Faits saillants
• 50 % des Français jugent
l’investissement locatif attractif
• 22 % envisagent d’acheter
pour louer d’ici un an
• 68 % jugent que le rôle des
bailleurs privés est essentiel ou important pour loger les Français
• 56 % jugent l’immobilier
hors de portée des classes moyennes
• 40 % citent les impayés ou
le squat parmi les principaux freins à l’investissement locatif
• 23 % des investisseur
potentiels attendent une meilleure protection contre les impayés et le squat
• 64 % des acquéreurs
potentiels visent un budget inférieur à 150 000 €
• 33 % pourraient avancer ou
reporter leur projet selon l’issue de la présidentielle
Envie de pierre, peur
du vide. Tel est le paradoxe qui traverse le marché immobilier en 2026.
Tiraillé entre incertitudes fiscales, débats sur l’encadrement des loyers,
évolution des normes énergétiques et interrogations sur la protection contre
les impayés, un Français sur trois pourrait avancer ou reporter son projet
selon l’issue du scrutin. À l’aube d’une échéance électorale majeure, la
première édition du baromètre Maslow.immo prend le pouls des Français :
pragmatiques, contraints par de petits budgets, en quête absolue de sécurité.
Investissement locatif
: l’envie à l’épreuve du risque
Beaucoup d’envie, des hésitations et pas mal de craintes. C’est le portrait en triptyque de l’investissement locatif aujourd’hui. Un Français sur deux (50 %) juge ce placement attractif, si ce n’est très attractif (11 %). Face aux placements concurrents, l'immobilier locatif tient sa place : 23 % des Français le citent parmi
les plus attractifs, juste derrière l'assurance-vie (35 %) et les livrets réglementés (28 %), à jeu égal avec
la Bourse (22 %).
Il conserve son image de
valeur refuge, capable de protéger contre l’inflation et de générer des revenus
réguliers. Un Français sur 5 (22 %) envisage d’acheter un bien pour le louer
d’ici un an.
L’étude Maslow.immo révèle toutefois la grande contradiction du marché : un intérêt très fort pour la pierre, mais un placement devenu difficilement accessible aux ménages et source d’incertitudes.
56 % des Français estiment que l’investissement immobilier n’est pas vraiment, voire pas du tout, à la portée des classes moyennes. Le problème n’est plus seulement d’avoir les moyens d’acheter. C’est aussi d’avoir les moyens de prendre le risque de louer. Deux Français sur trois (68 %) jugent à ce titre que les bailleurs privés jouent un rôle essentiel (32 %) ou important (36 %) pour loger les Français. Parmi les principaux freins, le risque d’impayés ou de squat (40 %) arrive au même niveau que le prix des biens
(39 %), suivi par les taux (34 %), les charges et la taxe foncière (27 %) ou le
manque d’apport (25 %).
2027. Les investisseurs
posent leurs conditions
Les solutions attendues par les candidats à l’investissement répondent trait pour trait aux inquiétudes exprimées. En tête des attentes, à égalité : une meilleure protection contre les impayés et le squat
(23 %) et une baisse des prix des biens (22 %), devant
la baisse des taux de crédit (17 %). Plus largement, l’étude dessine le
portrait d’un investisseur prudent, pragmatique, qui privilégie des projets aux
budgets modérés. 64 % des acquéreurs potentiels envisagent ainsi de consacrer
moins de 150 000 € à leur investissement. Seuls 6 % tablent sur 250 000 € ou
plus.
Dans ce contexte,
difficile pour l’échéance présidentielle de rester totalement étrangère aux
décisions d’investissement. Un Français sur trois (33 %) reconnaît que l’issue
du scrutin pourrait influencer sa décision : 12 % pourraient avancer leur
projet, 21 % le reporter. Car l’investissement immobilier locatif n’est pas
seulement un calcul de rentabilité brute. C’est aussi un acte de confiance à
long terme. Et pour les personnes concernées, cette confiance dépendra de la
situation économique générale (34 %) et de la fiscalité immobilière (26 %),
devant le climat politique et social (21 %).
2027, une attente de
visibilité
« Ces dernières années, les investisseurs particuliers ont dû composer avec des changements successifs de fiscalité, de normes énergétiques et d’encadrement des loyers. Deux Français sur trois reconnaissent le rôle essentiel des bailleurs privés dans le logement. Notre baromètre montre ce qui les retient d'investir : la sécurité et les prix, avant même la fiscalité. Protéger ceux qui logent les Français, c'est agir pour le logement de tous. À quelques mois de l’élection présidentielle, beaucoup attendent avant tout un cadre stable et lisible pour investir sereinement », conclut Pierre-Emmanuel Jus, Directeur délégué de Maslow.immo.


