cet effort est complété par des dispositifs ciblés. Les aménités rurales bénéficient désormais de
110
millions d’euros, contre 40 millions en 2022, traduisant une reconnaissance
accrue des charges spécifiques pesant sur les communes rurales. Le Fonds vert
est porté à 850 millions d’euros, soit une augmentation de 200 millions d’euros
d’engagements par rapport à la copie initiale du PLF, afin d’accompagner les
collectivités dans leurs projets de transition écologique.
Par ailleurs, 50 millions d’euros sont mobilisés dans le cadre du programme Ponts pour soutenir l’entretien et la sécurisation des infrastructures locales. La dotation de soutien aux collectivités confrontées à des catastrophes naturelles (DSEC) est doublée, avec une hausse de 40 millions d’euros.
Enfin, le dispositif des zones
de revitalisation rurale (ZRR) est prorogé jusqu’en 2029, au bénéfice de plus
de 2 100 communes.
Une stratégie claire :
stabilité, équité et ambition pour les territoires
À travers la DGF, le
soutien aux maires dans l’exercice de leurs fonctions (DPEL revalorisée de près
de 60M€ et dotation aux maires pour près de 20M€), l’aide aux collectivités en
difficulté (renforcement de la péréquation et fonds de sauvegarde à hauteur de
600M€) et le soutien à l’investissement local, l’État confirme un cap clair et
constant : accompagner les collectivités territoriales dans la durée, soutenir
leurs projets et garantir l’égalité entre les territoires.
Ce choix politique traduit une conviction forte : les collectivités locales sont au cœur de l’action publique et constituent un levier déterminant pour répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux du pays.


