Par Franck Leroy, Président de la Région
Grand Est.
Une fois encore, nos
viticulteurs se retrouvent pris en otage dans des négociations qui ne les
concernent pas.
Une fois encore, des
filières d’excellence, qui font vivre nos territoires et participent au
rayonnement de la France, servent de monnaie d’échange dans un bras de fer
commercial.
Nos vignerons ont déjà
assez de défis à relever : le changement climatique, la concurrence
internationale, l’évolution des modes de consommation. Ils ont besoin de
stabilité, de visibilité et de respect.
Au Président Trump, je
voudrais rappeler que nos vignerons ont traversé deux guerres mondiales, le
phylloxéra et de nombreuses crises économiques.
Une menace de plus dans
un tweet ne fera pas trembler un cep de vigne alsacien, lorrain ou champenois.
N’en déplaise à
Monsieur Trump, nous continuerons à produire les meilleurs vins du monde.
Et puis, taxer à 100%
nos vins, c’est priver les Américains de Riesling, de Crémant, de Champagne et
de tant d’autres savoir-faire français qu’ils apprécient depuis des
générations.
Au fond, ce ne sont pas les vignerons français que Donald Trump punit. Ce sont d’abord les consommateurs américains !


