Devis, conditions générales, conditions particulières, fiches d’information, annexes…
À chaque souscription, les assurés reçoivent une quantité croissante de documents.
Résultat : l’information existe, mais elle est difficilement exploitable.
Selon une étude Ipsos menée pour Giva auprès de 1 000 Français, cette complexité documentaire contribue à une perte de visibilité sur la protection réelle des foyers.
Loin
d’un manque d’intérêt, c’est l’accumulation et la technicité des informations
qui freinent la compréhension des contrats d’assurance.
Une implication
déclarée forte… mais une maîtrise limitée
L’étude révèle que près
d’un foyer sur deux détient quatre contrats d’assurance ou plus, et que 60 %
sont répartis chez au moins deux assureurs différents.
Cette fragmentation
multiplie les documents et rend difficile une vision globale des garanties
souscrites. Habitation, auto, santé, prévoyance, emprunteur, protection
juridique : chaque contrat obéit à ses propres règles, vocabulaires et formats.
Une information
abondante, mais difficilement lisible
Un contrat d’assurance
ne se résume pas à un simple devis. Il s’accompagne généralement :
• de conditions générales parfois longues de
plusieurs dizaines de pages,
• de conditions particulières,
• le devis,
• l’étude de besoin,
• d’une fiche d’information produit (IPID),
• et, selon les contrats, de documents annexes
complémentaires.
Cette superposition de
supports vise à informer l’assuré, mais elle génère en pratique une surcharge
informationnelle. Selon les observations terrain de Giva, peu d’assurés
prennent le temps de lire l’ensemble des documents, se concentrant
principalement sur le prix affiché au moment de la souscription.
Jargon technique et
perte de repères
À cette profusion
documentaire s’ajoute un langage technique souvent difficile à décrypter :
franchises, exclusions, plafonds d’indemnisation, vétusté, subrogation,
garanties optionnelles. Des notions essentielles pour comprendre sa couverture,
mais rarement formulées dans un langage accessible.
Par ailleurs, l’usage récurrent d’acronymes CRM (coefficient de réduction Majoration), MRH
(Multirisque Habitation), CRD (Capital Restant Dû), GAV (Garantie Accident de
la vie)… sont autant de freins à la bonne appropriation des termes.
Cette complexité crée un décalage entre la perception de protection et la réalité contractuelle.
Les
conséquences apparaissent souvent tardivement, au moment du sinistre, lorsque
l’assuré découvre que certaines situations ne sont pas couvertes ou que des
garanties sont limitées.
Multicontractualisation :
doublons et zones non couvertes
La dispersion des
contrats entre plusieurs assureurs accentue ce phénomène. L’étude Ipsos–Giva
montre que près de la moitié des foyers ne dispose pas d’une vision consolidée
de l’ensemble de ses assurances.
Dans ces
configurations, il devient difficile d’identifier :
• des garanties redondantes,
• des protections souscrites plusieurs fois via
différents contrats,
• ou, à l’inverse, des risques insuffisamment
couverts.
Rendre l’information
exploitable, un enjeu central pour les assurés. Pour Giva, l’enjeu
n’est pas d’ajouter de nouveaux documents, mais de rendre l’existant
compréhensible et lisible :
« Les Français ne manquent pas d’information, ils manquent de clarté, explique Tristan de La Martinière, cofondateur de Giva. Lorsque les contrats sont nombreux, répartis entre plusieurs acteurs et rédigés en langage technique, il devient très difficile de savoir ce que l’on couvre réellement. La première étape consiste à centraliser et traduire ces informations pour permettre une vision globale et cohérente de la protection du foyer. »


