Catella Residential publie la seconde vague de son baromètre immobilier réalisé par YouGov.
Si la
baisse des taux reste le moteur principal, l’étude révèle un basculement : en
2026, les Français placent la fiscalité et la localisation comme
critères décisifs dans l’achat d’un bien.
La fiscalité, nouveau nerf de la guerre
La fiscalité avantageuse est citée pour la première fois par 41 % des
Français comme levier d'accès à la propriété, contre 34 % il y a un an (+7
pts). C'est le mouvement le plus significatif du baromètre, derrière la baisse
des taux qui, bien qu'en tête, s'effrite légèrement à 58 % (-3 pts).
Cette progression s'inscrit dans une recomposition du paysage fiscal,
que ce soit avec la fin du dispositif Pinel, l’élargissement du PTZ à tout le
territoire, le retour prévu du dispositif MaPrimRenov’, ou encore, l’adoption
du statut du bailleur privé.
« La baisse des taux reste le premier levier d'accès à l'achat pour les
Français, mais la fiscalité avantageuse gagne en importance comme critère
décisif, ce qui est intéressant pour les perspectives du dispositif Jeanbrun
qui incite au retour des investisseurs privés »,
analyse Paul Cayla, Président de Catella Residential.
La localisation reprend du poids
Le fantasme du départ au vert s’estompe au profit d'un pragmatisme
urbain. La localisation grimpe à 59 % des critères déterminants (+6 pts),
consolidant sa deuxième place derrière le prix (stable à 67 %). La fin du
télétravail généralisé et le besoin de proximité immédiate (écoles, commerces)
imposent un retour aux fondamentaux, particulièrement en Île-de-France où cette
exigence atteint 65 %, et dans les villes de plus de 100 000 habitants.
DPE A-B : la valeur refuge réglementaire
Face à la complexité des normes, le DPE devient l'indicateur de
référence. Pour la première fois, le DPE A-B et l'efficacité énergétique sont
cités à égalité (45 % chacun), preuve que les acheteurs cherchent avant tout
une protection contre l'interdiction progressive des passoires thermiques.
« Le DPE est devenu une valeur refuge face à la complexité des normes
énergétiques. Mais cette focalisation comporte un risque : survaloriser un bien
classé A au détriment d'un logement réellement performant mais moins bien
étiqueté », souligne Alexandre Chambault,
Directeur Commercial VEFA et Associé de Catella Residential.
L'immobilier, un choix stratégique
Si 74 % des Français et Françaises n'ont pas de projet d'acquisition à
court terme (stable vs 2025), le projet immobilier reste une réalité concrète
pour près de la moitié des 35-44 ans (49 %) et 40 % des Franciliens. Bien que
jugé pertinent par 66 % des répondants, l'investissement immobilier perd 3
points au profit d'autres placements.
L’immobilier en 2026 n'est plus un réflexe patrimonial passif, mais un
choix d'allocation tactique aux mains d’acheteurs plus exigeants.
Les évolution marquantes (Février 2025 vs Février 2026)
Leviers d'accès à la propriété perçus comme efficaces :
• Fiscalité avantageuse : 34
% → 41 % (+7 pts) ⬆️
• Baisse des taux : 61 % →
58 % (-3 pts) ⬇️
Critères déterminants dans la recherche d'un logement :
• Prix : 68 % → 67 % (-1 pt
- stable), reste le critère n°1
• Localisation : 53 % → 59 %
(+6 pts) ⬆️
• Performance énergétique :
36 % → 36 % (stable)
• Taille : 35 % → 34 % (-1
pt)
Valorisation d'un logement écologique :
• DPE A-B : 42 % → 45 % (+3
pts) ⬆️
• Efficacité énergétique : 51 % → 45 % (-6 pts) ⬇️


