Plus de 600 milliards d'euros dorment sur des livrets réglementés
dont le taux est inférieur à l'inflation. À l'heure où les
Français remplissent leur déclaration de revenus, Finzzle groupe dresse un
constat sans détour : des choix fiscaux en apparence raisonnables masquent
l'absence d'une stratégie patrimoniale cohérente. Ce n'est pas tant le
comportement des épargnants qui est en cause, que l'absence d'une stratégie
cohérente, articulée autour de trois objectifs qui doivent être un préalable à
tout investissement.
La déclaration fiscale,
révélatrice d'une absence de stratégie patrimoniale
Le tableau semble, sur
le papier, rassurant : taux d'épargne à 18,9 % du revenu disponible, plus de 6
000 milliards d'euros d'encours financiers (Banque de France, 2025).
Pourtant, Finzzle
groupe pose la question : et si cette épargne abondante révélait une absence de
vision d'ensemble plutôt qu'une maîtrise patrimoniale ?
La période fiscale agit
comme un révélateur. Sous la pression de l'échéance, les décisions se prennent
souvent à court terme, pilotées par un réflexe dominant : éviter l'impôt,
conserver des actifs liquides, ne pas arbitrer. Près de 615 milliards d'euros
cumulés sur Livret A et LDDS (FBF, fin 2025), dont le taux, abaissé à 1,5 % en
février 2026, est désormais inférieur à l'inflation. L'encours du Livret A a
bondi de 298,6 à près de 450 milliards d'euros entre 2019 et 2025 (Banque de
France / Cercle de l'Épargne), une accumulation record sur un produit dont le
taux a été inférieur à l'inflation pendant la quasi-totalité de la période.
Ces réflexes ne sont
pas irrationnels : ce qui fait défaut, c'est leur inscription
dans une stratégie structurée. Ne pas arbitrer, c'est déjà faire un choix,
malheureusement souvent peu rentable.
« Le problème n'est pas
que l'épargne soit automatique, c'est qu'elle ne soit pas structurée par une
vision d'ensemble. Ce qui coûte cher aux épargnants, c'est l'absence de
stratégie patrimoniale globale, pas leurs comportements. Ceux-ci ne sont que
les révélateurs d'un manque de cadre », souligne Philippe Lauzeral, président de
Finzzle groupe.
Trois erreurs de
trajectoire observées sur le terrain
Ces comportements ne
sont pas théoriques :
les consultants de Finzzle groupe les rencontrent régulièrement. Les trois
situations suivantes illustrent ce que coûte concrètement l'absence de
stratégie patrimoniale et fiscale pérenne.
• Cas 1 / Défiscaliser trop, jusqu'à
neutraliser l'avantage
Cadre de 45 ans, TMI à
30 %, souhaitant réduire rapidement son impôt sur le revenu.
En multipliant les
versements sur son PER pour maximiser la déduction fiscale, il fait
mécaniquement descendre sa tranche marginale d'imposition à 11 %, réduisant du
même coup l'intérêt fiscal du dispositif. Sa capacité d'épargne aurait pu être
orientée vers une assurance-vie ou des SCPI en nue-propriété, avec une
meilleure articulation entre rendement, plus-value potentielle et fiscalité.
• Cas 2 / Choisir la simplicité… et
payer plus d'impôt que nécessaire
Investisseur
particulier, détenteur d'un bien locatif, sans accompagnement.
Il opte pour le régime
micro-foncier, attiré par sa simplicité administrative. Mais ce régime ne
permettant pas de déduire les charges réelles :
travaux, intérêts d’emprunt, frais de gestion, la base imposable est artificiellement
élevée. Résultat : si les charges sont supérieures au montant de l’abattement
forfaitaire, il va payer plusieurs milliers d'euros d'impôt supplémentaire sur
la durée et avoir une rentabilité locative dégradée, à cause d’une décision
guidée non par la stratégie, mais par le confort. Raisonnement d’autant plus
d’actualité avec le retour à la normalité des taux d’intérêt qui génère des
intérêts déductibles.
• Cas 3 / Éviter l'impôt à tout prix… au
détriment de la rentabilité
Épargnant souhaitant
investir pour réduire fortement son impôt.
Il choisit son
placement principalement pour son avantage fiscal, sans analyse suffisante de
la rentabilité réelle ni de la cohérence avec son patrimoine existant. Il se
retrouve avec un actif peu performant, parfois illiquide, générant un cash-flow
négatif mal anticipé, alors même que la réduction d'impôt ne compense pas ces
effets. L'économie d'impôt est devenue un objectif en soi, au lieu d'être un
levier au service d'une stratégie globale.
Trois objectifs à
atteindre à chaque investissement
Pour Finzzle groupe, la
déclaration de revenus n'est pas seulement une contrainte administrative, c'est
le moment annuel de vérité d'une stratégie patrimoniale, à condition d'en avoir
une. Cette stratégie repose sur une logique fiscale à 360°, articulée autour de
trois objectifs qui doivent coexister.
1. Réduire ses impôts. C'est le premier
réflexe. Légitime, il ne peut pas être l’unique objectif.
2. Investir sans en
générer de nouveaux.
Chaque arbitrage fiscal doit être évalué à l'aune de sa neutralité ou de son
impact sur la fiscalité future.
3. S'assurer de la
pertinence patrimoniale de l'investissement, sans se laisser aveugler par le seul
avantage fiscal.
C'est ce triptyque qui
permet de transformer la fiscalité en levier d’investissement et non en simple
objectif. La régularité et l'automatisme retrouvent alors toute leur valeur,
non plus comme des habitudes subies, mais comme des outils pleinement maîtrisés
au service d'une trajectoire patrimoniale assumée.
De l'optimisation
fiscale à la stratégie patrimoniale : changer de boussole
Un placement choisi
pour son seul avantage fiscal, inadapté au profil ou aux objectifs de
l'épargnant, peut générer un manque à gagner significatif sur plusieurs années.
L'impact patrimonial de ces choix est souvent invisible à court terme et
douloureux à long terme.
Raisonner en flux,
intégrer revenus, fiscalité actuelle et future et horizon d'investissement,
tout en hiérarchisant ses objectifs : c’est, pour Finzzle groupe, ce qui fait
défaut dans les comportements d'épargne des Français.
Philippe Lauzeral, président de Finzzle groupe concut : « Créer de la valeur ne signifie pas prendre plus de risques. Cela signifie inscrire chaque décision fiscale dans une cohérence d'ensemble avec une stratégie claire, révisée chaque année, au moment précis où la déclaration de revenus impose de faire
le point ».
Le printemps est davantage qu’une simple échéance administrative : c'est l'occasion de confronter ses choix fiscaux de l’année précédente à une stratégie d'ensemble, de vérifier leur cohérence dans le temps, et de faire de la fiscalité ce qu'elle devrait toujours être : un paramètre voire un levier au service du patrimoine, et non l’inverse.


