Dans un
contexte immobilier marqué par une crise durable du logement et un niveau
d’incertitude élevé pour les ménages comme pour les investisseurs, La Première
Brique, plateforme de crowdfunding immobilier, fait le bilan de l’année 2025.
A cette occasion, elle affiche des indicateurs de performance en progression, tout en dressant un
constat lucide sur les profondes mutations du marché et ses évolutions.
2025 : une année
contrastée pour l’investissement immobilier
L’année 2025 a confirmé
un marché immobilier en forte recomposition. Si l’environnement macroéconomique
amorce une normalisation, avec un taux de l’OAT à 10 ans stabilisé autour de
3,5% et une inflation contenue à +0,8% fin 2025, les équilibres du secteur
restent fragiles.
Le marché apparaît de
plus en plus polarisé, avec une concentration des investissements sur quelques
segments et zones géographiques. La promotion immobilière poursuit sa
contraction, marquée par une hausse significative des défaillances
d’entreprises du bâtiment et un recul des autorisations de construire, tandis
que certaines classes d’actifs demeurent sous pression.
À l’inverse, des
segments portés par des tendances structurelles de long terme - tels que le
Living Sector, la santé, l’hôtellerie ou les data centers - confirment leur
statut de valeurs refuges, dans un contexte où la sélectivité et la maîtrise du
risque deviennent déterminantes pour les investisseurs.
La Première Brique :
des performances solides dans un marché en repli
Dans ce contexte
exigeant, La Première Brique affiche une trajectoire robuste en 2025, alors
même que la collecte du crowdfunding immobilier recule à l’échelle nationale :
o 184 projets financés en
2025, contre 174 en 2024,
o 131,5 M€ collectés,
soit +37% par rapport à l’an dernier,
o 14 M€ reversés aux
investisseurs en 2025,
o 11,12% de taux moyen annuel
pondéré sur les projets de 2025, illustrant des rendements attractifs au regard
des standards du marché.
Dans un environnement
devenu plus sélectif et plus risqué, ces résultats reposent sur une sélection
rigoureuse des projets, une diversification géographique accrue et une
pédagogie renforcée auprès des investisseurs.
Consciente des tensions
croissantes sur certains projets, La Première Brique a renforcé dès 2024 ses
dispositifs de pilotage, de suivi et de transparence, avec le déploiement de
nouveaux outils de suivi des opérations et une structuration améliorée de ses
équipes.
Cette approche a permis
d’anticiper plus finement les risques opérationnels, d’accélérer le traitement
de situations complexes et de procéder à des remboursements sur des projets en
difficulté, dans une logique de responsabilité vis-à-vis des investisseurs.
2026 : vers une reprise
progressive mais hautement sélective
Pour La Première
Brique, l’année 2026 ne marquera pas un retour uniforme à la croissance, mais
plutôt une reprise progressive portée par une gestion très sélective des
projets. Dans ce nouveau cycle immobilier, la performance dépendra moins du
volume que de la qualité d’exécution.
Trois critères
s’imposeront comme déterminants pour les investisseurs :
● la
localisation,
● la qualité
des actifs,
● la
stabilité des revenus générés pour les investisseurs.
Cette année, le risque
opérationnel restera élevé pour les promoteurs, avec des délais allongés et des
marges sous pression. Dans ce contexte, les opérations de réhabilitation dans
l’ancien apparaissent plus résilientes que la promotion neuve.
« L’année 2025 a été une année de contrastes, masquant des réalités sectorielles et géographiques très différentes derrière des chiffres globaux. En 2026, la question ne sera plus seulement de savoir où investir, mais surtout avec qui. La capacité d’une plateforme à maîtriser le risque opérationnel jusqu’au remboursement final devient un critère central de confiance », conclut Olivier Bernassau, Directeur de l'Immobilier chez La Première Brique.


