Quelle est cette fonction stratégique qui pourrait bien faire la différence en 2026 ?
Les attentes des
salariés et des clients sur les enjeux sociaux et environnementaux montent en
puissance, tandis que les critères RSE s’intègrent progressivement dans les
appels d’offres publics comme dans le cadre réglementaire. Paradoxalement,
selon le Baromètre RSE 2025 du MEDEF, seuls 32% des salariés identifient une
fonction ou entité RSE clairement définie dans leur organisation.
Ce décalage révèle un
risque : laisser la RSE au stade de bonnes intentions individuelles, sans
cadre, ni pilotage, alors qu’elle devient un enjeu de compétitivité et de
conformité. Dans ce cadre, le référent RSE est ainsi le pivot
incontournable pour structurer et crédibiliser cette transformation au
cœur de l’entreprise.
Un levier d’engagement
et de performance
Le rôle du référent
RSE change le rapport des collaborateurs à l’entreprise : il incarne le sens,
structure la démarche et relie enjeux sociaux, environnementaux et économiques
à la stratégie globale. Les retours terrain montrent que, lorsqu’elle est
structurée (diagnostic, objectifs, indicateurs), la RSE agit comme un levier
de performance : meilleure maîtrise des risques, économies (énergie, déchets,
non-qualité), attractivité accrue auprès des talents, notamment les jeunes
diplômés pour qui l’alignement de valeurs est devenu un critère décisif.
Le référent RSE est au
cœur de cette dynamique : il traduit les exigences réglementaires et les
attentes des parties prenantes en plan d’actions concret, utile au
business. Toujours selon le baromètre RSE du MEDEF, lorsque le sens et les
valeurs de l’entreprise sont identifiés, près de trois quarts des
collaborateurs se projettent à moyen terme dans leur organisation (74 %)
et déclarent davantage de plaisir à y travailler, contre respectivement 58 % et
60 % lorsque ces repères font défaut.
Structurer le rôle
pour 2026
Les travaux menés avec
plus de 100 référents RSE et Numérique Responsable de la Communauté LUCIE
montrent qu’un rôle RSE efficace repose sur plusieurs piliers : intégration de
la RSE dans une fiche de poste officielle, périmètre d’action clairement défini,
temps dédié, objectifs SMART, réseau d’ambassadeurs internes et soutien
explicite de la direction. À défaut, le référent RSE reste isolé, cantonné au
« bénévolat invisible », à rebours des enjeux actuels et à venir.
Conclusion de Philippe Vachet, Directeur Général de l'Agence LUCIE : « Loin de n’être qu’un expert de normes ou de reporting, le référent RSE est un véritable chef d’orchestre transversal : il coconstruit la feuille de route avec les équipes, anime des groupes de travail, associe les collaborateurs aux décisions et fait dialoguer direction, RH, achats, communication, finance, parties prenantes locales, fournisseurs et clients… »


