Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) soutient les pays en développement pour faire face à la triple crise planétaire du changement climatique, de l’érosion de la biodiversité et des pollutions. Depuis sa création, il a financé des projets dans plus de 170 pays, apportant plus de
18
milliards de dollars de dons et mobilisant plus de 130 milliards de dollars en
cofinancements.
La conférence des
donateurs qui s’est conclue le 9 avril 2026 a permis de mobiliser un ensemble
de ressources d’au moins 3,9 milliards de dollars pour la période 2026-2030.
Soutien de premier plan
depuis plus de trente ans, la France a pris toute sa part à cet effort
collectif en annonçant un don de 180 millions d’euros, dont 100 millions
d’euros programmés dans la loi de finances pour 2026 et 80 millions d’euros qui
seront soumis à l’approbation du Parlement dans le cadre du projet de loi de
finances pour 2027.
La diminution de 42 %
de la contribution française par rapport au cycle précédent participe au
nécessaire effort de consolidation budgétaire tout en préservant la place de la
France parmi les principaux donateurs.
Un an après le coup
d’envoi des négociations de cette 9ème reconstitution à Paris par la ministre
de la Transition écologique, le compromis obtenu est pleinement aligné avec les
priorités de la France :
• 35 % des financements du FEM seront consacrés
aux pays les moins avancés et petits États insulaires en développement tandis
que les grandes économies émergentes verront leur allocation réduite.
• Les procédures seront simplifiées pour
renforcer l’accessibilité des financements.
• Le FEM approfondira sa coordination avec les
banques multilatérales de développement et les fonds multilatéraux pour le
climat et l’environnement.
• La mobilisation de financements privés
constituera un axe prioritaire.
• Le FEM continuera d’appuyer six conventions
environnementales internationales, en renforçant ses financements pour les
océans et la lutte contre les produits chimiques et déchets, en particulier la
pollution plastique.
Roland Lescure, ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique a déclaré : « En conciliant responsabilité budgétaire et engagement international pour l’environnement, la contribution financière de la France exprime tout notre soutien au Fonds pour l’Environnement Mondial qui demeure un outil puissant et efficace pour réduire la fragmentation de l’aide, abaisser les coûts de transaction et maximiser les impacts. J’appelle tous les pays en capacité de contribuer à formaliser leur soutien financier dès que possible pour ensemble lutter contre la triple crise planétaire. »


