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[Expertises] 96% des entreprises n’entrevoient pas d’amélioration de la situation économique française dans les 6 prochains mois

Baromètre Cabinet ARC / IFOP


Dans un environnement économique français et européen marqué par de profondes turbulences, le Cabinet ARC et l’IFOP publient les résultats de leur étude consacrée à l’état d’esprit et à la santé financière des entreprises françaises. Elle analyse leur perception de la conjoncture, les enjeux auxquels elles font face en matière de financement et de gestion de trésorerie, ainsi que l’impact des retards de paiement sur leur activité.

 

Extrait du Baromètre

 

1/ Perception de l’activité et de la conjoncture

 

25% des chefs d’entreprise anticipent une baisse de leur activité dans 6 mois, en progression.

63% prévoient une stabilité, en baisse sur deux trimestres.

12% seulement envisagent une croissance.

96% estiment que la situation économique ne s’améliorera pas dans les 6 prochains mois, 61% pensent qu’elle se dégradera davantage.

45% pensent qu’il faudra 3 à 5 ans pour retrouver leur niveau financier d’avant crises, 51% tablent sur
1 à 2 ans.


 


2/ Confiance et investissements

 

78% considèrent que le contexte freine leurs décisions d’investissement, principalement à cause du coût de l’énergie, de l’inflation, des tensions de trésorerie et des difficultés de recrutement.

69% croient à une augmentation des dépôts de bilan chez leurs clients.

La majorité des entreprises redoutent un retrait des banques (69%) et des assureurs-crédit (49%)
vis-à-vis des TPE/PME.




3/ Pratiques de paiement et gestion de trésorerie

 

96% constatent une absence d’amélioration dans les délais de paiement, qui ont augmenté à 18,9 jours en moyenne.

80% allongent leurs délais de paiement à leurs fournisseurs pour pallier leurs tensions de trésorerie.

71% souhaitent créer une notation « délais de paiement » pour évaluer leurs partenaires.

93% considèrent que les retards mettent en danger leur santé financière, 84% jugent l’affacturage trop coûteux.

 


4/ Réglementation et dispositifs

 

59% soutiennent le plafonnement des amendes administratives à 1% du chiffre d’affaires, contre

2 millions d’euros actuellement.

La généralisation de la facturation électronique inquiète, 50% doutent de la préparation des TPE/PME, et 84% craignent un allongement des délais.

51% des PME renoncent à répondre à des appels d’offres publics par crainte d’impayés.

71% réclament une notation « délais de paiement » pour mieux évaluer la solvabilité des partenaires.




5/ Secteur public et accompagnement

 

62% jugent que les dirigeants de TPE/PME manquent d’accompagnement juridique pour faire face aux difficultés.

66% ignorent les missions du médiateur du crédit, 58% celles du médiateur des entreprises.

64% pensent qu’une loi sur le fonds étatique pour les impayés pourrait améliorer le respect des échéances.

 


6/ Conclusion

La majorité des entreprises restent pessimistes, craignant une aggravation de la conjoncture et une dégradation de leur santé financière, avec des pratiques de paiement détériorées et un retrait progressif des financements traditionnels.

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