Le contexte géopolitique international ne pousse pas à l’acquisition d’un logement neuf :
les tensions au Moyen-Orient ravivent l’inquiétude des ménages et les incitent à la prudence.
A ce climat
international vient se rajouter l’incertitude qui entoure le budget 2027 et
l’approche de l’élection présidentielle, dissuadant ménages et investisseurs de
s’engager. Mêmes causes, mêmes
effets : comme au premier trimestre, ce contexte
pèse une nouvelle fois directement sur les résultats.
Les ventes en bloc
s’effondrent, les particuliers décrochent
Après une relative stabilisation à un niveau bas depuis 2023, les ventes de logements neufs enregistrent une nouvelle chute au deuxième trimestre 2026 : -23,6% sur un an. Sur l’ensemble du premier semestre, la baisse atteint 18,3%, faisant passer les réservations sous le seuil jamais atteint jusqu’à présent des
40 000 logements.
Cette nouvelle
dégradation s’explique principalement par l’effondrement des ventes en bloc,
qui chutent de 40,8% au T2. Les ventes aux particuliers reculent également de
11,3%, avec une baisse particulièrement marquée chez les propriétaires
occupants (-17,9 %).
Seules les ventes aux investisseurs particuliers amorcent une très timide reprise (+13,4 % au T2).
Ce
« rebond », que le nouveau statut du bailleur privé pourrait contribuer à
conforter, reste toutefois fragile et porte encore sur des volumes particulièrement
faibles.
Une note d’espoir… à
moyen terme : le logement s’invite dans le débat présidentiel
Signe positif dans ce
contexte morose : le logement redevient, progressivement, un objet politique.
Lors du débat de la présidentielle organisé à La REF (Medef), le 27 août 2026,
plusieurs candidats s’en sont spontanément saisis. Il y a été question de la
mise en œuvre d’un « vrai statut du bailleur privé » ou encore de simplifier
drastiquement les règles de construction.
En outre, les débats
passés et à venir lors de l’examen du projet de loi visant la relance et la
décentralisation du logement participent à cette volonté de trouver des
solutions.
Ces prises de position
confirment que le logement retrouve, peu à peu, la place qu’il mérite dans le
débat public, une évolution que la FPI suivra avec attention.
Conclusion de Pascal Boulanger, Président de la FPI : « Quand le bâtiment va, tout va. Nous sommes entendus, le logement revient en force dans le débat présidentiel. Nombre de candidats l’ont bien compris. Mais il y a péril en la demeure. Les Français et l’économie française ne peuvent pas attendre.
Le gouvernement, comme il s’y est engagé auprès de moi, doit absolument renforcer le Statut du Bailleur Privé pour qu’il puisse réellement atteindre les objectifs fixés ensemble. Des objectifs dont nous sommes encore très loin ».


