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[Initiatives] Deuxième édition de la Semaine du réemploi solidaire du 28 septembre au 4 octobre 2026

L’Union pour le Réemploi Solidaire publie sa stratégie nationale avant les annonces du gouvernement

 

Du 28 septembre au 4 octobre 2026, l’Union pour le Réemploi Solidaire organise la 2ᵉ édition de la Semaine du Réemploi Solidaire. Cet événement national vise à promouvoir un modèle d'économie circulaire non lucratif, créateur d'emplois locaux et de lien social.

Déjà plus de 500 événements sont annoncés sur l’ensemble du territoire, mobilisant un réseau de plus de 2 500 structures engagées dans le réemploi solidaire.

 

Alors que s’ouvrent les premières Assises nationales de la filière et que le gouvernement s’apprête à dévoiler son plan national, l’Union pour le Réemploi Solidaire, forte de 2 500 structures engagées, publie sa stratégie nationale et exige l'inscription dans la loi d'un objectif de 10 % de réemploi d'ici 2035, c’est-à-dire de donner une seconde vie à 10 % des objets qui arrivent en

fin de vie.

 

Une mobilisation nationale sur l’ensemble du territoire

 

Durant une semaine, le réseau invite les citoyens et citoyennes à découvrir et soutenir la consommation responsable. Plus de 500 événements sont annoncés sur l’ensemble du territoire français : portes ouvertes, ateliers de réparation, ou encore ventes solidaires.

 

Le réemploi solidaire rassemble aujourd'hui plus de 7 millions de clients chaque année, un modèle rendu possible grâce à l'engagement quotidien de 40 000 salariés et 20 000 bénévoles qui collectent 700 000 tonnes de produits usagés et en réemploient près de la moitié.

 

Une présence stratégique aux premières Assises nationales du réemploi

 

Cette édition s'inscrit dans un contexte décisif pour la filière. Les 30 septembre et 1er octobre se tiendront les premières Assises nationales du réemploi, intégrées aux Assises nationales de l'économie circulaire.

 

L'Union pour le Réemploi Solidaire y sera largement représentée, à l’occasion de différentes tables rondes et sur son stand dédié, pour défendre son modèle associatif face au secteur lucratif. Ce sera l’occasion pour elle de mettre en valeur l’ensemble des externalités positives produites par le réemploi solidaire dans les territoires : réduction des déchets par l’allongement de la durée de vie des produits, alternative écologique à la production ou l’importation de produits neufs, insertion professionnelle par l’activité économique, prix solidaires pour faciliter l’accès de toutes et tous à des produits de seconde main, lien social et convivialité au sein des structures, etc.

 

Publication d'une stratégie nationale pour peser sur les décisions gouvernementales

 

En juillet dernier, le ministre de la Transition écologique a annoncé qu’il souhaitait positionner le réemploi comme un axe prioritaire de réindustrialisation de la France. Pour ce faire, il a invité l’ensemble des parties prenantes concernées à travailler à une feuille de route visant à définir des orientations concrètes de développement du réemploi pour six filières prioritaires : mobilité, batteries, meubles, équipements électriques et électroniques, matériel médical, emballages. Ces orientations doivent être présentées courant octobre 2026.

 

Pour peser sur les décisions à venir, l’Union pour le Réemploi Solidaire publie sa propre stratégie nationale de développement du réemploi où elle propose un ensemble de mesures qui lui semblent prioritaires pour garantir les meilleurs impacts environnementaux et sociaux : augmentation des quantités réemployées, création d’emplois locaux non délocalisables, sensibilisation des consommateurs à l’achat de seconde main et à l’acte de réparation, etc.

 

L'organisation qui réunit 8 réseaux (Chantier école, Coorace, Emmaüs France, Fédération Envie, ESS France, L’Heureux Cyclage, Oxfam France, Réseau National des Ressourceries et Recycleries) réclame notamment :


- l'inscription dans la loi d'un objectif de 10 % de réemploi d'ici 2035, soit 10 % des objets qui arrivent en fin de vie qui devront être réemployés ;

- le fléchage d’au moins 10% des éco-contributions, payées par les consommateurs à chaque achat de produit neuf pour contribuer au financement de la fin de vie du produit, vers des fonds réemploi uniques par filière dédiés à l’ESS ;

- le respect de la réglementation européenne qui préconise que les metteurs en marché doivent prendre en charge 100 % des coûts de la prévention et de la gestion des déchets issus de leurs produits : les éco-organismes doivent donc compenser le reste à charge des structures du réemploi (collecte, foncier pour stockage, tri et remise en état) pour garantir son développement.

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