Connexion
/ Inscription
Mon espace
Tribunes & Témoignages
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Tribune] Livret A à 30 000 € pour le climat : bon réflexe écologique, mauvaise idée pour l'épargne ?

Alors que le Livret A subi une décollecte importante (-5,93 milliards d’euros fin juin, une première depuis 2008), le gouvernement envisage de porter son plafond de 22 950 € à 30 000 €.


Objectif : capter plus d'épargne via la Caisse des Dépôts, qui réinvestit cet argent dans des projets d'intérêt public, et ainsi dégager de nouvelles marges de financement pour le Plan national d’adaptation au changement climatique.

 

Si l'urgence climatique nécessite bien de trouver de nouveaux leviers de financement, Thomas Perret, président fondateur de Mon Petit Placement, la startup qui démocratise l’investissement pour les particuliers, rappelle l'importance de distinguer l'épargne de précaution du placement à plus long terme pour préserver le pouvoir d'achat des 58 millions de détenteurs du livret.

 

« Relever ce plafond pour financer l'adaptation au changement climatique est une initiative dont l'intention est très louable. Cependant, il est essentiel de garder en tête la nature même du Livret A : c'est un outil d'épargne de précaution, idéal pour constituer une réserve de sécurité immédiatement disponible en cas de besoin. En règle générale, il est recommandé d'y conserver l’équivalent de 3 à 6 mois de salaire au maximum. Au-delà, l'argent déposé ne fructifie pas suffisamment pour faire face à la baisse du pouvoir d'achat », nuance Thomas Perret.

 

Pour Mon Petit Placement, l'enjeu actuel est d'allier la mobilisation des finances au service du climat avec une véritable pédagogie financière pour les épargnants.

 

« Plutôt que de pousser les ménages à accumuler davantage de liquidités sur des supports à faible rendement, il gagne à y avoir un accompagnement plus global. L'objectif est d'aider les Français à faire travailler activement la partie de leur épargne qui dépasse leur besoin de sécurité, en leur faisant découvrir des outils d'investissement diversifiés, adaptés à leurs projets et leur permettant de faire fructifier leur épargne. Il existe également des solutions spécifiques (label Grenfin par exemple) pour ceux qui souhaitent investir en accord avec leurs convictions environnementales », complète Thomas Perret.

Lire la suite...


Articles en relation