Navan, la plateforme IA de gestion des voyages d'affaires et des notes de frais, dévoile aujourd'hui les résultats d'une étude menée en partenariat avec l'institut CSA.
Cette enquête analyse le
rapport des professionnels français aux déplacements professionnels et met en
lumière des écarts importants entre les moins de 35 ans et les 50 ans ou plus.
L'étude confirme que les déplacements professionnels restent un pilier du monde du travail : près de
3 actifs sur 4 (71 %) les considèrent comme un élément essentiel ou important. Plus de la moitié d'entre eux (51 %) ont voyagé pour le travail au cours des 12 derniers mois (régulièrement ou de temps en temps), mais les pratiques varient selon les générations. Les plus jeunes sont en tête : 64 % des moins de 35 ans se sont déplacés pour des raisons professionnelles cette année, contre seulement 38 % des
50 ans ou plus.
Chiffres clés
• Le contact humain reste
plébiscité par une majorité d'actifs :
contrairement aux idées reçues, les moins de 35 ans croient fermement à
l'impact des rencontres en face-à-face. 86 % d'entre eux estiment que les
déplacements professionnels permettent de mieux collaborer et de renforcer la
culture d'entreprise, contre seulement 64 % des 50 ans ou plus.
• Les jeunes actifs sont plus
enclins à associer travail et loisirs :
Parmi ceux qui voyagent pour des raisons professionnelles, 65% des moins de 35
ans déclarent combiner (souvent ou parfois) voyage d’affaires et loisirs en
prolongeant leur séjour, contre seulement 24% des 50 ans ou plus.
• Les 50 ans et plus sont plus
davantage attentifs à l'environnement :
les actifs les plus âgés choisissent le rail encore plus souvent que les jeunes
générations (60 % contre 52 %).
• À chaque génération ses préoccupations : les tâches administratives restent une contrainte pour les salariés. La principale source d'inquiétude des moins de 35 ans est la gestion des notes de frais (41 %), tandis que les 50 ans ou plus redoutent avant tout les imprévus dans les transports (44 %).
Selon Zahir Abdelouhab, SVP EMEA chez Navan : « Le constat le plus marquant de cette étude, c'est que les jeunes actifs accordent une immense valeur aux rencontres en personne. Le monde professionnel reposera toujours sur le contact humain. Nous croyons qu’avec l'IA, les échanges en
face-à-face deviennent encore plus essentiels, car chacun
cherche à privilégier des relations authentiques. L'IA permet de simplifier
l'organisation, la réservation et le paiement des voyages, mais sa vraie force
est de supprimer les contraintes et de libérer du temps pour que les
collaborateurs se concentrent sur leur mission. »
Culture d'entreprise : les jeunes actifs croient aux bénéfices du
face-à-face
L'étude montre que les déplacements professionnels conservent une forte
valeur stratégique, en particulier pour la nouvelle génération de
collaborateurs.
• Renforcement des relations
professionnelles : 86 % des moins de 35
ans estiment que les déplacements professionnels permettent de renforcer les
relations de travail et la culture d'entreprise, un chiffre qui tombe à 64 %
chez les 50 ans ou plus.
• Développement des compétences : de même, 84 % des jeunes actifs pensent que ces déplacements favorisent
l'apprentissage et le développement de nouvelles compétences, contre 66 % chez
les 50 ans ou plus.
• Priorité au contact humain : preuve de cet attachement aux expériences collectives, les deux
principales raisons de se déplacer pour le travail (toutes générations
confondues) sont la participation à des salons professionnels (44 %) et les
événements d'équipe comme les séminaires (38 %).
• Des jeunes plus optimistes pour
l'avenir : ce décalage générationnel se retrouve dans les
prévisions. En effet, 37 % des 50 ans ou plus s'attendent à une baisse des
déplacements professionnels dans les années à venir, contre seulement 25 % des
moins de 35 ans.
Le « bleisure », un réflexe pour les moins de 35 ans
Les déplacements professionnels dépassent désormais leur cadre
traditionnel pour s'ouvrir aux expériences personnelles.
• Les jeunes actifs associent travail et loisirs deux fois plus souvent que leurs aînés : au cours des 12 derniers mois, 65 % des voyageurs de moins de 35 ans ont combiné voyage d'affaires et moments de détente en prolongeant leur séjour (souvent ou parfois), contre seulement 24 % des voyageurs des
50 ans ou
plus. De plus, 77 % des moins de 35 ans se disent prêts à sauter sur l'occasion
si elle se présentait, ce qui confirme l'attrait de cette pratique.
• Évolution des modes
d'hébergement : si l'hôtel reste la référence
absolue (42 % de l'ensemble des actifs
et 45 % des voyageurs), les alternatives gagnent du terrain chez les jeunes
générations. Ainsi, 18 % des moins de 35 ans préfèrent désormais louer un
logement « local » via une plateforme en ligne pour un séjour de plusieurs
jours, contre 14 % pour l'ensemble des professionnels.
Train ou avion : entre convictions et contraintes pratiques
À durée et coût égaux, le train est nettement préféré à l'avion.
L'analyse par tranche d'âge révèle pourtant des résultats surprenants :
• Le choix inattendu des 50 ans
ou plus : les professionnels de 50 ans ou plus choisissent le
train plus souvent (60 %) que les moins de 35 ans (52 %).
• Le besoin de travailler en
déplacement chez les jeunes actifs :
les moins de 35 ans sont nettement plus attentifs à leur productivité pendant
les trajets. Pour justifier leur choix de transport, 39 % d'entre eux mettent
en avant la possibilité de travailler pendant le voyage, contre seulement 28 %
des 50 ans ou plus.
• Différentes approches des
voyages en avion : la gestion du temps
avant l'embarquement illustre aussi ce décalage. Lorsqu'ils voyagent en avion,
14 % des moins de 35 ans s'autorisent à arriver moins d'une heure avant le
départ, contre seulement 7 % des 50 ans ou plus, moins prêts à prendre le risque
d'arriver à la dernière minute.
Gain de temps, confort ou flexibilité : la nouvelle donne
Au-delà du simple choix du transport, organiser un déplacement professionnel impose de jongler en permanence entre efficacité et bien-être. Globalement, l’optimisation du temps l’emporte de peu chez les voyageurs : 52 % cherchent avant tout à gagner du temps, quitte à sacrifier leur confort.
À
l'inverse, 40 % préfèrent donner la priorité au confort, même si cela rallonge
leur trajet.
• Les moins de 35 ans misent sur
la flexibilité : pour la jeune génération, pas
question de s'enfermer dans un cadre rigide. Au moment d'organiser un
déplacement, le critère de la flexibilité (comme les billets modifiables)
grimpe à 46 % (deuxième critère le plus important), ce qui marque un net écart avec
les 50 ans ou plus (39 %).
• L’efficacité pure pour les
seniors et les cadres : le gain de temps reste
la priorité absolue pour les professionnels de 50 ans ou plus (55 %), et encore
plus pour les cadres (60 %).
Notes de frais ou imprévus : à chaque âge ses préoccupations
Si la majorité des actifs (68 %) estiment qu'organiser un déplacement
professionnel ne représente pas de difficultés majeures, plus d'un sur cinq (22
%) trouve la démarche complexe et perçoit les tâches administratives comme une
contrainte.
Pour y remédier, les outils technologiques s'imposent de plus en plus :
75 % des professionnels (et 82 % des voyageurs réguliers) affirment qu'ils leur
facilitent beaucoup ou en partie la tâche.
Pour autant, les sources de frustration varient fortement selon les
tranches d'âge :
• Complexité du processus comptable et rigidité des processus internes : pour les moins de
35 ans, la gestion des notes de frais et des justificatifs est la tâche la plus contraignante (41 %).
Ils rencontrent également plus de difficultés liées aux processus internes, comme l'attente de la validation managériale (33 % contre 28 % chez les 50 ans ou plus) ou la modification des réservations
(33 % contre 22 %).
• L'anxiété face aux imprévus chez les 50 ans ou plus : pour les professionnels de 50 ans et plus,
la gestion directe des aléas du voyage (retards, annulations) constitue la principale source de frustration
(44 %).


