Une nouvelle étude menée par Sharp Europe révèle
que dans de nombreuses organisations, la culture d'entreprise nécessaire à un
usage transparent et responsable de l'IA n'a pas suivi le rythme d'adoption de
la technologie.
Cette étude, qui a interrogé 2 500 dirigeants de PME dans 10 pays
européens, dont 250 en France, révèle que le « Shadow AI » (IA fantôme), défini
comme l'utilisation d'outils d'intelligence artificielle en dehors des circuits
validés par l'entreprise ou à l'insu des collègues, ne concerne plus uniquement
les collaborateurs juniors expérimentant de nouveaux outils : elle est devenue
une pratique courante à tous les niveaux hiérarchiques, y compris au plus haut
niveau.
Les chiffres clés de l'étude :
• 46 % des dirigeants utilisent l'IA pour renforcer leur image de compétence,
sans en informer leurs collaborateurs.
• 35 % des employés utilisent des outils d'IA à l'insu de leur direction.
• 44 % des dirigeants ont utilisé l'IA dans le cadre d'un projet sans le
révéler à leur équipe.
• 34 % des dirigeants craignent d'être perçus comme fainéants s'ils
reconnaissent utiliser l'IA.
• 34 % des dirigeants considèrent l'usage non encadré de l'IA comme un risque
pour leur entreprise.
Même auprès des dirigeants, ce phénomène persiste
L'étude révèle un constat clair : les entreprises ont investi dans des
outils d'IA sans créer l'environnement nécessaire à leur utilisation
transparente, en toute sécurité ou avec l'accompagnement nécessaire. Les freins
sont multiples : 37 % des dirigeants n'ont pas entièrement confiance dans les
résultats générés par l'IA, 30 % reconnaissent un déficit de compétences
techniques, et 30 % redoutent des violations de confidentialité.
« Les dirigeants ne cachent pas leur usage de l'IA par mauvaise intention, mais par manque de cadres clairs. Les politiques internes et la compréhension partagée d'un usage approprié de l'IA font encore défaut. Il ne s'agit pas de personnes qui résistent à l'IA, mais de préoccupations de professionnels qui tentent de s'approprier cette technologie sans accompagnement suffisant, explique Roland Singer,
vice-président de Sharp DX Europe. Il ne s'agit pas tant de comportement
individuel que de culture d'entreprise. Les organisations ont rapidement
déployé les outils mais ont négligé la confiance et la clarté nécessaires à
leur efficacité réelle. »
Vers une gouvernance de l'IA fondée sur la transparence
Selon Sharp Europe, la prochaine phase de l'adoption de l'IA ne porte
pas sur l'accès, mais sur la confiance, la gouvernance et la création
d'environnements de travail où l'utilisation de l'IA est visible et normalisée,
plutôt qu'une pratique dissimulée, en dehors de tout cadre de référence
partagé.
« Les dirigeants sont les mieux placés pour donner le ton, non pas en
ayant toutes les réponses, mais en étant transparents sur leur propre
utilisation de l'IA. Cette approche
transforme la culture d'entreprise plus efficacement que n'importe quelle
directive formelle. », ajoute Roland Singer.
Sharp Europe accompagne les organisations dans l'intégration sécurisée
de l'IA au sein de leurs flux de travail quotidiens, en combinant technologies
pour l'espace de travail, services informatiques, infrastructure cloud et
solutions de cybersécurité, afin que l'adoption de l'IA soit visible, conforme
et adaptée aux pratiques de travail réelles des collaborateurs.
L'étude a été réalisée par Censuswide auprès de 2 500 dirigeants d'entreprises de 50 à 250 salariés en Autriche, Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Espagne, Suède, Suisse et Royaume-Uni.


