Dans un
contexte économique marqué par l’instabilité et la nécessité d’une efficacité
accrue, une étude récente réalisée par Anaplan, Incisiv et le World Retail
Congress révèle un coût souvent sous-estimé : une « taxe de latence » sur le
chiffre d'affaires, due à la lenteur des processus décisionnels.
Bien que l’étude se
soit concentrée sur le secteur ultra-concurrentiel de la vente au détail, ses
résultats mettent en évidence un défi commercial universel : l’incapacité à
réagir rapidement aux données peut entraîner pour une entreprise une perte de
revenus allant jusqu’à 5%, ce qui représente une perte considérable pour les
grandes entreprises.
Selon l’étude, un écart
considérable se creuse entre les « leaders », qui ont amélioré leurs opérations
pour gagner en rapidité, et le reste du marché.
Quelques-unes de ses
principales conclusions, qui sont pertinentes pour tous les secteurs
Le déficit d’exécution
: la
principale cause de cette baisse de revenus n’est pas un manque de données,
mais l’incapacité à convertir ces données en décisions opérationnelles
opportunes. Près de 70 % des entreprises sondées ont admis avoir perdu des
parts de marché importantes en réagissant trop lentement aux fluctuations du
marché.
Le paradoxe de
l’intelligence artificielle : bien qu’elle soit reconnue à l’échelle
mondiale comme stratégique, son impact reste limité par des barrières
organisationnelles persistantes. Le décalage entre sa perception et sa réalité
est de 60 points : la plupart des entreprises l’utilisent à des fins d’analyse
plutôt que pour accélérer les décisions cruciales.
Les obstacles
organisationnels :
ils dépassent largement la technologie. Les barrières principales sont
structurelles, comme les silos internes, l’absence de buts communs et un
déficit de compétences important. Ces facteurs entravent la capacité des
entreprises à maximiser le potentiel de leurs investissements technologiques.
Les dirigeants ayant repensé leur organisation, accéléré leurs cycles
décisionnels et réduit le délai entre l’analyse et l’action ont réussi à
réduire ces pertes de plus de moitié.
Cette « taxe de latence » introduit un nouveau concept pour expliquer pourquoi l’amélioration de la productivité a été si difficile à réaliser pour de nombreuses entreprises. Elle met en évidence l’importance cruciale de la réactivité pour préserver les bénéfices et générer de la richesse dans l’économie actuelle.


