Les derniers chiffres publiés
par l’INSEE et la Banque de France actent une réalité désormais incontestable :
l’économie française est à l’arrêt.
Au premier trimestre
2026, la croissance est nulle (0,0 %), après une fin d’année 2025 déjà atone.
Dans le même temps, la consommation recule, l’investissement ralentit et
l’inflation repart, tirée notamment par la hausse des prix de l’énergie.
Pour le Syndicat des
Indépendants & TPE (SDI), il ne s’agit plus d’un simple ralentissement,
mais d’une situation de bascule.
Selon Marc Sanchez,
secrétaire général du SDI : « Quand la croissance est à zéro, les
grandes entreprises ralentissent. Les TPE, elles, passent en mode survie. Le
pays entre dans une phase de crise, mais l’action publique reste en mode
gestion courante. Ce décalage devient dangereux. Pour une TPE, la crise ne se
mesure pas en dixièmes de point de PIB. Elle se mesure en jours de trésorerie
désormais. »
Sur le terrain, les
signaux sont clairs : baisse de fréquentation dans les commerces, carnets de
commandes qui se vident dans l’artisanat et le bâtiment, marges écrasées par la
hausse des coûts. Les secteurs de proximité – commerce, restauration, services,
bâtiment – encaissent de plein fouet le choc.
Dans ce contexte, le
SDI dénonce l’absence de réponse à la hauteur de la situation.
Alors que la Banque de
France maintient une prévision annuelle de +0,9 % en 2026, le SDI alerte sur
une lecture trop théorique de la conjoncture, déconnectée de la réalité des
petites entreprises.
Face à cette situation,
le SDI appelle le gouvernement à changer immédiatement de posture et à passer
en mode crise :
• Mise en place de mesures d’urgence pour
soutenir la trésorerie des TPE
• Dispositifs concrets pour contenir l’impact
des coûts énergétiques
• Simplification rapide des démarches pour
éviter les défaillances en chaîne
Sans réaction rapide,
le risque est clair : une dégradation accélérée du tissu économique de
proximité, avec des conséquences directes sur l’emploi local et la vitalité des
territoires.
« Nous sommes dans une guerre économique contre la crise. Les TPE sont en première ligne. L’État doit être au rendez-vous et il ne l'est pas. Les TPE ne peuvent pas absorber seules le choc. Si elles tombent, c’est toute l’économie de terrain qui vacille. » ajoute Marc Sanchez.


