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[Expertises] Transmettre de son vivant : un réflexe patrimonial pour plus de 6 Français sur 10

3ème édition de l’Observatoire des solidarités intergénérationnelles IFOP pour ASAC-FAPES

 

À l’occasion de la Journée internationale des familles le 15 mai, l’ASAC-FAPES dévoile, avec l’Ifop, les résultats de la 3ème édition de son Observatoire des solidarités intergénérationnelles. Dans un contexte économique toujours incertain, cette nouvelle vague confirme une évolution de fond : si la perspective de transmettre un héritage reste solidement ancrée (77 %, +6 points), la donation de son vivant s’impose désormais comme un réflexe patrimonial pour 62 % des Français.

 

62 % des Français envisagent de donner de leur vivant (+5 points)

 

Au-delà de l’héritage, la donation de son vivant s’affirme comme un levier central de transmission.

62 % des Français envisagent ainsi d’y avoir recours ou l’ont déjà fait, un niveau en progression de 5 points par rapport à 2025. Cette intention est particulièrement marquée chez les jeunes générations

(71 % des moins de 35 ans, +8 points) ainsi que chez les parents d’enfants à charge (79 % des parents d’enfants de moins de 14 ans, +4 points).

 

Ces résultats traduisent une évolution de fond : la transmission se pense de plus en plus “avec soi” plutôt qu’ “après soi”, dans une logique d’anticipation et d’accompagnement actif des proches. Autre enseignement notable, l’écart entre les femmes et les hommes tend à se réduire (63 % pour les femmes et 62 % pour les hommes en 2026 contre respectivement 61 % et 56 % en 2025), signe d’une appropriation désormais largement partagée des enjeux de transmission.

 

Un senior sur quatre se dit prêt à transmettre directement à la génération suivante

 

En 2026, près de 8 Français sur 10 estiment pouvoir léguer un héritage à l’avenir, un chiffre en hausse de 6 points par rapport à 2025, retrouvant ainsi le niveau observé en 2024 77 %. Cette capacité perçue reste fortement liée au niveau de revenus, à l’âge et à la situation patrimoniale, avec des niveaux particulièrement élevés chez les seniors (84 % des 65 ans et plus) et les catégories les plus aisées

(86 % des cadres et professions intellectuelles supérieures).

 

La transmission reste avant tout ancrée dans le cercle familial, avec une nette priorité donnée aux enfants : 63 % des Français déclarent pouvoir leur transmettre un patrimoine, un niveau en hausse de 5 points sur un an. Dans le même temps, la transmission aux petits-enfants ou arrière-petits-enfants gagne du terrain, atteignant 14 % (+2 points par rapport à 2025, +3 points par rapport à 2024), signe d’un renforcement des logiques intergénérationnelles directes. Cette évolution est particulièrement marquée chez les seniors : un quart des plus de 65 ans se disent prêts à “sauter une génération”, en transmettant directement à leurs petits-enfants.

Le legs à d’autres membres de la famille est aussi en légère hausse (11 %, +2 points vs 2025), tandis que la transmission à des tiers (associations, etc.) reste marginale (6 %).

 

Parmi les différents mécanismes disponibles pour transmettre de son vivant, la donation s’impose très nettement. 61 % des Français la citent (dont 40 % en premier), devant l’assurance vie (38 %, dont

20 % en premier) et le testament (35 %, dont 14 % en premier), qui apparaissent comme des solutions complémentaires. À l’inverse, les dispositifs plus spécifiques restent marginaux car méconnus, qu’il s’agisse du démembrement de propriété (21 %, dont 9 % en premier) ou de la transmission via une société (12 %, dont 4 % en premier).

 

Les motivations associées à la donation traduisent une double logique, à la fois patrimoniale et solidaire. La réduction des droits de succession demeure la principale raison évoquée, citée par 47 % des Français, un niveau globalement stable ces dernières années. Elle est suivie de près par la volonté d’assurer l’avenir de ses proches, mentionnée par 45 % des répondants, un motif en progression de 3 points en un an dans un contexte économique marqué par une érosion du pouvoir d’achat. Enfin, 33 % des Français expriment le souhait de transmettre progressivement leur patrimoine, confirmant l’ancrage d’une logique d’anticipation dans les pratiques de transmission.

 

Près d’un Français sur 4 a rédigé ou a l’intention de rédiger un testament (+6 points)

 

Cette volonté d’anticiper ne se limite pas aux donations et s’étend à l’ensemble des outils de préparation de la succession, au premier rang desquels le testament. En 2026, 38 % des Français déclarent avoir déjà rédigé un testament ou envisager de le faire prochainement, soit une hausse de 6 points par rapport à 2025. Parmi eux, 13 % déclarent avoir déjà franchi le pas.

 

Cette dynamique est particulièrement marquée chez les publics les plus aisés : 28 % des Français disposant de revenus élevés ont déjà rédigé un testament et 21 % prévoient de le faire, soit près d’un sur deux au total (49 %). Cette démarche est également répandue au sein des couples (43 %) et les personnes ayant des enfants de moins de 14 ans au sein du foyer (48 %), confirmant que la présence réelle ou à venir d’héritiers constitue un facteur déterminant dans l’anticipation et la structuration de la transmission.

 

L’assurance vie, le produit d’épargne le plus approprié pour la transmission

 

L’assurance vie, déjà plébiscitée en 2025, confirme son statut d’outil privilégié pour la transmission patrimoniale avec près de 6 Français sur 10 (59 %) qui la classent en première position, en légère amélioration par rapport à 2024 et 2025. Ce score est encore plus élevé chez les retraités CSP+ (70 %), les 50-64 ans (67 %) et les classes moyennes supérieures (71 %).

 

Elle devance nettement les autres solutions, les livrets bancaires (Livret A, LDDS, LEP) étant cités en priorité par 18 % des Français, tandis que les investissements immobiliers (SCPI, OPCI, SCI) occupent une position intermédiaire avec 15 % de citations. À l’inverse, les placements boursiers (comptes-titres, PEA) et le Plan d’Épargne Retraite demeurent moins spontanément associés à la transmission d’un patrimoine, avec 4 % chacun. 

 

« Face à la pression sur le pouvoir d’achat, aux incertitudes économiques mais aussi à l’allongement de l’espérance de vie, les Français ne veulent plus seulement transmettre après leur disparition, mais aider concrètement de leur vivant, au moment où leurs proches en ont réellement besoin. Ainsi, transmettre n’est plus perçu comme un geste final, mais comme un projet de vie. Dans ce contexte, l’assurance vie, mais aussi la donation ou le démembrement, s’imposent comme des outils clés pour anticiper, transmettre au bon moment et accompagner ses proches de manière souple et optimisée. Notre rôle est d’apporter les clés de compréhension et les solutions pour sécuriser ces démarches, encore trop souvent inconnues ou perçues comme complexes. », conclut Nathalie Lejeune, Directrice Générale de FAPES Diffusion (ASAC-FAPES).


 

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