Sofinscope, baromètre de Sofinco.
L'arrivée d'un enfant s'impose comme un véritable choc budgétaire pour les familles. Selon le dernier Sofinscope, les parents français estiment à 6 172 euros le coût moyen de la préparation de la naissance et de la première année de vie de leur enfant.
Un
montant qui redessine les arbitrages des foyers : renoncement à certains
loisirs, recours à l'épargne, paiement en plusieurs fois, listes de naissance
et seconde main deviennent autant de stratégies pour absorber une dépense
devenue structurante dans la vie des jeunes parents.
• 68% des parents ont anticipé le coût
financier de l'arrivée d'un enfant
• 58% déclarent que la situation financière du
foyer n'a pas influencé le moment où ils ont décidé d'avoir un enfant
• 58% ont réduit leur train de vie de manière
conséquente après l'arrivée de leur enfant
Un coût moyen de 6 172
euros dès la première année
L'arrivée d'un enfant
est souvent associée aux achats de naissance les plus visibles — poussette,
lit, vêtements, premiers équipements — mais l'enquête révèle surtout l'ampleur
d'un budget global qui s'installe dès les premiers mois.
En moyenne, les parents
évaluent à 6 172 euros le coût de la préparation de l'arrivée de leur enfant et
de sa première année de vie. Les dépenses du quotidien arrivent en tête : 48 %
citent les couches et produits d'hygiène parmi les postes les plus lourds,
devant les modes de garde (42 %) et les équipements de puériculture (36 %).
Au-delà des dépenses liées à l'arrivée d'un enfant, c'est donc bien une charge
récurrente qui pèse sur le budget des foyers.
Anticiper ce coût
demeure un exercice difficile : si 68 % des parents déclarent avoir prévu le
coût financier de la naissance, seuls 17 % l'avaient évalué de manière précise.
Et l'effet de surprise ne s'arrête pas à la première année : 67 % des parents
disent avoir réalisé que les dépenses des années suivantes pesaient finalement
davantage que celles liées à la naissance elle-même.
Épargne, aides,
facilités de paiement : les familles activent tous les leviers
Face à cette facture,
les parents mobilisent d'abord leurs ressources personnelles : 61 % déclarent
avoir utilisé leur épargne pour financer les dépenses liées à l'arrivée de leur
enfant, et 34 % en font même leur principale solution de financement.
Les soutiens extérieurs
jouent également un rôle important, mais apparaissent insuffisants au regard du
coût réel de la parentalité. Plus d'un parent sur deux a eu recours aux aides
publiques et notamment celles de la CAF (52 %), tandis que 46 % ont utilisé les
cadeaux ou listes de naissance et 19 % une aide financière ou matérielle de
proches. Pourtant, 75 % des parents estiment que les aides publiques ne
couvrent pas suffisamment le coût réel d'un enfant, et 89 % jugent que les
modes de garde représentent aujourd'hui une charge difficilement supportable
pour de nombreuses familles.
Des arbitrages qui
transforment le quotidien des jeunes parents
Le budget naissance ne
se limite pas à une ligne de dépenses supplémentaire : il oblige de nombreux
foyers à revoir leurs priorités. Après l'arrivée de leur enfant, 64 % des
parents déclarent avoir reporté ou renoncé à certains achats ou loisirs
personnels, 58 % avoir réduit leur train de vie de manière conséquente et 34 %
dépendre davantage de l'aide de leurs proches.
Ces contraintes
nourrissent aussi une perception plus large : 80 % des parents considèrent qu'avoir
un enfant est devenu un « luxe » pour certains foyers, et 76 % estiment que le
coût de la parentalité constitue un frein important au désir d'avoir un enfant
ou un autre enfant.
Dans ce contexte, les solutions permettant de lisser les dépenses gagnent en pertinence :
23 % des parents ont
déjà eu recours à des facilités de paiement, et 82 % considèrent que pouvoir
étaler certaines dépenses peut aider les jeunes parents à mieux faire face au
coût de l'arrivée d'un enfant.
Autre réflexe désormais
incontournable :
la seconde main. 66 % des parents déclarent avoir acheté davantage d'occasion
ou de seconde main après l'arrivée de leur enfant. Une pratique largement
légitimée, puisque 90 % estiment qu'elle permet de faire de vraies économies et
86 % jugent qu'acheter d'occasion pour un bébé est devenu une pratique normale.
« Pour étaler les dépenses et maîtriser le budget naissance, le recours au paiement en plusieurs fois et aux facilités de paiement par les parents est une tendance qui pourrait encore se renforcer dans les prochaines années. Cela dépendra surtout de la capacité des enseignes spécialisées à intégrer ces solutions dans leur parcours d'achat. », conclut Franck Oniga, Directeur général de Sofinco.


