Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, a participé, le jeudi 15 octobre 2026, à la signature du nouvel avenant au contrat stratégique de filière (CSF) "Transformation et valorisation des déchets", aux côtés de Jean-François Nogrette, président du Comité stratégique de filière, et des représentants des industriels, des fédérations professionnelles et des salariés.
Ce deuxième avenant au
contrat de filière, qui couvre la période 2026-2029, illustre l’implication des
industriels de ce secteur dans les défis pour accélérer la transition de notre
société vers une économie circulaire. Il traduit l’ambition partagée d’aller
plus loin en adaptant les priorités assignées aux évolutions de la
filière.
La filière "Transformation et valorisation des déchets" est un acteur industriel majeur de la transition écologique avec près de 1 500 entreprises, 90 000 emplois, 31 milliards d’euros de chiffre d’affaires et
1,2 milliard d’euros
investis chaque année. Elle représente également un potentiel important en
matière d’innovation, de création d’activités économiques, de développement
industriel, d’emplois et de souveraineté.
A cette occasion, le
ministre a salué l’engagement du Président du comité stratégique de filière
ainsi que celui de l’ensemble des acteurs industriels et institutionnels qui
contribuent à structurer cette filière et à accompagner ses transformations.
Ce nouvel avenant pour la période 2026-2029 s’appuie sur les résultats du premier contrat, qui a permis d’identifier et de soutenir 14 projets liés aux combustibles solides de récupération (CSR), de désigner
14 lauréats dans le domaine de la collecte innovante,
3 lauréats pour la robotisation des centres de tri et d’accompagner 12
start-up. Il traduit une méthode : associer les entreprises à la définition des
priorités et construire, avec les acteurs publics, des solutions concrètes
adaptées aux réalités du terrain.
Il fixe dix projets
structurants autour de quatre axes :
·
développer l’industrie circulaire en France, notamment grâce à des
alliances entre recycleurs et industriels utilisateurs de plastiques, de métaux
et de caoutchouc ;
·
accélérer la production d’énergies locales à partir des déchets
qui ne peuvent être ni évités ni recyclés ;
·
réduire les émissions de méthane des installations de
stockage ;
·
renforcer la sécurité, l’attractivité des métiers et les
compétences,
notamment pour accompagner l’adoption de l’intelligence artificielle dans la
collecte, le tri et le traitement.
L’enjeu est aussi de
sécuriser des débouchés industriels pour les matières recyclées. La France
porte au niveau européen, dans les discussions sur le Circular Economy Act,
des propositions visant à soutenir la demande (notamment par des obligations
d’incorporation), à privilégier le « made in EU » et à garantir des conditions
sanitaires et environnementales équivalentes pour les matières issues de
déchets collectés et transformés hors de l’Union européenne.
Mathieu Lefèvre,
ministre délégué chargé de la Transition écologique, déclare : « La transition
écologique se construit avec celles et ceux qui la font vivre. La
co-construction entre l’État, les entreprises et les représentants des salariés
est la seule méthode qui permette de transformer nos ambitions en résultats
concrets sur le terrain. En signant cet avenant pour 2026-2029, nous envoyons
un signal clair : nous poursuivons le travail engagé pour développer notre
industrie, renforcer notre souveraineté et accélérer la transition écologique.
».
Jean-François Nogrette, président du Comité stratégique de la filière transformation et valorisation des déchets, poursuit : « Notre volonté est de faire des déchets une ressource au cœur des territoires en passant d’une logique de traitement à une logique de production de ressources stratégiques et d'énergie locale. Nous savons collecter, trier et recycler. Nous devons désormais développer la filière, essentielle pour notre économie, et mieux connecter l’offre de matières recyclées aux besoins industriels. L’ampleur des investissements à mobiliser est considérable. Par exemple, en 2023, dans la filière valorisation énergétique des déchets municipaux, les montants étaient estimés à plus de 7 milliards d'euros d'ici 2030. Ce nouveau contrat stratégique pour la compétitivité industrielle des territoires vise à développer de nouvelles capacités, sécuriser les modèles économiques et créer des débouchés performants à l’échelle nationale. ».


