Pour la troisième année consécutive, la
fintech SumUp dresse un panorama complet de la restauration ambulante et
traditionnelle en France. Entre consolidation et maturation du marché, l’étude
explore les dynamiques qui ont façonné le secteur.
Face à l’engouement persistant des consommateurs pour des offres
variées, accessibles et gourmandes conciliant plaisir et prudence budgétaire,
SumUp a analysé l’évolution des cafés, restaurants, fast-foods, food trucks et
outdoor markets, dont voici les principaux enseignements à l’échelle nationale
et régionale.
Cafés-restaurants et fast-foods, une croissance solide
Dans sa dernière étude publiée en juillet 2025, SumUp observait déjà une
forte dynamique sur la période 2023-2025. Les cafés-restaurants se
distinguaient par une progression particulièrement marquante avec une hausse de
112,8 % de leur activité et de 69,7 % de leur volume d’affaires, tandis que les
fast-foods suivaient une trajectoire solide avec +61 % d’activité et +67,4 % de volume d’affaires.
Les données sur la période 2024-2025* confirment globalement cette
tendance tout en mettant en lumière de nouvelles évolutions. A l’échelle
nationale, les cafés-restaurants affichent une croissance notable avec un
volume d’affaires en hausse de 12,8 % et
une activité en progression de 26,8 %. Les fast-foods se distinguent par une
dynamique plus modérée avec + 3,7% d’activité. Des indicateurs qui témoignent
de la résilience de ce segment sur un marché de la restauration en constante
transformation.
Des dynamiques régionales contrastées
À l’échelle régionale, des disparités apparaissent selon les segments
analysés. Plusieurs territoires se distinguent du côté des cafés-restaurants.
La Normandie arrive en tête, avec une progression de +34,3 % du volume
d’affaires et +37,4 % d’activité. Suivent le Centre-Val de Loire (+32,1 % et
+35,8 %), les Hauts-de-France (+19,4 % et +27,2 %), l’Île-de-France (+15,2 % et
+31,6 %), la Bretagne (+16,5 % et +23,7 %) ainsi que les Pays de la Loire
(+15,5 % et +16,8 %) ou la région Grand-Est (+ 10,5% et + 25%)
Du côté des fast-foods, trois régions se démarquent particulièrement sur
la période analysée. La Bretagne enregistre une progression de +5,7 % du volume
d’affaires et de +7,8 % d’activité. Les Hauts-de-France suivent avec une hausse
de +5,6 % de l’activité, tandis que l’Île-de-France se distingue avec +8,2 %,
confirmant son rôle de région moteur de développement.
Des grandes villes gagnantes
Selon le prisme des villes, l’analyse de la fintech met en lumière des
dynamiques plus contrastées. Sur le front des fast-foods, Bordeaux se distingue
avec une progression de +26,8 % du volume d’affaires et +26,6 % de l’activité
entre 2024 et 2025, tandis que Lille affiche +24,2 % de volume d’affaires et
+29,3 % d’activité.
Pour les cafés-restaurants, Paris continue de tirer son épingle du jeu
avec une hausse de +24,3 % du volume d’affaires et +44,7 % de l’activité.
D’autres villes émergent comme de véritables locomotives régionales à l’instar
de Nantes (+34,2 % de volume d’affaires et +56,9 % d’activité), Toulouse (+55,2
% d’activité), Lyon (+46,7 %) et Montpellier (+41,6 %).
La Street food a la cote auprès des consommateurs
Avec des phénomènes comme le poulet crousty qui cartonne, les burgers
gastronomiques et la porosité croissante entre cuisine traditionnelle et
nouveaux formats nomades, la street food redessine les règles du jeu, avec des
formats à la fois innovants et attractifs, témoignant d’une certaine
« premiumisation » du secteur.
Alors que les food trucks affichaient une dynamique très positive dans
la précédente étude SumUp, menée entre janvier 2023 et juillet 2025 (+24,1 % de
volume d’affaires), le segment enregistre entre 2024 et 2025 une légère baisse
de 4,3 % de volume d’affaires, traduisant une consolidation du secteur et une
maturité croissante.
À l’échelle régionale, l’Occitanie se distingue avec une augmentation de
+12,1 % de volume d’affaires et +15,6 % d’activité. Montpellier tire
particulièrement son épingle du jeu avec une progression de +75,3 % de volume
d’affaires et +76,6 % d’activité, suivie par Nantes (+33,5 % et +23,2 %),
Toulouse (+44,7 % d’activité) et Paris (+13,5 % de volume d’affaires et +16,5 %
d’activité).
Pour les points de vente outdoor, tels que les food courts et les
marchés en plein air, le constat national montre une légère baisse du volume
d’affaires de -2,4 %, compensée par une légère hausse de l’activité de +3,8 %.
Montpellier se distingue à nouveau avec +19,7 % de volume d’affaires et +14,2 %
d’activité, tandis que Bordeaux enregistre la plus forte progression avec +25,5
% et +31,6 % respectivement.
Malgré ces ajustements, les food trucks et les points de vente outdoor
demeurent des incontournables de la culture gastronomique, désormais solidement
ancrés dans les usages. Avec des offres premium, accessibles et variées, la
street food s’impose comme un acteur majeur de la restauration moderne.
“Le secteur de la restauration est en ébullition, ce qui montre non pas une morosité mais un véritable renouveau avec l’émergence de nouveaux formats répondant aux attentes des consommateurs. Une génération plus exigeante attend de la découverte culinaire, de l’attention et des expériences personnalisées au restaurant. Ils restent fidèles à leurs expériences passées mais veulent explorer de nouvelles options. Cette dynamique rend le marché plus concurrentiel et stimule l’innovation “, explique Gabriel Destremaut, porte-parole de SumUp.


