Alors que 82 % des directeurs financiers anticipent une hausse de leur budget voyages d’affaires en 2026, la sécurité des collaborateurs en déplacement reste un point de friction majeur.
Selon la 8ème édition du Global Business Travel Survey de SAP
Concur, 86 % des travel managers estiment que leur organisation n'en fait pas
assez pour protéger les employés en mission : un signal d'alarme pour des
programmes de voyage en pleine expansion.
Cette pression
intervient alors que 67 % des voyageurs d’affaires dans le monde déclarent être
hésitants à voyager pour affaires cette année, les préoccupations liées aux
zones affectées par des conflits ou tensions géopolitiques arrivant en tête des
facteurs d’hésitation.
« Le retour des
budgets voyage ne suffit pas à garantir l’adhésion des collaborateurs. Dans un
environnement plus incertain, les entreprises doivent démontrer qu’elles sont
capables d’anticiper les risques, d’informer les voyageurs en temps réel et de
les accompagner en cas d’incident. Le duty of care devient un sujet de
confiance autant qu’un sujet opérationnel », commente Romain
Delcroix, Head of SAP Concur France.
Un flou persistant sur
la responsabilité
Plus d'un quart des voyageurs d'affaires (27 %) considèrent désormais leur employeur comme le premier responsable de leur sécurité en déplacement, contre 18 % seulement en 2020. Cette divergence de perception s'accompagne d'un déficit de confiance : seuls 58 % des voyageurs se disent confiants dans la capacité de leur organisation à les rapatrier en cas de danger.
Côté direction financière, 38 %
des DAF considèrent que l’entreprise porte une responsabilité complète en
matière de sécurité des collaborateurs en déplacement.
Le risque cyber
s’invite dans le duty of care
Autre alerte notable : le risque cyber arrive
légèrement en tête des menaces citées par les travel managers. 44 % identifient
le risque de piratage de données sensibles lors de déplacements à l’étranger
comme une menace majeure pour leur programme voyage, devant les tensions géopolitiques
(43 %), les événements météorologiques majeurs (39 %) et les retards ou
annulations de dernière minute (39 %).
Les CFO partagent cette
inquiétude :
45 % estiment que le risque d’accès ou de piratage d’informations sensibles
lors de déplacements à l’étranger pourrait nuire aux voyages d’affaires de leur
entreprise dans les 12 prochains mois.
Sur le terrain de la donnée, les voyageurs se montrent malgré tout ouverts au compromis :
79 % se disent au
moins relativement à l'aise avec le suivi de leur localisation par leur
employeur si cela vise à renforcer leur sécurité.
Mais la vigilance reste
de mise, puisque près d'un voyageur sur trois (29 %) affirme qu'une
surveillance en temps réel de sa localisation et de ses dépenses pourrait
entamer sa confiance envers les dirigeants de son organisation.
« La donnée peut
devenir un véritable outil de protection, à condition de trouver le juste
équilibre entre sécurité et respect de la vie privée des collaborateurs », souligne Romain
Delcroix.


