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[Etudes] Notes de frais : un collaborateur sur deux contourne les règles, et un sur quatre renonce à se faire rembourser

Nouvelle étude SAP Concur, des règles floues alimentent dérives et “expense anxiety” chez

les salariés.

 

Les politiques de voyage et de frais professionnels sont-elles suffisamment claires ?

Selon la dernière édition du Global Business Travel Survey de SAP Concur, un voyageur d'affaires sur deux (50 %) admet avoir contourné les règles de son entreprise en matière de frais de déplacement au moins une fois dans sa carrière. Parallèlement, un quart des salariés préfèrent ne pas déclarer certaines dépenses pourtant légitimes, de peur d'attirer l'attention.

 

Ces comportements révèlent deux réalités bien distinctes : une flexibilité involontaire des politiques internes qui laisse trop de place à l'interprétation, et un déficit de confiance qui freine les collaborateurs dans leurs démarches de remboursement.

 

 

Quand les règles floues ouvrent la porte aux entorses

 

Si les salariés contournent les politiques de gestion des frais et déplacements professionnels (T&E), c'est souvent parce que celles-ci le permettent, implicitement. Les zones grises des politiques T&E favorisent ces pratiques. Près d'un cinquième des voyageurs (17 %) admettent utiliser les remises d'entreprise pour réserver des voyages personnels, 14 % ont prolongé un déplacement professionnel sans poser de congés ni en informer leur responsable, et 13 % reconnaissent avoir utilisé les fonds de l'entreprise pour des dépenses personnelles.

 

Les entorses concernent aussi la prise en charge d'accompagnateurs : 14 % déclarent avoir réglé les repas ou dépenses d'autres personnes avec les fonds de l'entreprise et autant affirment avoir emmené des invités non salariés en déplacement.

 

Ces comportements varient fortement selon les générations. Seuls 32 % des baby-boomers et 37% des membres de la génération X les reconnaissent, contre 55 % de la génération Y et 55 % de la génération Z. Le statut hiérarchique joue également un rôle : 54 % des cadres admettent avoir contourné les politiques T&E, contre 49 % des non-cadres.

 

Les motivations sont multiples :

•   50% invoquent la souplesse des politiques, qui permet de justifier facilement la plupart des dépenses

•   15% y voient une forme de compensation face à des salaires jugés insuffisants

•   15% pointent la faiblesse des contrôles internes, où les infractions risquent de passer inaperçues

•   14% justifient ce comportement en déclarant qu'ils se sentent peu attachés à une entreprise qui restreint leurs habitudes de déplacement

•   13% considèrent cela normal car « tout le monde le fait ».

 

 

Quand la peur du regard freine les déclarations légitimes

 

Le phénomène inverse existe aussi : un quart des collaborateurs (25 %) ont renoncé à soumettre des dépenses légitimes au cours de l'année écoulée, craignant d'être mal perçus en interne. Près d'un voyageur sur cinq (18 %) redoute d'être identifié comme « trop dépensier » et 19 % souhaitent éviter de donner l'impression de dépenser plus que leurs collègues.

 

D'autres font preuve d'une retenue plus consciente :

•   25% s'abstiendraient de soumettre une note de frais si celle-ci leur bénéficiait personnellement

•   24% éviteraient de dépasser le budget préapprouvé pour le déplacement

•   16% anticipent un refus et renoncent d'emblée à toute demande de remboursement.

 

"En tant qu'employeur, vous souhaitez faire confiance à vos collaborateurs pour qu'ils respectent les règles. Mais des lignes directrices floues laissent place à l'interprétation, et déléguer à vos salariés la responsabilité d'interpréter ces règles peut, en réalité, générer une véritable anxiété liée aux dépenses. Les entreprises doivent clarifier leurs politiques et intégrer des garde-fous transparents directement dans les processus de gestion T&E, afin de créer une compréhension commune de ce qui est pris en charge - pour que chaque collaborateur se sente légitime à déclarer ses dépenses réelles. C'est ainsi que l'on rétablit une culture de confiance mutuelle : la conformité découle plus naturellement d'une expérience collaborateur réussie.”, conclut Romain Delcroix, Head of SAP Concur France.

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