Alors que le Livret A subi
une décollecte importante (-5,93 milliards d’euros fin juin, une première
depuis 2008), le gouvernement envisage de porter son plafond de 22 950 € à 30
000 €.
Objectif : capter plus d'épargne
via la Caisse des Dépôts, qui réinvestit cet argent dans des projets d'intérêt
public, et ainsi dégager de nouvelles marges de financement pour le Plan
national d’adaptation au changement climatique.
Si l'urgence climatique
nécessite bien de trouver de nouveaux leviers de financement, Thomas Perret,
président fondateur de Mon Petit Placement, la startup qui démocratise
l’investissement pour les particuliers, rappelle l'importance de distinguer
l'épargne de précaution du placement à plus long terme pour préserver le
pouvoir d'achat des 58 millions de détenteurs du livret.
« Relever ce plafond
pour financer l'adaptation au changement climatique est une initiative dont
l'intention est très louable. Cependant, il est essentiel de garder en tête la
nature même du Livret A : c'est un outil d'épargne de précaution, idéal pour constituer
une réserve de sécurité immédiatement disponible en cas de besoin. En règle
générale, il est recommandé d'y conserver l’équivalent de 3 à 6 mois de salaire
au maximum. Au-delà, l'argent déposé ne fructifie pas suffisamment pour faire
face à la baisse du pouvoir d'achat », nuance Thomas Perret.
Pour Mon Petit
Placement, l'enjeu actuel est d'allier la mobilisation des finances au service
du climat avec une véritable pédagogie financière pour les épargnants.
« Plutôt que de pousser les ménages à accumuler davantage de liquidités sur des supports à faible rendement, il gagne à y avoir un accompagnement plus global. L'objectif est d'aider les Français à faire travailler activement la partie de leur épargne qui dépasse leur besoin de sécurité, en leur faisant découvrir des outils d'investissement diversifiés, adaptés à leurs projets et leur permettant de faire fructifier leur épargne. Il existe également des solutions spécifiques (label Grenfin par exemple) pour ceux qui souhaitent investir en accord avec leurs convictions environnementales », complète Thomas Perret.


