Un choix de vie fragilisé par l’angoisse des revenus, selon une étude Qonto.
Qonto, solution
européenne de gestion financière pour les entreprises et les indépendants,
fondée en France, publie une étude sur la réalité vécue par les entrepreneurs.
Menée avec l’institut Appinio auprès de 1 600 entrepreneurs en Europe, dont un
échantillon représentatif en France, l’enquête met en lumière un paradoxe
français : l’entrepreneuriat est un choix de vie assumé, mais de plus en plus
fragilisé par l’instabilité financière et la charge administrative.
En France, on ne
devient pas patron pour travailler autrement, mais pour vivre mieux
Contrairement aux idées
reçues, l’entrepreneuriat en France n’est pas majoritairement un choix par
défaut. C’est un choix de carrière délibéré pour 96% des sondés, qui citent au
moins un moteur positif à leur décision. À l'inverse, seule une minorité (23%)
évoque une contrainte subie (perte d’emploi, mauvaise expérience salariale).
En France, les
motivations premières sont clairement liées au mode de vie. La France se
détache nettement de ses voisins avec 36% d'entrepreneurs en quête d’un
meilleur équilibre vie pro / vie perso (le record européen) et 32,5%
recherchant une liberté créative. Là où l'Espagne est souvent tirée par la
nécessité économique et l'Allemagne par l'autonomie créative, l'entrepreneur
français cherche avant tout à reprendre la maîtrise de son temps et de ses
choix. Pour les Français, l'indépendance n'est pas une contrainte de métier (11%),
mais l'outil ultime pour reconquérir son temps et sa liberté personnelle.
Le paradoxe français :
un terreau fertile miné par l'anxiété financière
L’étude de Qonto révèle un paradoxe spécifiquement français. D’un côté, la France offre l'un des environnements les plus favorables à la création d’entreprise (jugé "facile" ou “très facile” par 34% des sondés, avec le 2ème score européen). De l’autre, le quotidien reste complexe. L'acquisition client
(16%,
record européen), la trésorerie (15%) et l'administratif (12%) constituent les
principaux défis qui pèsent sur le moral des dirigeants.
Ce décalage s’explique
par une réussite en demi-teinte des politiques publiques : si la France a su
simplifier radicalement l’acte de création, alimentant un sentiment de fluidité
à l'entrée, la gestion dans la durée reste une épreuve d'endurance. Une réalité
d'autant plus rude qu'elle frappe des entrepreneurs qui se lancent souvent par
choix de vie, en quête d'une stabilité et d'un équilibre que la pression
administrative et commerciale peine à leur offrir.
Cette pression
opérationnelle nourrit une anxiété financière profonde. Pour 32,5% des
entrepreneurs français, c'est l'irrégularité des revenus qui constitue le défi
majeur (au-dessus de la moyenne européenne à 30%). Cette instabilité a une
conséquence directe sur la stratégie des entreprises : focalisés sur la
sécurisation de leur trésorerie à court terme, les entrepreneurs français
peinent à se projeter. Seuls 7 % envisagent des investissements de croissance,
contre 12% ailleurs en Europe.
Cette insécurité est
exacerbée par une gestion financière poreuse : 15% des sondés peinent à
distinguer leurs finances personnelles de celles de l'entreprise (un record en
Europe), transformant chaque tension de trésorerie en risque pour le foyer.
Le record européen de
la tentation du salariat
Face à cette charge mentale, 1 entrepreneur français sur 4 (25%) envisage de revenir au salariat
d’ici 2027. C'est un record en Europe, loin devant l'Allemagne (8,5% seulement), l'Espagne (15%) ou
l'Italie (16%).
Ce fossé avec nos
voisins ne traduit pas un désamour pour l'entrepreneuriat, mais une
fragilisation du modèle entrepreneurial, lorsque la charge mentale, financière
et administrative devient trop lourde à porter seul.
Selon Alexandre Prot,
cofondateur et CEO de Qonto : « Les entrepreneurs n’abandonnent pas par
manque d’envie. Ils abandonnent quand la gestion financière devient trop lourde
à porter au quotidien. Quand près d’un tiers des entrepreneurs français citent
l’angoisse des revenus comme principal défi, ce n’est pas un problème
individuel, c’est un enjeu structurel. Notre conviction est que la pérennité
des TPE françaises passe par une simplification de leur gestion pour redonner
de la clarté, du temps et de la sérénité à celles et ceux qui entreprennent. »
Selon l’INSEE, 1,16
million d’entreprises ont été créées en France en 2025, soit +4,9% par rapport
à 2024. Ce chiffre recouvre toutefois des réalités très hétérogènes : une large
part de ces immatriculations concerne des micro-entreprises, dont l’activité
effective et la pérennité peuvent varier fortement.
Dans ce paysage, près
d’une société sur quatre est aujourd’hui créée en France avec Qonto, ce qui
permet à Qonto d’observer très concrètement les fragilités mises en lumière par
l’étude. Concrètement, Qonto intervient dès les premières étapes du parcours
entrepreneurial, en permettant de centraliser les démarches clés de la création
d’entreprise : génération des statuts, dépôt de capital et immatriculation. Une
fois l’entreprise créée, les entrepreneurs disposent immédiatement d’un compte
professionnel et d’outils de gestion (facturation, suivi financier) leur
permettant de structurer leur activité dans la durée. Dans les faits, les
dossiers de création sont traités en 24 heures, le certificat de dépôt de
capital est délivré sous 12 heures ouvrées, et les porteurs de projet peuvent
bénéficier d’un échange dédié avec un expert pour cadrer leur projet de
société.
L’enjeu est clair : redonner aux entrepreneurs de la visibilité financière et du temps, deux leviers essentiels pour leur permettre de se concentrer sur le développement de leur activité et la relation client.


