Par Simon Hayward General Manager et VP
Sales chez Freshworks.
La facturation
électronique est devenue la norme en France depuis 1er septembre 2026, pour toutes les
entreprises assujetties à la TVA et les grandes entreprises et ETI.
Au-delà de l’obligation
réglementaire, cette échéance pose une question essentielle : comment profiter
de ce changement pour repenser et simplifier la complexité à laquelle les
entreprises sont déjà confrontées ?
Chaque transformation
peut ajouter une couche de complexité évitable
Certaines entreprises
se transforment aujourd’hui par ajouts successifs, selon les nécessités :
répondre à un besoin métier, fluidifier l’expérience client, automatiser une
tâche. Pris séparément, ces ajouts répondent à des besoins bien réels, mais
lorsqu’ils s’accumulent sans toujours être pensés ensemble, ils peuvent finir
par rendre l’organisation plus complexe et créer de nouvelles frictions.
La facturation
électronique illustre bien cette mécanique : elle implique de nouveaux circuits
de transmission, des données structurées, une coordination accrue entre
systèmes et équipes. Le risque serait de traiter cette réforme comme un projet
informatique de plus, superposé à l’existant. L’enjeu est plutôt de profiter de
cette évolution pour revoir et, lorsque c’est possible, simplifier certains
processus.
Créer moins de
friction, pas digitaliser davantage
Face à une nouvelle
obligation, la première réaction est souvent de chercher d'abord la bonne
technologie, alors qu’il peut pourtant être plus utile de commencer par se
demander ce que cette transformation permet de simplifier.
Intégrée à un
environnement fragmenté, une technologie peut vite devenir une source de
complexité supplémentaire. À l'inverse, quand outils et processus sont pensés
pour fonctionner ensemble, la technologie peut faire disparaître des étapes
plutôt qu'en créer de nouvelles.
C'est d'autant plus
vrai avec la montée de l'IA. Celle-ci peut accélérer un processus, mais seule,
ne peut pas résoudre les incohérences déjà présentes dans l'organisation. Elle
peut donc améliorer un processus qui fonctionne déjà bien, mais aussi mettre en
évidence les failles d’une organisation : informations difficiles à trouver,
outils qui communiquent mal ou tâches encore trop manuelles. C’est le cas
notamment dans les organisations de taille intermédiaire où la gestion de la
complexité liée à l'IA a été identifiée comme un facteur alourdissant la charge
de travail des équipes dans plus de 8 cas sur 10.
La simplicité devient
un levier de compétitivité
La logique de la
complexité dépasse la facturation électronique, puisque les entreprises
continueront à faire face à de nouvelles réglementations, de nouveaux outils,
de nouveaux usages de l'IA. La véritable capacité d'adaptation dépend de la
qualité des fondations comme l’accessibilité des données, la cohérence des
processus, la communication des systèmes, l’efficacité et praticité de
l’environnement de travail des collaborateurs.
À chaque nouvelle
transformation, les entreprises ont le choix entre ajouter une réponse
spécifique à l'existant, ou profiter de l'occasion pour revoir ce qui peut être
simplifié. La seconde approche demande parfois davantage de travail au départ,
mais elle permet d'éviter d'accumuler les mêmes difficultés au fil des projets.
A terme, c’est cette simplicité qui peut donner aux entreprises davantage de marge de manœuvre pour évoluer.


