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[Initiatives] La paix n’est pas une intention, elle est un acte !

Lacement de la campagne “1% for you”.

 

Du 12 au 15 mars, les portes du Salon Mondial du Tourisme s’ouvriront à Paris.


Des milliers de visiteurs viendront parcourir les stands pour imaginer leurs prochaines vacances, comparer les destinations, rêver à d’autres horizons.

 

Voyager reste un désir universel

Une respiration dans des vies souvent pressées. Une promesse de découverte et de liberté. Pourtant, dans un monde marqué par les guerres, les crises énergétiques et les tensions géopolitiques, une question s’impose avec une force nouvelle : où peut-on encore partir sereinement ? Et derrière cette interrogation, une autre surgit, plus troublante encore. Pendant que certains cherchent leur prochain voyage, que devient l’enfance dans les territoires où la paix n’existe plus ?

 

Le tourisme est souvent présenté comme une industrie du rêve.

Une économie de l’évasion. Mais avec le temps, n’est-il pas aussi devenu un pré carré que l’on hésite à questionner ?

Chaque année, des millions de voyageurs parcourent le monde pour réaliser leurs rêves d’ailleurs. Pourtant, dans ces mêmes territoires, des enfants grandissent parfois dans des réalités bien différentes : la guerre, l’exil, la pauvreté ou l’abandon.

 

Le tourisme permet de regarder le monde. Mais parfois aussi, peut-être, de détourner le regard de certaines réalités.

 

Dans un secteur qui organise les voyages des privilégiés - ceux qui peuvent partir - la question mérite d’être posée : le tourisme peut-il aussi se mobiliser pour ceux qui ne voyageront jamais ?


C’est à partir de cette réflexion que l’association We Are Ready lance, à l’occasion du salon, la campagne “1% for you”

 

L’idée est simple : inviter les professionnels du tourisme à consacrer 1% de leurs ressources, de leur temps ou de leurs revenus à des actions concrètes en faveur de l’enfance.

 

Chaque dirigeant du tourisme recevra ce mois-ci un courrier les invitant à rejoindre le mouvement.

 

Un pour cent peut sembler insignifiant. Pourtant, pour un enfant, cela peut représenter l’essentiel.

 

La campagne pose deux questions volontairement directes : sommes-nous capables d’offrir 1% de notre vie à un enfant ? Est-ce une part de superflu pour nous… ou une part de futur pour lui ?

 

L’ambition est claire : que dans trois ans, dans dix ans, le tourisme puisse dire qu’il est devenu une industrie globalement altruiste.

 

Cette réflexion s’inscrit également dans la publication récente de "Fin du voyage", paru aux Éditions

du Lys Bleu.

 

Dans cet essai, Pascal Falcone, le président fondateur de l’association interpelle directement les professionnels du tourisme sur leur manque d’engagement altruiste.

 

Présenté comme un manifeste, l’ouvrage invite à un changement de paradigme : ne plus simplement “tourister”, mais réapprendre à voyager, comme les nomades que nous fûmes longtemps avant de devenir une civilisation de loisirs.

 

Trouver ses prochaines vacances dans un monde sans paix : et si le tourisme offrait 1%

de lui-même aux enfants ?

 

Au-delà des mots, l’association agit déjà. Parce que la paix n’est pas une intention, mais un acte. Ses premières initiatives se concentrent aujourd’hui sur l’Ukraine - et demain sur d’autres territoires fragilisés comme le Liban, Cuba ou le Venezuela.

 

En mai prochain, treize enfants orphelins ukrainiens accompagnés de leurs encadrants seront accueillis à Paris et en Normandie pour une semaine de découverte et de respiration loin du contexte de la guerre.

 

Ces enfants viennent notamment de Drohobych, une ville située à l’ouest du pays.


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