Présenté dans un guide pratique publié ce 12
octobre, ce premier barème d’auto-évaluation comprend deux parcours et quatre
niveaux de maturité. Illustré par des retours d’expérience terrain, il va
permettre aux organisations d’optimiser les usages des véhicules, de maîtriser
les coûts et de réduire l’impact environnemental des mobilités.
L’Association des
Acteurs de l’Autopartage (AAA) publie, avec le soutien financier de l’ADEME, le
premier guide pratique de l’autopartage BtoB. Destiné aux entreprises,
collectivités et territoires disposant ou non d’une flotte de véhicules, ce
guide intègre le tout premier barème d’autoévaluation permettant aux
organisations de mesurer leur niveau de maturité en matière d’autopartage. 4
retours expériences d’acteurs privés et de collectivités illustrent différents
usages et degrés de maturité afin d’aider les acteurs à se projeter.
Conçu par la commission BtoB de l’AAA, le barème s’adresse aux organisations qui disposent de leur propre flotte (achetée ou louée) ou ont souscrit un service d’autopartage.
Objectif : optimiser les usages et coûts du service, tout en réduisant son impact environnemental.
A terme, ce barème a vocation à constituer un standard
pour mesurer et suivre les évolutions des pratiques de l’autopartage BtoB en
France. Il livre, en outre, différentes clés de lecture pour aider les
entreprises, collectivités et territoires à mieux comprendre les bénéfices liés
à l’optimisation de leurs modèles, notamment en diversifiant les usages.
L’autopartage gagne du
terrain dans les entreprises et collectivités
Le parc professionnel
de véhicules en France représente près de 6,7 millions de véhicules, voitures
particulières comme véhicules utilitaires légers (source SDES). Le
dernier baromètre des Flottes et de la Mobilité d’Arval révélait quant à lui
que 27% des entreprises françaises ont déjà mis en place une solution
d’autopartage ou envisagent d’y recourir prochainement. Une véritable dynamique
est en train d’apparaître, portée par la recherche de solutions de mobilité
plus souples, plus économiques et plus durables.
Venant soutenir cette
dynamique et allant un cran plus loin dans les usages, l’ADEME et la DGITM ont
récemment publié un appel à manifestation d’intérêt afin d’expérimenter
l’ouverture de flottes aux salariés en dehors des heures travaillées, puis aux
habitants.
4 niveaux de maturité
Structuré en quatre
niveaux, le barème permet d’évaluer leur niveau de maturité, de bâtir une
politique d’autopartage adaptée à leurs besoins et d’identifier les prochaines
étapes à mettre en œuvre pour une gestion de flotte plus performante.
• Niveau 1 : questionnement sur les besoins de
mobilité et les usages de la flotte
• Niveau 2 : mise en place d’indicateurs et choix
des outils
• Niveau 3 : partage piloté
• Niveau 4 : ouverture de la flotte
« Avec ce barème, notre ambition est d’offrir aux entreprises un outil pratique pour comprendre où elles en sont en termes de mobilité partagée et comment aller plus loin. L’autopartage est un puissant levier d’optimisation des coûts et de transition environnementale et énergétique. Notre ambition est de faire de ce barème un standard pour mesurer et faire progresser les pratiques d’autopartage en entreprise », conclut Stéphane Savouré, Vice-Président de l’Association des Acteurs de l’Autopartage.


