En 2025, l’emploi à impact représente 1,45 million d’offres, soit 14% de l’ensemble du marché de l’emploi, selon le Baromètre Brawo 2025 des offres d'emploi à impact.
Dans un contexte de
ralentissement global, ces offres reculent de –5 % sur un an, une baisse deux
fois moins marquée que celle du marché de l’emploi dans son ensemble (–10 %),
confirmant que l’emploi à impact est désormais structurel.
Derrière cette moyenne,
le baromètre met en évidence des dynamiques contrastées selon les filières :
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Énergies renouvelables : 290 000 offres, en léger recul
(–3 %), freinées par la pénurie de compétences et la dépendance aux mécanismes
de financement.
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Construction durable : 200 000 offres, en recul marqué (–9 %),
dans un contexte de ralentissement du bâtiment, malgré des besoins structurels
élevés liés à la rénovation énergétique.
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Économie circulaire : 220 000 offres, en baisse plus
prononcée (–12 %), sous l’effet d’arbitrages économiques plus stricts et
d’exigences accrues de rentabilité des projets.
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Mobilité durable : 50 000 offres, en fort repli (–28 %),
fortement dépendante des cycles d’investissements publics et des calendriers
territoriaux.
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Économie sociale et solidaire (ESS) : 260 000 offres,
en recul modéré (–4 %), reflet de contraintes budgétaires plus que d’un
désengagement sur l’utilité sociale.
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Protection de l’environnement : 185 000 offres,
en hausse (+9 %), portée par le renforcement des obligations réglementaires
imposées aux entreprises et aux collectivités.
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Filières émergentes (greentech, agriculture durable, finance
verte, industrie décarbonée) : elles représentent 11 % des offres d’emploi à
impact en 2025. Si leur contribution en volume reste limitée, elles jouent un rôle
clé dans l’innovation, la prévention et l’orientation des investissements, avec
un impact sur l’emploi aujourd’hui principalement indirect, en soutien et en
structuration des filières productives.
Point commun à l’ensemble de ces filières : les recrutements se concentrent majoritairement sur des métiers techniques et de terrain, avec des niveaux de qualification intermédiaires (CAP à Bac+2/3), confirmant que la transition écologique se joue désormais dans la capacité d’exécution.


