Face au conflit persistant au Moyen-Orient, la CAPEB en appelle à
la responsabilité de l’ensemble de la filière du bâtiment et demande désormais
au Gouvernement d’agir pour prévenir toute hausse excessive des prix des
matériaux et des carburants, afin de protéger les entreprises artisanales du
bâtiment, déjà très fragilisées par une activité en recul depuis deux ans.
Depuis plus de neuf
trimestres, le secteur de l’artisanat du bâtiment traverse une crise
structurelle, avec une baisse d’activité de près de 4% et la perte de 30 000
emplois. Le contexte international actuel constitue donc une source de
préoccupation majeure pour les artisans, qui éprouvent déjà des difficultés
pour maintenir leur activité et préserver les emplois.
« Nous devons agir
collectivement avec la plus grande vigilance pour éviter que cette crise ne
fragilise davantage les petites entreprises du bâtiment. J’en appelle à la
responsabilité de tous : après deux ans de crise, nos entreprises ne se
relèveraient pas d’une nouvelle inflation des prix des matériaux. Nous demandons au
Gouvernement la mise en place dans les meilleurs délais d’un comité de crise
dédié pour suivre de près l’évolution des prix et éviter toute dérive. », déclare
Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB.
À l’instar de l’action
qu’elle avait engagée lors de la crise ukrainienne pour préserver le niveau
d’activité de la filière dans un contexte de hausse continue des prix, la CAPEB
alerte les acteurs du secteur, notamment les industriels et les distributeurs,
sur les conséquences d’une augmentation des prix des matériaux pour les
entreprises artisanales du bâtiment déjà fragilisées et les appelle à s’engager
sans tarder à limiter au maximum les répercussions de cette crise.
La CAPEB salue d’ores
et déjà les acteurs qui ont respecté les engagements pris dans le cadre de la
démarche inter-filière inédite initiée par la CAPEB lors du déclenchement de la
guerre en Ukraine, et notamment le délai de prévenance demandé avant toute
hausse de prix.
La CAPEB appelle
désormais le Gouvernement à réactiver le comité de crise interministériel dédié
au bâtiment, créé à la demande de la CAPEB lors de la guerre en Ukraine, pour
suivre avec la plus grande attention l’évolution des prix des matériaux.
Concernant les hausses
des prix du pétrole, qui se répercutent déjà à la pompe, un accompagnement de
l’État est indispensable pour permettre aux entreprises d’absorber
l’augmentation du GNR et continuer à travailler dans de bonnes conditions.
Pour sa part, la CAPEB
a réactivé son Observatoire des prix afin de suivre l’évolution de l’inflation
et analyse la situation avec l’ensemble de son réseau départemental, notamment
via une enquête diligentée et des réunions de crise avec les élus sur le terrain.
Dans ce contexte de tension économique renforcée, l’adoption de mesures permettant de faciliter l’accès aux marchés des entreprises artisanales et de soutenir leur niveau d’activité devient d’autant plus urgente. Nous appelons de nos vœux des initiatives concrètes, à l’image de l’évolution du RGE, qui constitueraient, dans une période incertaine et anxiogène, un signal positif en direction des artisans du bâtiment.


