L’Autorité des marchés financiers (AMF)
publie une version enrichie de son tableau de bord trimestriel des
investisseurs actifs en bourse, qui s’appuie sur les données fournies par les
prestataires financiers européens. Cette nouvelle édition révèle une activité
sans précédent des particuliers : en 2025, près de 2,5 millions de Français ont
réalisé une transaction sur les marchés boursiers, soit le plus haut niveau
jamais enregistré depuis 2020.
Un engouement croissant
des Français pour l’investissement en actions
En 2025, un peu plus
d’1,9 million de Français ont réalisé au moins un achat ou une vente d’actions,
un chiffre en hausse de 21 % par rapport à l’année précédente (1,5 million).
Sur l’ensemble de la période 2021-2025, les marchés d’actions ont ainsi attiré
plus de 3,8 millions d’investisseurs particuliers.
Au total, l’AMF recense
56 millions de transactions en actions réalisées par des particuliers en 2025
(41 millions en 2024) dont une part croissante est effectuée auprès
d’établissements dont le siège est établi dans un pays de l’Union européenne
autre que la France (26 % en 2025 après 18 % un an plus tôt). Les transactions
réalisées auprès de ces prestataires européens ont représenté 15 % des montants
totaux échangés sur des actions en 2025.
Un doublement du nombre
de transactions en ETF
S’agissant des ETF, le
nombre de Français ayant effectué au moins une transaction sur cet instrument
en 2025 fait un bond de 83 % par rapport à l’année précédente, avec plus d’1,1
million d’investisseurs
(607 000 en 2024). En 5 ans, l’AMF comptabilise près de
5 fois plus d’investisseurs en ETF
(223 000 en 2020).
L’AMF enregistre par
ailleurs un doublement du nombre des transactions en ETF réalisées par les
Français en 2025 (14,4 millions, après 6 millions en 2024) dont 47 % sont
effectuées auprès d’établissements établis dans l’Union européenne, hors France
(23 % en 2024). Les transactions réalisées auprès de ces prestataires européens
ont représenté 20% des montants totaux échangés sur des ETF en 2025.
Des nouveaux
investisseurs toujours plus nombreux
En trois ans, 1,6
million de nouveaux investisseurs se sont lancés en Bourse (780 000 en 2025,
516 000 en 2024 et 329 000 en 2023). Les nouveaux investisseurs sont ceux qui
ont réalisé une transaction d’achat pour la première fois depuis le 1er janvier
2018.
En 2025, aussi bien
pour les actions que pour les ETF, les nouveaux investisseurs ont été
majoritairement clients d’établissements établis dans un pays de l’Union
européenne autre que la France : c’est le cas pour 61 % des nouveaux
investisseurs français en actions (dont les investissements en actions ont
représenté 14 % des montants investis par les nouveaux investisseurs) et 49 %
des nouveaux investisseurs français en ETF (24 % des montants investis par les
nouveaux investisseurs en ETF).
En parallèle, l’AMF
observe un rajeunissement significatif des investisseurs en actions et en ETF.
L’âge moyen des investisseurs en actions est ainsi passé de 51 ans au dernier
trimestre 2024, à 48 ans au même trimestre en 2025. Cette tendance se retrouve
chez les investisseurs en ETF dont l’âge moyen a reculé de 41 à 38 ans sur la
même période.
Un tableau de bord au
périmètre élargi et aux données enrichies
Afin d’avoir une vision
plus complète de l’activité des investisseurs particuliers, le tableau de bord
prend désormais en compte les investisseurs français réalisant des transactions
auprès de prestataires de services d’investissement (PSI) dont le siège se
situe dans l’Union européenne (UE) sur un instrument financier négocié sur un
marché français constituant son principal lieu de liquidité (il est alors sous
la compétence de l’AMF).
Il distingue ainsi deux
types d’investisseurs :
• les investisseurs
particuliers français réalisant des transactions auprès de prestataires dont le
siège se situe en France ;
• les investisseurs
particuliers français réalisant des transactions auprès de prestataires dont le
siège se situe dans l’UE mais hors de France, sur des instruments financiers
sous compétence de l’AMF.
Afin de réaliser ce tableau de bord, l’AMF s’appuie sur les données de transactions fournies par les établissements financiers européens, depuis l’entrée en vigueur de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers MIF2 en janvier 2018. Les prestataires de services d’investissement doivent notamment indiquer le type d’instrument financier traité ainsi que le montant et le « sens » de l’ordre (achat ou vente).


