Giva, plateforme
de regroupement d’assurances, alerte sur les causes réelles de la flambée et
les leviers pour reprendre le contrôle.
C’est l’une des hausses
les plus silencieuses et les plus lourdes du budget des ménages : en quatre
ans, la prime moyenne d’assurance habitation est passée de 190€ à 265€ par an,
soit +39%. Et les projections 2025 annoncent encore de +7 à +9%.
Derrière cette
inflation apparente se cache une réalité moins visible : des contrats
illisibles, rarement réévalués et souvent mal calibrés, qui conduisent des
millions d’assurés à payer trop — parfois pour des garanties inutiles.
Un cocktail de
facteurs… et un angle mort
Hausse du coût des
réparations (+14% depuis 2021), multiplication des sinistres climatiques (1,2
million par an), inflation des matériaux… autant d’éléments tangibles qui
expliquent la dérive des primes.
Mais selon Giva, un
autre phénomène amplifie silencieusement la facture : l’absence de mise à jour
et de compréhension des contrats d’assurance habitation.
Selon Tristan de la
Martinière, co-fondateur de Giva : « On retrouve systématiquement
les mêmes anomalies : des garanties en doublon, des options facturées alors
qu’elles sont déjà incluses ailleurs, et des franchises qui ne correspondent
plus à la réalité du foyer. Résultat : beaucoup d’assurés sont persuadés d’être
bien protégés, alors qu’ils paient surtout pour des protections inadaptées.”
1 assuré sur 2 paie
trop cher
Les analyses menées par
Giva montrent que près d’un assuré sur deux, règle aujourd’hui, une prime
supérieure à ce qu’elle devrait être au regard de sa situation réelle.
En auditant et en
regroupant les contrats d’un même foyer (habitation, auto, santé, protection
juridique…), Giva observe 15 à 35% d’économies en moyenne, sans retirer les
garanties essentielles. Cette optimisation repose sur trois leviers majeurs :
• simplifier les protections (beaucoup de
foyers paient pour des garanties qui ne les concernent pas),
• ajuster les franchises pour mieux équilibrer
prime et risque,
• centraliser les assurances pour renforcer le
pouvoir de négociation.
Trois réflexes pour
alléger immédiatement sa prime
1. Bien étudier son
contrat -
les Français ne connaissent pas ou mal les garanties dans leur contrat
d’habitation. Cela les amène à doubler les garanties et donc à perdre de
l’argent. Le conseil simple c’est de bien étudier son contrat pour éviter les
doublons et être le mieux assuré possible. En faisant cela il est possible
d’adapter les garanties à son mode de vie.
2. Opter pour une
franchise ajustée -
La franchise, c’est la somme que l’assuré doit payer de sa poche en cas de
sinistre. Plus elle est élevée, plus la prime annuelle baisse. Pourtant, c’est
l’un des leviers d’économie les moins utilisés : près de 60 % des foyers
conservent par défaut la franchise minimale… alors qu’ils pourraient réduire
significativement leur facture.
Augmenter sa franchise
de seulement 100 à 150€ peut faire baisser la prime de 8 à 12%, parfois
davantage selon les assureurs. Une économie immédiate qui n’impacte le budget
qu’en cas de sinistre
— et seulement si celui-ci est déclaré.
3. Regrouper ses
assurances pour augmenter son pouvoir de négociation - Centraliser plusieurs
contrats (habitation, auto, santé, protection juridique…) chez un même assureur
permet d’obtenir des remises significatives : jusqu’à 30% de réduction,
simplement grâce à l’effet de volume. En regroupant ses assurances, l’assuré
devient un client « à forte valeur », ce qui améliore son pouvoir de
négociation et facilite l’accès à de meilleures garanties pour un prix
inférieur.
C’est le levier le plus
puissant pour faire chuter les tarifs. En regroupant et renégociant l’ensemble
des contrats, Giva obtient des économies bien supérieures à celles obtenues sur
un contrat isolé.
Un besoin urgent de
transparence
Pour Giva, la flambée
des prix révèle un enjeu plus profond : l’opacité du marché. Les assurés ne
manquent pas de bonne volonté, mais de lisibilité.
Tristan de la Martinière poursuit : « L’enjeu n’est pas seulement économique, il est aussi pédagogique. Tant que les contrats resteront complexes et que les assurés n’auront pas une vision claire de ce pour quoi ils paient, la dérive continuera. Notre mission est de créer les conditions d’un choix éclairé : comprendre, comparer et optimiser. »


