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[Etudes] Qui paiera le plus cher son dîner de Noël ?

Selon l’étude menée par eToro, l’Espagne reste en tête avec une note qui s’envole pour de nombreuses familles, tandis que la France enregistre une hausse particulièrement marquée.

 

Le prix du traditionnel repas de Noël connaît cette année encore de fortes disparités selon les marchés. En France, après les fortes baisses enregistrées en 2024, les ménages voient les prix repartir nettement à la hausse : le coût d’une dinde farcie traditionnelle grimpe à 73,68€, soit 26% de plus que l’an dernier.

 

Dans le reste du classement, l’Espagne reste cette année le pays où le repas de Noël est le plus cher. En se basant sur les prix relevés dans les supermarchés locaux, eToro estime qu’un repas espagnol traditionnel à base de dinde et accompagnements coûte 81,95€ pour quatre personnes, soit 22% de plus que l’an dernier. C’est néanmoins l’Allemagne qui enregistre la plus forte hausse de l’étude : le prix de la traditionnelle oie de Noël et de ses accompagnements ayant bondi de 28 % en un an pour atteindre le prix de 70,75€. À l’autre extrémité du classement, les familles du Royaume-Uni, subissent de nouvelles hausses de prix même après n’observent qu’un très léger répit après l’envolée de 2024 : le prix de la dinde et de ses accompagnements ayant augmenté ne baisse que de 51,3%, pour atteindre 44,12€ à 43,89€, soit un niveau encore bien supérieur aux 24,80 € enregistrés deux ans plus tôt. Le traditionnel festin roumain composé de sarmale et de ses garnitures revient quant à lui à 17,65€ pour une famille de quatre.

 

À l’inverse, l’Australie bénéficie de l’une des plus fortes baisses, le coût d’un barbecue de Noël traditionnel reculant de 6%, à 43,14€. Aux États-Unis, la dinde et ses garnitures sont également un peu moins chères, affichant un léger repli de 2%, passant ainsi à 30,78€, dans un contexte d’inflation relativement stable.  C’est enfin la Pologne qui enregistre l'une des plus fortes baisses, avec un coût de 35,18€ pour un repas traditionnel de Noël composé de choucroute et de pierogi aux champignons, soit une baisse de 8%.

 

L’inflation alimentaire demeure l’un des moteurs essentiels de l’évolution du coût des repas de Noël, les chaînes d’approvisionnement mondiales continuant de se remettre des pertes de récoltes dues aux aléas climatiques, de la hausse des prix de l’alimentation animale et de la volatilité persistante des coûts de l’énergie et du transport. Si certains marchés voient enfin la pression se desserrer, d’autres connaissent un retour des tensions, les difficultés de production et les perturbations régionales se répercutant de nouveau sur les prix en supermarché.

 

Commentant ces résultats, Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l’analyse des marchés chez eToro, déclare : « Pour expliquer cette hausse spectaculaire de 26% du coût du repas traditionnel en France, l'étude met en avant une combinaison de facteurs qui pèsent sur la production et la distribution.

C'est le facteur clé pour la volaille (dinde). La hausse des prix des céréales et de l'alimentation animale, exacerbée par des pertes de récoltes mondiales dues aux aléas climatiques, se répercute directement sur le prix de vente de la viande. Les chaînes d'approvisionnement peinent à se remettre des pertes agricoles. Cela crée une cherté des matières premières agricoles nécessaires non seulement pour élever les bêtes, mais aussi pour les accompagnements (légumes, farces).

Par ailleurs, la volatilité persistante des coûts de l'énergie nécessaire pour chauffer les élevages, notamment de volailles en hiver, et pour la transformation et du transport continue de gonfler la facture finale en supermarché. »

 

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