1 Français sur 2 juge
aujourd’hui nécessaire de poursuivre les politiques de transition à l’échelle
communale, même si cela implique davantage d’investissements. Une proportion
qui s’élève à près de 8 Français sur 10 chez les 18-24 ans. Entre urgence
climatique, contraintes budgétaires et attentes sociales fortes, les prochains
mandats municipaux devront faire des choix clairs.
Des dynamiques
contrastées selon les territoires
Sur le terrain, les
approches diffèrent. Certaines communes ont engagé des démarches structurées de
responsabilité sociétale des organisations (RSO) afin d’inscrire leur action
dans la durée. D’autres marquent une pause à l’approche du scrutin. Cette
situation rappelle combien la continuité des politiques de transition dépend
encore fortement des priorités fixées par les équipes municipales.
Pour l'Agence LUCIE, spécialiste des démarche RSO, il est indispensable de disposer d'une évaluation indépendante et d'engagements formalisés pour que la démarche soit solide et résiste aux ruptures de mandats : « Le prochain mandat municipal va devoir engager, sans délai, des réformes d’adaptation qui relèvent déjà du quotidien des communes. La surchauffe des rues, les risques d’inondation, la gestion des transports et de la pollution lors des épisodes de forte chaleur, ou encore la robustesse des infrastructures numériques et la cybersécurité ne sont plus des sujets prospectifs. À ces enjeux s’ajoutent des fragilités sociales, comme l’inclusion, la protection des publics vulnérables ou la cohésion locale.
La prise en compte de
ces enjeux réside aussi dans le fonctionnement interne des municipalités :
attirer et fidéliser les agents, maintenir leur motivation, garantir la
continuité et l’efficacité des services publics.
L’intérêt d’une
démarche RSO est précisément de permettre aux municipalités d'aborder leurs
risques et enjeux environnementaux, sociaux, sociétaux de façon globale et
cohérente, avec une priorisation claire. Elle aide les équipes à arbitrer dans
un contexte budgétaire contraint, à anticiper les obligations réglementaires et
à inscrire leurs décisions dans le temps long, au-delà du cycle électoral. » affirme Philippe
Vachet, Directeur Général de l’Agence LUCIE
Du cadre à la mise en
œuvre : retour d’expérience d’une commune engagée
Certaines
collectivités ont déjà fait le choix d’inscrire la transition écologique et
sociale dans une démarche structurée, pensée sur le temps long et intégrée au
fonctionnement municipal. C’est le cas de la commune de La Teste-de-Buch,
accompagnée par l’Agence LUCIE, première commune de France de plus de 20 000
habitants et de 180 km² à avoir obtenu le label RSO LUCIE 26000 en juillet
2025.
Ainsi, Mélina Leterrier, Directrice Générale adjointe Ressources et référente RSO de La Teste de Buch, témoigne : « Nous avions la volonté d’engager la transition écologique et sociale depuis longtemps, mais il nous manquait une méthode claire et structurée. Le label LUCIE 26000 nous a apporté une colonne vertébrale : une méthodologie solide, une conduite de projet et l’appui d’une communauté inspirante. Nous l’avons choisi car c’est un label français, adapté aux collectivités et au service public. L’Agence LUCIE nous a accompagnés à travers un diagnostic partagé, une auto-évaluation et un audit externe, qui ont permis de définir une charte des engagements. Concrètement, nous avons renforcé notre politique RH, repensé le pilier environnemental après de gros incendies en 2022 et déployé des actions visibles comme un budget vert, une réserve citoyenne ou un bilan carbone. Cette démarche a permis d’embarquer agents, élus et citoyens et d’inscrire durablement la RSO au cœur de la stratégie de la ville. Certaines communes nous contactent même aujourd’hui pour échanger sur notre démarche. », témoigne
La RSO comme cadre d’action pour les communes
Les démarches RSO
offrent aux collectivités des repères concrets pour orienter l’action
publique et permettent notamment :
● d’anticiper leurs obligations
réglementaires, souvent nombreuses et peu lisibles ;
● de prioriser les actions réellement
stratégiques, grâce à une analyse de matérialité simplifiée et adaptée aux
collectivités ;
● d’identifier les risques
climatiques et sociaux et les intégrer dans les décisions d’aménagement et
d’investissement ;
● de clarifier la gouvernance et renforcer la transparence vis-à-vis des citoyens.


