Principaux enseignement de la 14e édition du baromètre offres publiques 2025, réalisée par Olivier Guignon, associé-gérant de la banque d’affaires Alantra, et ses équipes.
• Le nombre d’offres publiques annoncées est en
baisse substantielle (-30%), passant de 30 en 2024 à 21 en 2025. Le contexte
politique français, perçu comme relativement instable, y est pour beaucoup.
Face à l’incertitude, les différents types d’initiateurs, tant industriels que
financiers, ont faire preuve d’attentisme.
• La prime médiane offerte aux actionnaires a
nettement reculé (22% vs 31,6%) tout comme la prime moyenne (32,7% vs 43,9%).
Cela peut, en partie, s’expliquer par le renchérissement des valorisations
boursières dans le sillage de la hausse d'environ 10% du SBF 120 et du CAC 40
en 2025.
• 63% des offres ont eu lieu sur Euronext
contre 44% en 2024, et 37% sur Euronext Growth. Après une année 2024 record
pour Euronext Growth, la part d’offres lancées sur ce marché recule en 2025.
Plus prudents, les investisseurs ont eu tendance à privilégier des opérations
de taille plus conséquente.
• Les financiers ont, en proportion, initié
davantage d’offres (47% vs 33% en 2024) que l’an passé. Cette dynamique
s’explique principalement par la volonté des investisseurs financiers de
procéder à des tentatives de retrait de la cote de sociétés dont ils sont, le
plus souvent, déjà actionnaires majoritaires, voire déjà détenteurs de plus de
90 % du capital.
• 61% des offres visent un retrait de la cote.
• Comme les années précédentes, le secteur « Telecom, Media et Technologie (TMT) » demeure largement représenté en 2025, avec 4 offres, soit 21% des offres déposées.


