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[Tribune] L’Europe mène la bataille de l’IA à moitié́ armée et ne la gagnera pas sans mobiliser 100% de ses talents !

Alors que l'Europe manque déjà de dizaines de milliers d'ingénieurs et de techniciens chaque année, elle continue de sous-utiliser la moitié de son potentiel scientifique et technologique.

 

VivaTech, grand rendez-vous européen de l’innovation, rend compte d'une réalité persistante : les femmes ne représentent que 24 % des emplois du secteur technologique. Ce chiffre n’est pas un simple déséquilibre. C’est un handicap stratégique.


Dans une économie où la maîtrise des technologies conditionne la puissance économique, industrielle et géopolitique, l’exclusion n’est pas seulement injuste : elle est inefficace. Aucune région du monde ne peut prétendre rivaliser durablement en se privant de la moitié de ses forces créatives, scientifiques et entrepreneuriales.

 

La parité est devenue un enjeu de souveraineté


L’Europe fait face à une compétition mondiale accrue, notamment dans des domaines décisifs comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou les technologies de rupture.


Dans cette course, chaque avantage compte. Plus encore, chaque talent compte. Or l'Europe est confrontée à une double équation : une pénurie croissante de compétences STEM et une sous-représentation persistante des femmes dans ces métiers.


Pour autant, un consensus émerge : la diversité des équipes est un levier direct de performance. Les organisations les plus avancées le constatent chaque jour : les équipes mixtes prennent de meilleures décisions, conçoivent des produits plus pertinents et innovent plus vite.


À l’inverse, ignorer la sous-représentation des femmes dans la tech, c’est accepter un ralentissement mécanique de notre capacité collective à innover. Quand l’Europe affiche ses ambitions technologiques, elle ne peut plus se permettre ce paradoxe.


Rendre visibles celles qui construisent déjà l’Europe technologique


C’est précisément pour répondre à cet enjeu que les European Women in STEM Awards 2026 ont été lancés. Un concours d'envergure européen inédit initié en France par Angélique Gérard et Léna Touchard. « Notre ambition est claire : identifier et mettre en lumière celles qui façonnent déjà l’Europe scientifique et technologique. Des ingénieures, des chercheuses, des expertes data, des entrepreneuses qui contribuent concrètement à la transformation de nos économies.

Il faut inspirer les nouvelles générations et envoyer un signal clair aux entreprises comme aux institutions : le vivier de talents est là, et il est sous-exploité.

À l'heure où 1 femme sur 2 quitte les métiers de la tech après 35 ans, rendre visible celles qui réussissent n'est plus un sujet d'image. C'est un enjeu de transformation. »

 

Ce projet n’est pas symbolique : c’est un levier stratégique dans la bataille technologique mondiale. Faute de visibilité et de reconnaissance, les talents féminins restent sous-estimés et peinent à inspirer (50 % des profils sont sous-exploités).


Investir dans l'excellence féminine n'est pas un choix sociétal parmi d'autres. C'est la condition pour construire l'Europe de demain.

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