À l'occasion de la seconde relève de l'appel à
projets « CORIMER Navire Bas Carbone », Philippe Tabarot, ministre des
Transports, Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la
Pêche, et Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'Industrie, avec Bruno
Bonnell, secrétaire général pour l'investissement en charge de France 2030,
annoncent six nouveaux lauréats pour un montant total de 21,4 millions d'euros.
Ces projets confirment l'ambition de l'État d'accélérer l'émergence de solutions industrielles françaises capables de décarboner durablement le transport maritime, tout en renforçant la compétitivité de la filière navale nationale.
L'appel à projets « Corimer Navire Bas Carbone », lancé en janvier 2025, a pour objectif de soutenir les solutions d'innovation permettant de réduire rapidement et durablement les émissions du transport maritime. Il est porté par le Conseil d'Orientation pour la Recherche et l'Innovation des Industriels de la Mer (Corimer) et piloté par le Secrétariat général pour l'investissement (SGPI).
Ce
dispositif s'inscrit pleinement dans l'ambition de France 2030 : transformer
durablement des secteurs clés de notre économie par l'innovation technologique,
faire de la décarbonation un levier de souveraineté industrielle, et
positionner la France parmi les champions européens des technologies maritimes
bas carbone. Un engagement fort de l'État pour faire émerger des solutions
souveraines de décarbonation du transport maritime
Avec cet appel à
projets, l'État poursuit son soutien déterminé à la transition écologique du
transport maritime, en cohérence avec les objectifs nationaux et européens de
relever le défi de la neutralité carbone. Au-delà de l'enjeu environnemental,
ce dispositif porte une ambition industrielle claire :
1. Soutenir le développement, la première
industrialisation et le déploiement de technologies bas carbone conçues et
produites en France ;
2. Renforcer la compétitivité des industriels
français
sur un marché mondial en forte croissance ;
3. Structurer une chaîne de valeur maritime innovante ;
4. Renforcer la souveraineté technologique
française
sur ces solutions d'avenir et équipements stratégiques.
Il contribue ainsi
pleinement à la réindustrialisation verte du pays en favorisant l'émergence de
nouvelles technologies, le développement de premières capacités industrielles
sur le territoire national et la création d'emplois qualifiés au sein de la filière.
Une seconde relève qui
confirme la dynamique de la filière
Opérée pour le compte
de l'État par l'Agence de la transition écologique (ADEME), cette seconde
relève de l'appel à projets a suscité une mobilisation large : 17 dossiers ont
été déposés, conduisant à la sélection de 6 projets lauréats. Cette progression
témoigne du dynamisme de la filière maritime française et de sa capacité à
proposer des solutions innovantes couvrant plusieurs grands leviers de la
décarbonation maritime : propulsion vélique, chaînes multi-énergie, réduction
de la consommation par le traitement du biofouling, développement d'un moteur
maritime gazeux innovant et électrification des activités portuaires côtières.
Cette seconde relève
fait suite à une première relève, qui avait permis de soutenir trois projets
pour un montant total de 6,8 millions d'euros. Depuis le lancement de l'appel à
projets « CORIMER Navire Bas Carbone », ce sont désormais neuf projets qui bénéficient
du soutien de France 2030, pour un montant cumulé de 28,2 millions d'euros, en
faveur de l’émergence de solutions innovantes et souveraines de décarbonation
pour le maritime.
« Avec ces six nouveaux
lauréats, l'État confirme sa volonté d'agir concrètement pour transformer en
profondeur le transport maritime. De la propulsion vélique à la motorisation
biométhane, en passant par l'électrification des activités portuaires, ces projets
illustrent l'excellence et la diversité de l'innovation française, et notre
capacité à faire des navires français l'avant-garde de la décarbonation du
transport maritime mondial. Une dynamique qui fait écho au succès de l’appel à
projets pour la décarbonation du transport et des services maritimes, financé
par le fléchage des recettes du marché carbone européen (ETS maritime), lancé
le 2 avril dernier et qui s’est clôturé le 6 juillet avec 92 candidatures
reçues. » –
Philippe Tabarot, ministre des Transports.
« Ces 6 nouveaux
projets confirment la dynamique collective engagée par le secteur, industriels,
chercheurs, armateurs et territoires, en faveur de la décarbonation du
transport maritime et accompagnée par l’Etat à travers cet appel à projets «
Navires Bas Carbone » et l’appel à projet pour la décarbonation du transport
maritime, financé par les recettes du marché carbone européen. Les solutions
développées pour la marine marchande pourront demain bénéficier à la pêche, à
la plaisance, et même à la marine nationale, créant ainsi un cercle vertueux
d’innovation partagée.
En mutualisant nos
savoir-faire et en accélérant le déploiement de ces technologies, nous
renforçons non seulement notre souveraineté industrielle, mais aussi notre
leadership dans le maritime bas carbone. » – Catherine Chabaud, ministre
déléguée chargée de la Mer et de la Pêche.
« Avec ce dispositif,
nous faisons de la décarbonation du maritime un projet industriel stratégique.
La mobilisation croissante des porteurs de projets, avec 17 dossiers déposés
lors de cette seconde relève, confirme que nous structurons durablement une
filière maritime innovante, créatrice d'emplois et de souveraineté
industrielle. » – Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'Industrie.
« Je me réjouis de cette annonce, qui confirme l’engagement durable de l’État et de la filière en faveur de la décarbonation maritime. Ces projets illustrent le dynamisme de notre écosystème d’innovation sur différents leviers de décarbonation et notre capacité à développer en France les solutions maritimes de demain. Nous devons désormais poursuivre notre engagement collectif pour le soutien à la R&D et à l’innovation maritime au service de notre souveraineté, de notre compétitivité et de la réindustrialisation. » - Marie Thabard, présidente du Corimer.


