Cloudflare, le leader dans le domaine du cloud de connectivité, annonce de nouvelles données issues de Cloudflare Radar révélant comment la Coupe du monde 2026 a transformé les usages d’Internet à travers le monde.
Horaires des rencontres, popularité des équipes, recours au
streaming ou pauses dans le jeu : l’analyse du trafic observé en juin et
juillet 2026 montre que chaque match a imprimé sa propre empreinte sur
l’activité en ligne.
L’horaire des matchs
transforme les comportements en ligne
Pour mesurer l’impact
de la compétition, Cloudflare Radar a comparé le trafic Internet observé
pendant les rencontres avec le niveau médian enregistré au cours des quatre
semaines précédentes. Cette méthode permet d’identifier les variations propres
à chaque pays, indépendamment du volume habituel de son trafic.
Les écarts les plus
importants ont été observés lorsque les matchs se déroulaient pendant la nuit
ou tôt le matin. À ces horaires, normalement marqués par une faible activité en
ligne, les supporters restant éveillés ou se levant spécialement pour assister
aux rencontres ont parfois fait plus que doubler le trafic habituel.
À l’inverse, les matchs
disputés pendant les heures de travail ont généralement entraîné une baisse de
l’activité en ligne. Les internautes, déjà connectés au cours de la journée,
délaissaient alors temporairement leurs usages habituels pour se concentrer sur
la rencontre.
Le match opposant le
Brésil au Japon illustre cette différence. Alors que le coup d’envoi
intervenait pendant la journée au Brésil, le trafic brésilien est tombé sous
son niveau normal. Au Japon, où la rencontre était diffusée en pleine nuit, le
trafic a au contraire atteint environ deux fois son niveau habituel.
L’Argentine, la France
et la Norvège parmi les équipes qui ont le plus mobilisé Internet
Le match ayant provoqué
la plus forte variation du trafic mondial n’était ni la finale ni une
demi-finale. Il s’agissait du quart de finale entre l’Argentine et la Suisse,
remporté 3-1 par l’Argentine. Cette rencontre a fait varier le trafic mondial
d’un facteur d’environ 1,26, devant la demi-finale entre la France et
l’Espagne, dont le facteur d’impact s’est établi à 1,21.
Sur l’ensemble de la
compétition, l’Argentine est également l’équipe ayant exercé la plus forte
attraction sur les internautes. Lors de ses matchs, le trafic du pays médian
s’est écarté d’environ 17 % de son niveau habituel. La présence de l’équipe
championne en titre et la possibilité que chaque rencontre à élimination
directe constitue l’une des dernières apparitions de Lionel Messi en sélection
ont contribué à cette attention mondiale.
La France, le Brésil,
le Portugal, le Maroc et l’Espagne figurent également parmi les équipes les
plus suivies. La Norvège se distingue elle aussi, portée notamment par la
popularité internationale d’Erling Haaland.
La compétition a par
ailleurs eu un effet direct sur certains usages numériques. Dès le match
d’ouverture, Cloudflare a observé une augmentation générale des requêtes
dirigées vers les sites de jeux d’argent et de paris sportifs. Alors que ce
trafic suivait auparavant un rythme hebdomadaire clairement identifiable, il
est devenu beaucoup plus régulier pendant le tournoi, en raison de la
succession presque quotidienne des rencontres.
Mi-temps, streaming et
pauses d’hydratation : chaque interruption laisse une trace
L’analyse de Cloudflare
Radar fait apparaître trois grands types de comportements nationaux. Dans le
groupe le plus important, réunissant 44 pays et 101 matchs, le trafic Internet
progressait pendant la mi-temps et les pauses d’hydratation. Dès que le jeu
s’interrompait, les spectateurs profitaient de ces quelques minutes pour
consulter leur téléphone, les réseaux sociaux ou d’autres services en ligne.
Dans un groupe plus
restreint, comprenant notamment l’Algérie, la Tunisie, la Jordanie, l’Égypte et
la République démocratique du Congo, le phénomène inverse a été observé. Le
trafic diminuait pendant la mi-temps avant de repartir au début de la seconde période.
L’analyse des types de
contenus consultés montre qu’une part importante de la hausse enregistrée
pendant les matchs dans ces pays provenait des services multimédias et de
streaming. Les spectateurs utilisant Internet pour regarder la rencontre
restaient connectés pendant le jeu, mais interrompaient parfois leur diffusion
pendant la mi-temps.
Même les pauses
d’hydratation, pourtant limitées à environ trois minutes, ont suffi à modifier
les usages. Dans de nombreux pays, le trafic augmentait brièvement dès l’arrêt
du jeu, avant de redescendre au moment de la reprise. Ces variations montrent
qu’à l’échelle mondiale, les grandes compétitions sportives façonnent
l’activité numérique jusque dans les moments les plus courts d’une rencontre.
Grâce à son réseau mondial comprenant plus de 330 points de présence, Cloudflare peut observer la manière dont les grands événements culturels, sportifs et médiatiques influencent les usages d’Internet. Les données interactives relatives au trafic, à la sécurité et aux principales tendances du réseau sont disponibles sur Cloudflare Radar.


