En
1971, la Convention internationale sur les zones humides était signée dans la
ville de Ramsar, en Iran. Quarante ans après sa ratification par la France, la
Journée nationale des zones humides – célébrée chaque 2 février – rappelle
l’importance de ces milieux essentiels à l’équilibre écologique et à la
résilience des territoires.
Le 2 février 2026,
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature, a rappelé une évidence
trop souvent oubliée : protéger les zones humides, c’est protéger l’eau, la
biodiversité et les territoires.
Des milieux naturels
essentiels, mais menacés
Entre 1970 et 2015,
plus d’un tiers des zones humides mondiales a disparu. En France comme
ailleurs, marais, tourbières, lagunes, prairies humides, forêts alluviales ou
mares figurent pourtant parmi les écosystèmes les plus riches et les plus
utiles.
Elles jouent un rôle
irremplaçable dans la régulation du cycle de l’eau. Elles limitent les
inondations, soutiennent les cours d’eau en période de sécheresse, filtrent
naturellement l’eau potable, stockent du carbone et abritent une biodiversité
exceptionnelle. Leur dégradation fragilise directement les territoires, les
activités agricoles, la sécurité des populations et la ressource en eau.
Une réponse concrète
face au dérèglement climatique
Face au changement
climatique, la préservation et la restauration des zones humides constituent
des solutions fondées sur la nature, efficaces et immédiatement mobilisables.
Restaurer une tourbière en montagne, préserver un marais littoral ou redonner
de l’espace à un fleuve, c’est renforcer la résilience des territoires face aux
sécheresses, aux crues et à l’érosion.
Ces actions illustrent
qu’une écologie concrète, ancrée dans les territoires, capable de répondre
simultanément aux enjeux climatiques, environnementaux et sociaux.
Une mobilisation
exemplaire des acteurs des territoires
La Journée nationale
des zones humides met en lumière l’engagement des collectivités, associations,
gestionnaires de sites, établissements publics, agriculteurs et citoyens.
Coordonnée par Ramsar France, cette mobilisation donne lieu, tout au long du
mois de février, à des centaines d’animations et d’actions de sensibilisation
partout en France.
Cette dynamique
s’inscrit pleinement dans le cadre du Plan national en faveur des milieux
humides, pilier de la Stratégie nationale pour la biodiversité, et contribue à
faire des zones humides un levier central de l’adaptation au changement
climatique.
Un réseau national de
sites et de villes Ramsar
La France compte 55
sites inscrits sur la liste Ramsar, dont 12 situés en outre-mer, ainsi que 9
villes reconnues au titre du programme « Villes des zones humides accréditées
par la Convention de Ramsar ». Ce réseau repose sur une démarche volontaire de reconnaissance
et de valorisation des territoires concernés, sans création de contraintes
réglementaires supplémentaires.
À l’occasion de cette
Journée nationale, le ministère a annoncé la désignation de deux nouveaux sites
Ramsar, portant le réseau national à 57 sites :
• La Tourbière des
Saisies – Beaufortain – Val d’Arly (Savoie), site emblématique de la préservation
des tourbières en contexte montagnard et touristique ;
• La Loire des
Confluences (Indre et Loire et Maine et Loire), site majeur pour la
représentativité des grands corridors fluviaux.
« Quarante ans après la ratification de la Convention de Ramsar par la France, les zones humides demeurent l’une de nos meilleures réponses face au dérèglement climatique. Elles protègent l’eau, préservent la biodiversité et renforcent la résilience de nos territoires. Les préserver, c’est agir concrètement pour l’avenir. », conclut Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature.


