À la suite des
déclarations de Serge Papin ce matin sur RMC, le Syndicat des Indépendants
& TPE (SDI) prend acte de la reconnaissance de l’enjeu de la transmission
d’entreprise.
« La transmission en
France, ce sont des commerces, des artisans, des indépendants. Ce sont aussi
des entreprises qui, aujourd’hui, peinent à trouver un repreneur dans un
contexte économique dégradé. » commente Marc Sanchez, secrétaire général du
SDI.
Informer est nécessaire, mais insuffisant. Les entrepreneurs sont informés et même conseillés.
Le sujet reste la mise en place volontaire de conditions
économiques plus favorables sinon, la transmission comme le quotidien, restera
un parcours incertain pour les TPE. Une transmission qui n’aboutit pas, c’est
une entreprise fragilisée. Dans le contexte actuel, c’est parfois une
entreprise qui disparaît. L’urgence est d’agir pour que les repreneurs se
projettent et s’engagent. Sans visibilité économique suffisante ni sécurisation
du modèle, la reprise devient un pari. » conclut- il.
Le chiffre de 500 000
entreprises à transmettre dans les dix prochaines années confirme l’ampleur du
sujet. Mais la réalité est connue : près de 185 000 entreprises sont
transmissibles chaque année, pour seulement 37 000 transmissions effectives.
Une majorité
d’entreprises ne trouve pas de repreneur.
Dans le même temps, les
défaillances d’entreprises restent à un niveau élevé. Ce contexte renforce les
freins et la prudence des candidats à la reprise.
La transmission
concerne d’abord les TPE, qui représentent 86 % des opérations. Ce sont aussi
les plus exposées, en raison de marges contraintes et d’un environnement
économique incertain.
Le SDI prend note des
annonces visant à mieux informer les dirigeants de 55 ans et plus. Mais l’enjeu
n’est plus seulement d’informer.
Le SDI appelle à des mesures concrètes : simplification effective des démarches, accompagnement des repreneurs, sécurisation du cadre économique et fiscal.


