Après les annonces du
Ministre, les acteurs de la filière demandent des garanties.
À la suite des récentes
déclarations du ministre Mathieu Lefèvre érigeant le réemploi en « priorité
pour réindustrialiser la France » et suggérant d'orienter la moitié des
éco-contributions des éco-organismes vers le réemploi, les acteurs du secteur
réagissent.
Tout en saluant une
orientation stratégique ambitieuse, l’Union pour le Réemploi Solidaire
s’interroge sur la mise en œuvre effective et concrète de ces mesures. En
effet, l’annonce d’un plan national du réemploi prévu pour début 2027 est
prometteuse, mais elle intervient dans un contexte contradictoire marqué par le
projet de loi de finances, qui prévoit de diviser par 7 le budget du fonds
économie circulaire de l’ADEME par rapport à 2024 (pour atteindre 45 millions
d’euros).
Afin de garantir un
développement crédible, lisible et compétitif de l'offre de proximité face aux
produits neufs,
l’Union pour le Réemploi rappelle la publication
de sa propre stratégie globale de réemploi ** et appelle
le Gouvernement à agir fermement sur plusieurs axes essentiels :
·
Garantir des cadres de financements publics et privés pour soutenir le
maintien et le développement des offres de réemploi de proximité ;
·
Revoir la gouvernance des filières REP (Responsabilité
Élargie des Producteurs) afin de limiter les conflits d’intérêts et mettre les
éco-organismes au service de l’intérêt général et de la transition écologique ;
·
Réguler la vente de produits neufs low-cost pour limiter la
concurrence déloyale des produits neufs à bas coût, souvent peu durables et peu
réemployables ;
·
Prioriser le réemploi solidaire en réorientant en
priorité les gisements collectés vers les acteurs de l'économie sociale et
solidaire (qui traitent déjà 300 000 tonnes d'objets par an), garants d’emplois
locaux non délocalisables et d’un soutien direct au pouvoir d'achat des
Français grâce à des prix solidaires.
** L’Union pour le
Réemploi Solidaire


